Nux Vomica
par H.C. Allen — Symptômes-clés et caractéristiques, avec comparaisons, des principaux médicaments de la matière médicale
Nux Vomica.
Noix vomique. (Loganiacées.)
Convient aux personnes maigres, irritables, soigneuses, zélées, aux cheveux foncés et au tempérament bilieux ou sanguin. Portées à la querelle, vindicatives, malveillantes ; nerveuses et mélancoliques. Débauchés d’une constitution maigre, irritable, nerveuse ; sujets à la dyspepsie et aux hémorroïdes (personnes aux cheveux clairs, aux yeux bleus, Lob.). « Nux réussit surtout chez les personnes au caractère ardent ; d’un tempérament irritable, impatient, portées à la colère, à la malice ou à la duplicité. » - Hahnemann. Anxiété avec irritabilité et tendance au suicide, mais a peur de mourir. Hypocondriaques : gens de lettres, personnes studieuses, trop casanières, souffrant du manque d’exercice, avec troubles gastriques, abdominaux et constipation ; surtout chez les ivrognes.
Hypersensibilité ; aux impressions extérieures ; au bruit, aux odeurs, à la lumière ou à la musique (Nux m.) ; les moindres indispositions sont insupportables (Cham.) ; le moindre mot inoffensif offense (Ign.). Personnes très méticuleuses, soigneuses, mais portées à s’exciter ou à se mettre en colère aisément ; irascibles et tenaces. Mauvais effets du café, du tabac, des stimulants alcooliques ; des aliments très épicés ou fortement assaisonnés ; des excès de table (Ant. c.) ; d’un surmenage mental prolongé ; des habitudes sédentaires ; de la privation de sommeil (Coc., Colch., Nit. ac.) ; des médicaments aromatiques ou brevetés ; du fait de s’asseoir sur des pierres froides ; surtout par temps chaud. L’un des meilleurs remèdes pour commencer le traitement des cas surmédicamentés par des mélanges, des amers, des pilules végétales, des remèdes secrets ou des remèdes de charlatans, surtout des médicaments aromatiques ou « chauds », mais seulement si les symptômes correspondent. Convulsions, avec conscience conservée (Strych.) ; < colère, émotion, toucher, mouvement. Les douleurs sont picotantes, lancinantes, violentes, sourdes, aggravées par le mouvement et le contact. Tendance aux défaillances (Nux m., Sulph.) ; par les odeurs ; le matin ; après avoir mangé ; après chaque douleur de travail. Ne peut s’empêcher de s’endormir le soir, assis ou en lisant, des heures avant l’heure du coucher, et se réveille à 3 ou 4 h du matin ; tombe au point du jour dans un sommeil rempli de rêves dont il est difficile de l’arracher, puis se sent fatigué et faible (inverse de Puls.). Catarrhe : obstruction nasale des nourrissons (Am. c., Samb.) ; coryza, sec la nuit, coulant le jour ; < dans une pièce chaude, > à l’air froid ; par le fait de s’asseoir dans des endroits froids, sur des marches de pierre. Éructations : aigres, amères ; nausées et vomissements chaque matin, avec abattement moral ; après avoir mangé. Nausées : constantes ; après avoir mangé ; le matin ; en fumant ; avec cette sensation : « Si seulement je pouvais vomir, je serais tellement mieux. » Estomac : pression une ou deux heures après avoir mangé, comme par une pierre (aussitôt après, Kali bi., Nux m.) ; pyrosis, serrement, doit desserrer les vêtements ; incapable de travail intellectuel pendant deux ou trois heures après un repas ; ensommeillé après le dîner ; par anxiété, souci, eau-de-vie, café, médicaments, veilles nocturnes, vie d’excès, etc. Constipation ; avec envie fréquente et infructueuse, émission de petites quantités de matières fécales (dans la partie supérieure de l’abdomen, Ign., Ver.) ; sensation comme si ce n’était pas terminé. Désir fréquent d’aller à la selle ; anxieux, vain, > pendant quelque temps après la selle ; le matin après le lever ; après effort mental (inerte, sans désir, Bry., Op., Sulph.). Alternance de constipation et de diarrhée (Sulph., Ver.), chez des personnes qui ont pris des purgatifs toute leur vie. Menstruations : trop précoces, abondantes, durent trop longtemps ; ou se prolongent plusieurs jours de plus, avec troubles au début et persistant après ; toutes les deux semaines ; irrégulières, jamais au bon moment ; s’arrêtant puis recommençant (Sulph.) ; pendant et après, < des anciens symptômes. Douleurs de l’accouchement : violentes, spasmodiques ; provoquent l’envie d’aller à la selle ou d’uriner ; < dans le dos ; préfère une chambre chaude. Hernie étranglée, surtout ombilicale. Mal de dos : doit se redresser pour se retourner au lit ; lumbago ; par faiblesse sexuelle, par masturbation. Répugnance pour le froid ou pour l’air froid ; frissonnant au moindre mouvement ; dès qu’il est découvert ; doit rester couvert à tous les stades de la fièvre - frisson, chaleur ou sueur. Fièvre : grande chaleur, tout le corps brûlant de chaleur (Acon.), visage rouge et chaud (Bell.), pourtant le malade ne peut ni bouger ni se découvrir sans frissonner.
Relations. - Complémentaire : Sulphur dans presque toutes les maladies. Inimique à Zinc. ; ne doit pas être employé avant ni après. Suit bien : après Ars., Ipec., Phos., Sep., Sulph. Est bien suivi par : Bry., Puls., Sulph. Nux doit être administré au moment du coucher ou, mieux encore, plusieurs heures avant d’aller au lit ; il agit le mieux pendant le repos de l’esprit et du corps.
Aggravation. -
Matin :
réveil à 4 h du matin ; effort mental ; après avoir mangé ou trop mangé ; toucher, bruit, colère, épices, narcotiques, temps sec ; dans l’air froid.
Amélioration. - Le soir, au repos ; en étant couché, et par un temps humide et pluvieux (Caust.).
Notes caractéristiques
par H.C. Allen