Ailanthus
par Timothy F. Allen — Encyclopédie de la matière médicale pure
AILANTHUS. - L’ENCYCLOPÉDIE DE LA PURE MATIÈRE MÉDICA par TIMOTHY F. ALLEN, A.M., M.D.
AILANTHUS.
Ailanthus glandulosus, Desf.
Ordre nat., Simarubées.
Noms communs, Arbre du ciel; (all.) Gotterbaum; (fr.), Ailante.
Préparation, Teinture faite avec les fleurs commençant à s’ouvrir.
Autorités.
[La symptomatologie suivante est principalement copiée de l’arrangement du Dr Jones dans Am. Hom. Observer, vol. 11.]
1, Hering; 2, Lippe; 3, J. T. Alley; 4, Mme F.; 5, M. M.; 6, H. Minton; 7, Sujet masculin, âgé de 28 ans; 8, Sujet masculin, âgé de 21 ans; 9, P. P. Wells; 10, la jeune fille de Wells, âgée de 15 ans; 11, le garçon de Wells (jeune); 12, W. Williamson; 13, Hale, New Remedies, 3e éd.; 14, Empoisonnement après absorption d’eau imprégnée par des racines d’Ailanthus; Meshter. (Voir N. Y. J. of Hom., 2, 99.)
ESPRIT.
► Abattement moral, [3].
► Soupirs continuels, [3].
► Dépression du moral, [9].
► Insouciance à l’égard des événements présents ou futurs, [3].
► Indifférence stoïque à tout ce qui arrive, [3].
► Agitation, [3].
► Grande anxiété, [10].
► Incapacité de concentrer l’effort mental; obligé de lire plusieurs fois un sujet pour en obtenir même une compréhension confuse, [3].
► Confusion de l’intellect; trouvait presque impossible d’additionner correctement une colonne de chiffres; il fallait la reprendre plusieurs fois pour y parvenir, [6]. [10.]
► Perte de mémoire, [3].
► Aliénation mentale, [3].
► (*Stupeur, délire, et insensibilité, après suppression de l’éruption de scarlatine, [°].)
TÊTE.
► Vertige, surtout en se baissant, [3].
► Étourdissement, [10].
► Étourdissement et confusion de la tête, [3].
► Étourdissement titubant en se levant ou en bougeant, [3].
► Sensation de vertige avec nausées et malaise gastrique, [8].
► Démarche chancelante, avec tendance à tituber; nécessite un effort supplémentaire pour marcher droit, [3].
► Vertige; nausées, avec haut-le-cœur et un peu de vomissements, [12]. [20.]
► Légère céphalée, s’accompagnant de nausées et de vertige, [6].
► Les chiffres du registre commencèrent à danser de haut en bas dans les colonnes; ma tête devint étourdie, [8].
► Douleur dans l’occiput, avec étourdissement et douleur vibrante au front, [3].
► Plénitude et légère sensation d’ivresse dans le cerveau, [7].
► Plénitude et brûlure dans le cerveau, [7].
► Plénitude apoplectique de la tête, [3].
► Sensation épaisse et lourde de la tête; les chiffres et les lettres paraissent brouillés, [6].
► Frisson électrique partant du cerveau et s’étendant aux membres, [3].
► Sensation comme si un courant électrique traversait le côté gauche de la tête, [3].
► Céphalée sourde, [3]. [30.]
► Violente céphalée, [10].
► Céphalée avec confusion de l’intellect, [6].
► Céphalée sourde, avec brûlure dans les yeux (immédiatement), [1].
► Céphalée sourde, avec grande oppression des bronches, [4].
► Céphalée sourde et pesante, avec sensation de lourdeur dans la région sternale, [6].
► Lourdeur de la tête, avec douleur au-dessus des yeux, améliorée par la pression, [1].
► Sensation sourde de compression, avec confusion et douleur au front, [9].
► Violentes douleurs de tête avec frissons, suivies de bouffées de chaleur, [6].
