Agaricus Stercorarius
par Timothy F. Allen — Encyclopédie de la matière médicale pure
AGARICUS STERCORARIUS. - L'ENCYCLOPÉDIE DE MATIÈRE MÉDICALE PURE par TIMOTHY F. ALLEN, A.M.,
M.D.
AGARICUS STERCORARIUS.
Autorité.
Thos. Stevenson, M.D., Guy's Hosp. Reports, vol.
xix, p. 418, R. M., âgé de trente-neuf ans, en mangea environ une pinte, préparée à l'étuvée avec du bacon.
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Au bout d'une demi-heure, il se plaignit de nausées, d'une certaine oppression respiratoire et d'une forte douleur en barre à travers le front, avec étourdissement. Sa femme remarqua alors une étrangeté dans son apparence et que, lorsqu'il essayait de marcher, il gardait les yeux fixés au sol et se dirigeait avec difficulté. Il était toutefois pleinement conscient de tout et ouvrit un livre pour voir s'il pouvait lire, mais constata qu'il lui était impossible de distinguer aucune des lettres. Une fois dehors, il continua à souffrir vivement de la douleur en barre au front, avec étourdissement, et éprouva en outre la sensation que quelque chose se trouvait continuellement au-dessus de sa tête, ou comme s'il passait « sous une arcade ». Il titubait aussi beaucoup. Vers 11 heures du soir, après plus de trois heures, on fit appeler M. Hicks. Il le trouva assis, dans un état demi-stuporeux, les pupilles dilatées et inertes, et le pouls lent et faible, de 55 à 60. Lorsqu'on le réveilla et le fit lever, il paraissait complètement hébété, titubait comme un homme ivre, et disait qu'il ne pouvait reconnaître ni les objets de la chambre, ni la chambre elle-même comme celle qu'il occupait habituellement. Il devint alors plus agité, agitait les bras en tous sens, et semblait avoir besoin de se déplacer continuellement d'un endroit à l'autre. Il paraissait aussi quelque peu convulsé, avec secousses des muscles du visage, et se plaignait de picotements dans les mains ainsi que d'une sensation comme si elles enflaient. Il devint soudain plus surexcité et se précipita follement hors de la maison dans la rue. On le retrouva dans la maison d'un voisin, considérablement prostré après ses efforts et dans un état très léthargique. On administra alors vingt grains de sulfate de zinc, et peu après survint une émèse, rejetant une grande quantité de liquide sombre avec de nombreux fragments de champignon. Pendant un court moment ensuite, il déclara se sentir mieux et on permit qu'on le conduisît jusqu'à la porte de la maisonnette. Presque aussitôt après, comme mû par une impulsion subite, il se rua de nouveau dehors avec sauvagerie, mais, après avoir parcouru une courte distance, s'arrêta brusquement, comme hébété. On administra de nouveau des émétiques et l'on employa la pompe gastrique, et au bout de quelques heures il se rétablit peu à peu, tout en se sentant très prostré. Il dit que, durant tout ce temps, il était tout à fait conscient de ce que l'on faisait, mais qu'à certains moments il se sentait ensommeillé et porté à dormir. Lorsque survenaient les paroxysmes convulsifs, il se sentait comme affolé et surexcité, avec un désir irrésistible de bouger et de courir. Il n'eut à aucun moment de douleur à l'estomac ni dans les intestins, et la sensation d'oppression respiratoire ne persista pas après les premiers symptômes.
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2000