► Fourmillement du bras et de la main gauches, avec céphalée sourde; pas d’appétit; langue enduite; goût pâteux (au réveil, le matin), [6].
► Douleur dans le dos, la tête, le cou, et insensibilité s’étendant de dessous la scapula gauche, en une bande, jusqu’à la hanche gauche, [6]. [40.]
► Douleur au centre du front, davantage à gauche (au bout de cinq minutes), [1].
► Douleur particulière, pesante, sourde et constrictive au front, d’assez faible intensité, mais qui indispose au travail intellectuel, voire le rend impossible. Cette douleur est toujours soulagée par Aloes 200e, [9].
► Entre une et deux heures de l’après-midi, forte céphalée frontale, avec somnolence; dormit deux heures, [7].
► Violente douleur fulgurante à travers les tempes et la partie postérieure de la tête, avec confusion des idées, [6].
► Violente douleur à travers les tempes au réveil, [7].
► Sensation sensible et contuse sur les sutures pariéto-frontales, [3].
► Douleur fulgurante dans l’arrière de la tête, [3].
► Douleur dans l’occiput, avec étourdissement et douleur vibrante au front, et gonflement du côté gauche du visage, sous l’œil et sur la joue, [5].
► Battements dans les artères occipitales, [3].
YEUX.
► Les yeux paraissent rugueux et irrités, comme par le vent et la poussière, [3]. [50.]
► Picotements et douleurs, comme après l’application d’astringents puissants, [3].
► Brûlure des yeux, [3].
► Éternua, et ressentit une sensation de froid autour des yeux, avec un rongement dans la poitrine, [7].
► La lumière affecte les yeux, [3].
► Larmoiement en plein air, ou à la lumière vive, [3].
► Écoulement purulent, avec paupières agglutinées le matin, [3].
► Conjonctivite, avec rougeur et inflammation, s’étendant autour du canthus externe, [3].
► Chute des sourcils, [3].
► (Yeux injectés et congestionnés; expression effarée lorsqu’on le réveille; pupilles dilatées et paresseuses; dans la scarlatine, [°] Dr Chalmers.)
► (*Pupilles très dilatées, [°].) [60.]
► *Photophobie, [3].
► Intolérance à la lumière, [10].
► Les chiffres et les lettres paraissent brouillés, [6].
NEZ.
► Démangeaisons et sensation pénible autour du nez, [3].
► Sensibilité et douleur du côté gauche du nez, [5].
► Sécheresse et suppression de la sécrétion, [3].
► Obstruction catarrhale, comme par un rhume de cerveau, [3].
► Respiration difficile par le nez, [3].
► Perte de l’odorat, [3].
► Catarrhe chronique, [3]. [70.]
► (Écoulement abondant, fluide, ichoreux, sans fétidité; écoulement de sang et de pus. Dans la scarlatine, [°]. Dr Chalmers.)
VISAGE.
► Visage pâle, [14].
► Teint bilieux et sombre, [3].
► Teint jaunâtre et inerte, [3].
► Ictérique, [14].
► Cerne bleu foncé autour des yeux, [3].
► Taches irrégulières de congestion capillaire, comme sur le visage d’un ivrogne après une débauche, [3].
► Visage chaud et rouge, [10].
► Éruption miliaire, plus abondante sur le visage et le front, surtout sur le front, que sur le reste du corps, [10].
► Douleur dans l’occiput, avec étourdissement et douleur vibrante au front, et gonflement du côté gauche du visage; sensibilité et douleur du côté gauche du nez; visage érysipélateux et bouffi; sensation de lourdeur et de somnolence; nausées revenant par intervalles, [5]. [80.]
► Le deuxième soir, déchirement dans les dents supérieures et inférieures du côté gauche, ainsi que dans le visage et la tête, aggravé en se couchant et le forçant à marcher de long en large; la pression externe soulage. Amélioration seulement vers le matin, [2].
► (*Visage et front couleur acajou foncé; scarlatine supprimée, [°].)
LANGUE.
► Langue enduite, [14].
► Langue enduite; goût pâteux le matin, [6].
► Langue fortement couverte d’un enduit blanchâtre, brun au centre, [3].
► (*Langue sèche, parcheminée et crevassée; humide, et couverte d’un enduit; pointe et bords livides. Sous l’action favorable d’Ailanthus, la disparition de l’enduit découvrait des papilles proéminentes, [°] Dans la scarlatine. Dr Chalmers.)
GORGE.
► Sensation comme après l’application d’un astringent au pharynx, [3].
► *Sensation d’étranglement dans la gorge, épaisse, œdémateuse et sèche, ne persistant que peu de temps sous la forme aiguë, puis devenant chronique, [3].
► Plénitude dans la gorge juste au-dessus du sternum, avec désir de se racler la gorge pour faire remonter quelque chose, [7].
► *Gorge sèche, rugueuse et râpeuse, davantage le matin, [4]. [90.]
► *Irritation de la gorge et raclement avec rejet de mucus, [6].
► Raclement de mucus provenant de la gorge, [3].
► Raclement constant, et efforts pour expulser des masses de matière blanchâtre, [3].
► Rejet de mucus et de matière jaune provenant de la gorge, [3].
► Grande accumulation de matière, dont une partie s’expectore facilement, tandis qu’une autre partie se détache, avec beaucoup d’effort, en petites lamelles, [3].
► Suffocation croupeuse, [3].
► *Gorge sensible et douloureuse à la déglutition, ou à l’entrée de l’air, [4].
► Quand la déglutition est douloureuse, la douleur s’étend toujours aux oreilles, [1].
► Rougeur de la gorge, avec ou sans douleur pendant la déglutition, [1].
► *Les fauces et les amygdales sont enflammées, avec points d’ulcération débutante, [3].
► Ulcères extensifs, sensation comme après l’application de nitrate d’argent, [3]. [100.]
► Sensibilité et augmentation de volume des glandes parotides et thyroïdes, [3].
► Sensation d’épaississement et de gonflement des muscles du cou, [3].
► (*La gorge est livide et tuméfiée, les amygdales sont parsemées de nombreuses ulcérations profondes, d’aspect très inflammatoire, d’où suinte un écoulement fétide peu abondant; le cou est très sensible et tuméfié; les amygdales sont proéminentes et semées de points ulcéreux. Dans la scarlatine, [°] Dr Chalmers.)
APPÉTIT.
► Aucune sensation de faim, mais mange sa quantité habituelle, [3].
► Pas d’appétit pour le petit déjeuner; langue enduite; goût pâteux, [6].
► Pas d’appétit pour le dîner, tout ayant un goût plat et fade, [6].
► Elle ne pouvait rien prendre comme nourriture; la vue des aliments l’aggravait, [10].
► Appétit capricieux, [3].
► Perte d’appétit; légères nausées; dégoût de la nourriture, [9].
► Répugnance pour les aliments, [6]. [110.]
► Pendant le frisson, il y avait une grande faim, avec une pénible sensation de vide général, [11].
ESTOMAC.
► Chaque matin, nausées, et pendant la journée une chaleur fébrile avec ces nausées (mais souvent sans elles); une diarrhée s’établit; quatre ou cinq selles par jour, avec douleurs abdominales; parfois vomissements avec la diarrhée, [1].
► Avec les nausées, oppression et douleur sous les hypochondres, chez certains comme une constriction sous les fausses côtes. Chez quelques-uns, ce symptôme est très affaiblissant, [1].
► Nausées excessives, sans vomissements, pendant la céphalée, [1].
► Chez les femmes, nausées semblables à celles de la grossesse, [1].
► Nausées et malaise de l’estomac, avec éructations acides, [6].
► Nausées et vomissements, [12].
► Tout aliment pris était promptement vomi, [11].
► Vomissements répétés, [14].
► Sensation particulière de vide dans l’estomac, [3].
► État inerte de l’estomac, comme si son pouvoir contractile était diminué, [3]. [120.]
► Douleur constante, violente et croissante dans l’estomac, [14].
► L’eau a un goût saumâtre et fade; pas de désir de boire, sauf en mangeant, [3].
► J’ai pris une cuillerée à café de la teinture. Au bout d’une demi-heure, j’ai commencé à me sentir étrange et quelque peu apeuré; une sensation de vertige avec nausées et malaise gastrique m’envahit; une sueur froide perlait sur la peau; mes doigts, et en fait tout mon corps, commencèrent à fourmiller et à picoter; mes membres me semblaient engourdis; les chiffres du registre commencèrent à danser de haut en bas; ma tête devint étourdie; je chancelai en arrière et tombai dans mon fauteuil, presque sans connaissance. Je bus un demi-verre de Bourbon; je me mis bientôt à vomir et à aller à la selle, et fus très malade pendant deux heures.
► Deux jours après, j’étais aussi bien qu’à l’ordinaire, à l’exception de quelque céphalée et d’une sorte d’engourdissement du bras gauche, [8].
ABDOMEN ET SELLES.
► Sensibilité de la région hépatique, [14].
► Tympanite, [3].
► Brûlure dans l’estomac et les intestins, [12].
► Sensation faible, brûlante et pénible dans les intestins, comme à l’approche d’une diarrhée, [3].
► Léger gargouillement dans les intestins, [3].
► Sensation d’« insécurité », comme s’il allait être pris de diarrhée d’un instant à l’autre, [9].
► Selles plus faciles que normalement, deux ou trois fois par jour, [3]. [130.]
► Relâchement du ventre, paraissant siéger davantage dans le gros intestin, [3].
► Douleurs coliques et crampoïdes dans les intestins, [12].
► Déjections aqueuses fréquentes, expulsées avec grande force, [4].
► Douleurs dans le bas-ventre et les hanches, [14].
► Le matin, nausées avec diarrhée, parfois accompagnée de vomissements, [1].
► Dysenterie; selles fréquentes et douloureuses, peu de matières fécales, beaucoup de mucus sanglant, avec très peu de fièvre, [1].
► Obstipation, [14].
ORGANES URINAIRES.
► Urine supprimée, [14].
ORGANES GÉNITAUX.
► Une plaie apparut sur le prépuce du prouveur, ayant exactement l’aspect d’un chancre débutant; elle se dessécha et disparut quelques jours après l’arrêt de l’Ailanthus. (Cette plaie et l’éruption sont semblables à celles qui caractérisent la syphilis primaire, [9].)
TOUX.
► Toux quelque peu oppressée; expectoration muco-purulente, libre le matin, collante et rare pendant la journée, [3]. [140.]
► Toux profonde et épuisante, avec dilatation asthmatique des poumons, [3].
► *Toux profonde et douloureuse. [3].
► *Violents accès de toux avant de se coucher et au lever; elle tousse continuellement jusqu’à ce que l’expectoration devienne libre; ensuite elle est bien pendant la journée, [4].
POITRINE.
► Oppression de la respiration, [6].
► Oppression uniforme, comme si la poitrine était sanglée, [3].
► Oppression asthmatique dans les grosses bronches, [3].
► Le deuxième jour après l’arrêt du remède, respiration asthmatique sifflante, [3].
► Sensation comme si les alvéoles étaient collées; impossibilité de dilater complètement les poumons; on peut entendre les alvéoles s’ouvrir (?) à mesure que les poumons se dilatent, [3].
► Sensation de fatigue dans les poumons, au point que respirer devient presque un effort, [3].
► Douleur avec constriction ou serrement de la poitrine, [6]. [150.]
► Sensibilité excessive dans toute l’étendue des poumons, [3].
► Endolorissement et sensibilité excessifs des poumons, imposant l’arrêt du remède, [3].
► Endolorissement interne de la poitrine avec douleur et sensation douloureuse sourde des poumons, [6].
► Endolorissement et douleur des poumons augmentés; violentes douleurs de tête, avec frissons, suivis de bouffées de chaleur, [6].
► Douleur et sensation de contraction, surtout à travers le centre du poumon gauche, au bord sternal, [3].
► Douleur sourde dans la partie antérieure du poumon gauche, s’étendant à la partie postérieure, [3].
► Douleur comme par une petite lame à deux pouces à gauche de la partie inférieure du sternum, [3].
► Sensation chaude et brûlante, comme par la respiration de vapeur ou d’air chaud, [3].
► Brûlure dans le poumon droit, [3].
► Douleur brûlante sous l’épaule gauche, [3]. [160.]
► Points douloureux et douleur sourde dans la poitrine, [3].
► Douleur sourde directement sous la clavicule, s’étendant parfois jusqu’au sternum, [3].
► Respiration accélérée, [3].
► Râle crépitant, [3].
CŒUR ET POULS.
► Pouls accéléré, [14].
DOS.
► Endolorissement des glandes du cou avec douleur sous l’omoplate gauche, [6].
► Douleur insupportable à la nuque, à la partie supérieure du dos et dans l’articulation coxo-fémorale droite, [11].
► Douleur dans la tête, le cou, le dos, et insensibilité sous la scapula gauche, s’étendant comme une bande jusqu’à la hanche gauche, [6].
► Douleur sourde constante entre les épaules, [3].
► Sensation douloureuse, comme par pression, au niveau des vertèbres dorsales, [3]. [170.]
► Douleurs lancinantes et sourdes dans les épaules et les hanches, [3].
► Douleur aiguë constante à travers les reins et les hanches, [6].
MEMBRES SUPÉRIEURS.
► Douleur dans la scapula droite, profondément à l’intérieur (au bout de six minutes), [1].
► La douleur de la scapula droite empêche le mouvement du bras; une douleur semblable dans le pied droit empêche de marcher (au bout d’une heure), [1].
► Insensibilité du bras gauche, et sensation comme si les doigts étaient engourdis, [6].
► Fourmillement du bras et de la main gauches au réveil, le matin, [6].
► L’insensibilité du bras et de la main gauches, avec douleur de l’épaule, du dos et des hanches, persistant quatre ou cinq jours après l’arrêt du remède, [6].
► Une sorte d’engourdissement du bras gauche, [8].
► Les doigts fourmillent et picotent, [8].
► Frisson électrique, s’étendant jusqu’aux extrémités des doigts, [3].
MEMBRES INFÉRIEURS.
[180.]
► Les membres semblaient engourdis, [8].
► Insensibilité de la jambe gauche, avec douleur de fourmillement et de picotement dans le pied et les orteils, [6].
► Sensation de malaise et d’impatience douloureuse dans les membres, [3].
► Lourdeur des membres, [3].
► La douleur du pied droit empêche de marcher, [1].
► Violente douleur dans le pied gauche, une sorte de tension en marchant, [1].
► Sommeil perturbé et non réparateur, [6].
► Sommeil lourd pendant la nuit, [7].
► Grande somnolence le matin ou dans la matinée; somnolence pendant toute la journée, mais non réparatrice, [1].
► Après avoir bu un verre de vin, grande somnolence, avec plénitude de la tête, [1].
FIÈVRE.
[190.]
► Peau sèche et chaude, surtout le matin, persistant jusqu’au milieu de la journée.
► Peau sèche, [14].
► Sueurs froides perlantes sur la peau, [8].
► Se sentit légèrement malade en se levant le matin; ne pouvait prendre aucune nourriture; la vue des aliments l’aggravait; fut soudainement prise de vomissements; violente céphalée, étourdissement; visage chaud et rouge; incapacité à se tenir assise; pouls petit et rapide; somnolente, tout en étant très agitée; grande anxiété. En deux heures, la somnolence était devenue insensibilité, avec délire marmottant constant; elle ne reconnaissait pas les membres de sa famille. Elle était maintenant couverte par plaques d’une éruption miliaire, d’une couleur sombre, presque livide. Les plaques entre les points de l’éruption avaient un aspect sale, terne et opaque. L’éruption était plus abondante sur le front et le visage qu’ailleurs, et surtout sur le front. Le pouls était alors petit, et si rapide qu’on pouvait à peine le compter; la surface était devenue froide et sèche; la couleur livide de la peau, chassée par la pression, revenait très lentement; l’ensemble offrait le tableau le plus complet de torpeur, [10].
► Le frisson était toujours précédé d’une éruption miliaire, se développant très abondamment sur le front et le visage. Pendant le frisson, il y avait une grande faim, avec une pénible sensation de vide général. Tout aliment pris était promptement vomi. Une douleur insupportable se faisait sentir à la nuque, à la partie supérieure du dos et dans l’articulation coxo-fémorale droite. Pendant le stade de chaleur, il y avait une soif pressante, avec délire, et un fort désir de brandy, [10].
► (Ce groupe représente la quasi « action secondaire ». Il survint après l’empoisonnement décrit dans S. 193, et la jeune fille demeura sujette à cet état pendant quinze jours.)
► L’éruption tarde à paraître, et ne prend jamais la vraie couleur scarlatineuse; elle reste livide, [13].
► Ailanthus produit une éruption qui ressemble exactement à la rougeole ordinaire, mais elle n’est accompagnée d’aucun symptôme catarrhal, ni d’aucun autre concomitant de cet exanthème, [9].
GÉNÉRALITÉS.
► Immédiatement après avoir pris une goutte, torpeur dans tout le corps.
► Langueur et lassitude au moindre effort, [3].
► Incapacité de rester longtemps debout, [3]. [200.]
► Démarche chancelante, avec tendance à tituber; nécessite un effort supplémentaire pour marcher droit, [3].
► Tous les asthmatiques qui sont exposés à l’odeur se sentent plus mal pendant la période de floraison, [1].
► L’odeur affecte les femmes et les enfants davantage que les hommes, et les vieillards le moins de tous, [1].
► Si l’odeur fournit quelque indication, Ailanthus devrait se révéler un bon remède dans la fièvre puerpérale maligne, [1].
► Agit sur l’organisme dans l’ordre suivant : gorge, poumons, yeux, tête, [3].
► (Chez le prouveur M., cet ordre d’évolution est exactement inversé. J.)
► Après l’arrêt du remède, les symptômes de la tête, de la gorge et de la poitrine durèrent environ vingt-quatre heures, puis disparurent graduellement, [6].
► L’insensibilité du bras et de la jambe (gauches), avec douleur de l’épaule, du dos et des hanches, persista quatre ou cinq jours, [6].
► Deux jours après avoir pris une cuillerée à café de la teinture mère, aussi bien que jamais, à l’exception de quelque céphalée et d’une sorte d’engourdissement du bras gauche, [8].
► Les douleurs névralgiques (faciales) le forcent à marcher de long en large, [2].
MODALITÉS.
► Aggravation.
► (Matin), Écoulement purulent des yeux, etc.; langue enduite, etc.; gorge sèche, etc.; nausées; nausées avec diarrhée; peau sèche et chaude.
► (Matin, au réveil), Fourmillement dans le bras, etc.
► (Matin ou dans la matinée), Grande somnolence.
► (À l’entrée de l’air), Gorge sensible.
► (En plein air), Larmoiement.
► (Pendant le frisson), Grande faim.
► (En exerçant le corps), Langueur et lassitude.
► (Pendant la chaleur), Soif pressante, etc.
► (En se couchant), Déchirement dans les dents, etc.
► (Lumière vive), Larmoiement.
► (En se levant ou en bougeant), Étourdissement titubant.
► (En se baissant), Vertige.
► (En avalant). Gorge sensible.
► (Après avoir pris du vin), Grande somnolence, etc.
► Amélioration.
► (Vers le matin), Amélioration.
► (Pression), Lourdeur de la tête, etc.
► (Pression externe), Déchirement dans les dents.
SUPPLÉMENT : AILANTHUS.
Autorité.
15, C. A. L., Pub. of Mass. Hom. Med. Soc., vol. iv, p. 119, une pathogénésie.
[210.]
► P., étudiant en médecine, âgé de dix-neuf ans, en bonne santé. Prend 1 goutte de la 1re dilution centésimale toutes les heures à partir de 8 h le 4 mars.
À 10 h. Douleur lancinante à travers les deux tempes, et fine douleur de picotement dans la tempe gauche. Brûlure dans l’estomac, et douleurs fulgurantes à travers l’estomac.
12 h. Sensation de fatigue des membres inférieurs, frissons dans tout le corps comme par de l’eau, et douleurs aiguës à travers les deux poumons.
1 h de l’après-midi. Après le dîner, sensation d’affaissement dans l’estomac.
3 h de l’après-midi. Forte constriction de la gorge.
8 h du soir. Douleur aiguë de picotement dans l’estomac et les tempes.
5 mars, 10 h. Douleur sourde dans le poumon gauche. Écoulement de sang rouge vif par le nez, qui était tuméfié.
11 h. Fortes nausées comme après de la viande grasse.
1 h de l’après-midi. Douleur aiguë à travers les deux tempes.
3 h de l’après-midi. Douleur lancinante à travers tous les membres inférieurs.
6 h du soir. La gorge paraît très pleine.
6, 7 et 8 mars. Aucun nouveau symptôme.
9 mars, 9 h. Saignement du nez et douleurs aiguës à travers les deux poumons; pire en prenant une longue inspiration.
12 h. Bouche très douloureuse, à vif et brûlante, comme par la présence d’un acide.
1 h 30 de l’après-midi. Douleurs lancinantes dans les deux tempes, et sensation de défaillance extrême de l’estomac après le dîner, durant une heure et demie.
4 h de l’après-midi. Sensation comme après un coup dans l’oreille droite.
6 h 30 de l’après-midi. Tremblement des jambes.
10 mars, 8 h. Bouche douloureuse et à vif, avec suintement de sang de la surface dénudée. Sensation de défaillance, avec nausées. Douleurs aiguës dans les deux poumons, et dans l’estomac, comme par des épingles.
12 h. Bourdonnement dans l’oreille droite.
2 h de l’après-midi. Sensation contuse à l’avant-bras droit.
5 h de l’après-midi. Bouche très douloureuse; écoulement de sang des gencives tuméfiées.
12 mars, 8 h. Sécheresse de la bouche, et saignement du palais et des côtés. Nausées dans l’abdomen.
10 h. Douleur aiguë à travers la tempe droite, avec nausées.
3 h de l’après-midi. Douleur de picotement à travers le poumon gauche. Tremblement des jambes. Bourdonnements dans les oreilles, comme de la musique.
15 mars, 8 h. La bouche reste très douloureuse, avec écoulement de sang et de mucus filant. Les dents paraissent comme s’il avait pris un acide dans la bouche.
10 h. Les douleurs dans les poumons reparaissent, ainsi que le tremblement des jambes et la sensation contuse de l’avant-bras droit. Constriction de la gorge, avec sensation de corps étranger y persistant environ dix minutes après chaque dose du remède. Il prit les mêmes doses jusqu’au 25, sans nouveaux symptômes, [15].
SUPPLÉMENT : AILANTHUS.
La révision suivante des « Autorités » 3 à 13, est destinée à être explicative; les nos 15 à 17, sont nouveaux.
Autorités.
3, J. T. Alley, M.D., North Amer. Journ. of Hom., vol. vii, p. 385, fit une teinture avec des fleurs juste avant leur maturité, à raison d’environ 1 once pour 1 pinte; je l’ai prise à la dose d’une goutte quatre fois par jour, pendant trois semaines, et je l’ai donnée à deux jeunes hommes, qui la prirent chacun environ deux semaines; je l’ai prise trois autres fois, chaque fois pendant environ trois semaines; ma dernière pathogénésie fut avec la 1re dil.; seuls les symptômes communs à tous les prouveurs sont donnés;
4, idem, U. S. Journ. of Hom., vol. i, p. 285, symptômes de Mme F. pendant la saison de floraison;
5, idem, ibid., symptômes de M. M. pendant la floraison;
6, H. Minton, M.D., ibid., vol. ii, p. 668, fit une teinture à partir des feuilles, de l’écorce et du bois d’Ailanthus, et donna à un jeune homme 2 gouttes à 8 h 15 et 10 h 15 du matin (premier jour), 2 gouttes (deuxième jour, puis du cinquième au quinzième jour inclusivement);
7, idem, un homme, âgé de vingt-huit ans, prit 3 gouttes de teinture à 5 h de l’après-midi, et 5 gouttes de teinture en solution à 8 h 15 du soir; sept jours plus tard il prit 3 gouttes de teinture à 8 h 30 et 9 h 15 du matin;
8, idem, J. C. L., âgé de vingt et un ans, prit 1 goutte toutes les heures jusqu’à huit doses, puis prit une cuillerée à café;
9, P. P. Wells, M.D., Amer. Hom. Rev., vol. vi, p. 268, effets de l’arôme, et U. S. Med. and Surg. Journ., vol. iv, p. 330, une pathogénésie, dose non indiquée (symptôme 138);
10, idem, Amer. Hom. Rev., vol. iv, p. 385, une jeune fille de quinze ans, dépouilla l’écorce externe des jeunes pousses tendres et, après avoir écrit des lettres sur les tiges avec une épingle, humecta celles-ci de salive, qu’elle y frotta avec le doigt; cela fut répété de nombreuses fois, et le suc fut ainsi porté à la bouche;
11, idem, effets chez un garçon ayant mangé les graines;
12, W. Williamson, M.D., U. S. Journ. of Hom., vol. ii p. 668, quelques petits garçons fumèrent les tiges comme des cigares;
13, New Remedies de Hale, troisième édition, un résumé;
(15 à 17, du Dr Giraud, Thèse, Paris, 1875);
15, effets de l’écorce sur le Dr Hettet;
16, Dr Robert, qui publia le premier travail sur Ailanthus dans la dysenterie, expérimenta sur lui-même avec l’infusion, voir Archives de Navale, 1874;
17, Dr Geraud, prit deux cuillerées d’une infusion.
► Malaise général, sensation de faiblesse, trouble de la vue et nausées, [15].
► Il la trouva extrêmement amère, provoquant des nausées, parfois des vomissements. Après une heure, il y eut une diminution très notable du pouls, d’environ 10 battements, qui persista pendant une demi-heure, après quoi il remonta et devint plus fréquent que la normale, [16].
► Au bout d’un quart d’heure, il y eut des nausées, s’accompagnant d’angoisse, semblables à celles provoquées par l’Ipecac. Sensation de serrement dans les tempes. Tous ces symptômes augmentèrent au bout d’une demi-heure jusqu’aux vomissements; le pouls était passé de 68 à 76, la température de 37,2° à 37,3°. Après cela, il éprouva une sensation particulière de vide dans l’estomac. Pouls 80. Température 37,7°. Cela fut suivi d’une chute du pouls à 64, et d’une sensation de froid dans tout le corps. Après quelques heures, il y eut coliques, suivies d’une selle molle. Dans une autre expérience, il prit une infusion, pouls 78. Il n’y eut pas de nausées; au bout de trois quarts d’heure, pouls 70, et une sensation de froid; le pouls remonta à 76. Après quatre heures, quelques coliques et selle molle, [17].
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2000