Arnica montana
par James Tyler Kent — Leçons de matière médicale homéopathique
Arnica Montana - LEÇONS DE MATIÈRE MÉDICALE HOMOEOPATHIQUE par JAMES TYLER KENT, A.M., M.D.
LEÇONS DE MATIÈRE MÉDICALE HOMŒOPATHIQUE
Ancien professeur de matière médicale au
Hering College, Chicago.
Arnica Montana
Esprit
: Le patient Arnica est morose, veut qu'on le laisse tranquille, ne veut pas qu'on lui parle, ne veut pas qu'on s'approche de lui. Il ne veut pas qu'on s'approche de lui, à la fois parce qu'il ne souhaite pas entrer en conversation, ce qui relève de l'état mental, et aussi parce qu'il ne veut pas être touché à cause du grand endolorissement de tout le corps.
Ce sont les deux choses les plus remarquables de ce médicament. Irritable, morose, triste, craintif, facilement apeuré, il imagine toutes sortes de choses, surtout qu'il a une affection cardiaque, ou qu'il va se gangréner, ou qu'un mal profond le menace. Plein de cauchemars, de rêves effrayants, rêves d'eau boueuse, de voleurs, etc.
Terreurs dans la nuit. Il s'éveille souvent la nuit, porte la main au cœur, a une expression de profonde horreur, craint qu'il n'arrive quelque chose de terrible. Une peur subite de la mort survient alors, l'éveillant au milieu de la nuit ; il porte la main au cœur et pense qu'il va mourir subitement. Il est rempli d'une angoisse affreuse, mais finit par revenir à lui, se recouche et retombe dans un sommeil de terreur, puis se redresse de nouveau avec la crainte d'une mort subite et dit :
« Faites venir un médecin tout de suite. »
Cela se répète nuit après nuit chez des personnes assez bien pendant la journée, qui ne suscitent guère de sympathie parce qu'il ne semble y avoir rien de réel dans leur maladie, rien qu'un état mental. On le voit aussi chez des personnes qui ont traversé un accident de chemin de fer, ou subi un choc, et qui sont meurtries et contusionnées par la blessure.
Elles se réveillent la nuit avec la peur d'une mort subite, avec une expression de terreur ; les horreurs qu'elles ont réellement traversées se répètent. Cela ressemble à Opium, sauf qu'avec Opium la peur demeure même pendant le jour. Arnica en rêve.
Lorsqu'il est alité, atteint d'une maladie zymotique, avec fièvre violente, ou de fièvre après accident ou blessure, il devient profondément prostré, stupide et inconscient. On peut le réveiller et il répondra correctement à une question, mais il retombe dans la stupeur, ou bien hésite sur un mot et ne parvient pas à trouver le mot juste lorsqu'il essaie de répondre, puis retombe dans le coma.
Lorsqu'on le réveille, il regarde le médecin et dit :
« Je ne veux pas de vous ; je ne vous ai pas fait appeler ; je ne suis pas malade ; je n'ai pas besoin de médecin. »
Il dira cela même lorsqu'il est gravement malade. J'ai vu un malade Arnica se renverser sur son oreiller après avoir vidé son estomac d'un liquide noir semblable à du sang, gravement atteint, le visage marbré, dans une maladie zymotique ou dans un état menaçant un frisson pernicieux, alors qu'on l'aurait cru près de mourir, lever les yeux et dire :
« Je ne suis pas malade ; je ne vous ai pas fait appeler ; rentrez chez vous. »
Et pourtant, à l'état de santé, il était amical, bon, me connaissait bien, heureux de me serrer la main ; mais à présent il s'irrite de me voir là et affirme qu'il n'a rien. Tel est l'état de « choc », presque un délire. Après avoir terminé une telle phrase, il se recouche dans la stupeur, reste au lit recroquevillé en tas et ne fait que gémir quand on lui parle.
Il veut qu'on le laisse tranquille, ne veut pas qu'on l'importune, ne veut pas qu'on lui parle. Cet état inaugure les affections consécutives à un choc qui a ébranlé tout l'organisme, qui a perturbé la circulation.
Lorsqu'un état typhoïde symptomatique est en train de s'installer, c.-à-d. lorsqu'une fièvre intermittente ou rémittente prend des symptômes de caractère typhoïde, lorsque la langue devient luisante et que des sordes apparaissent autour des dents et des lèvres, lorsqu'il y a affaissement et endolorissement dans tout le corps, il y a des moments où cet état mental que je décris apparaîtra et le patient devra avoir Arnica.
Arnica interrompra l'évolution et empêchera un état typhoïde. Arnica convient parfois dans la scarlatine, lorsque l'éruption ne sort pas, dans ces formes sévères où le corps est sombre, marbré et couvert de taches rouges ; le malade se retourne continuellement et cet état mental s'installe avec morosité et stupidité.
C'est un remède merveilleux, un remède mal compris, mal employé, parce qu'on le limite presque aux contusions.
C'est l'un de nos principaux recours à certaines saisons, dans les vallées paludéennes de l'Ouest, pour les fièvres intermittentes. Dans les frissons congestifs, dans ces terribles accès avec prostration, stupeur, peau marbrée, avec congestion survenant subitement, avec angoisse.
Les médecins connaissent ces fièvres, les redoutent, et ne peuvent y faire face qu'en employant des remèdes tels que Arnica et Lachesis, ainsi que d'autres médicaments à action profonde. Il n'est pas vrai que ces malades doivent recevoir de la Quinine.
Pendant de nombreuses années j'ai exercé parmi ces cas, et j'ai vu de nombreux frissons congestifs sans avoir besoin de Quinine. Je préférerais avoir mon répertoire et quelques dynamisations plutôt que toute la Quinine des pharmacies.
Les globules de sucre guérissent sûrement, durablement et doucement, tandis que la Quinine ne guérit jamais, mais supprime ; et l'histoire ultérieure de ce malade intoxiqué par la Quinine et l'Arsenic n'est qu'une suite de congestions et de phénomènes violents aussi longtemps qu'il vit.
« Horreur de la mort instantanée, avec détresse cardiaque pendant la nuit. »
De là, le tableau s'étend à tout l'organisme, mais cette horreur de la mort instantanée est un trait remarquable, et elle survient qu'il existe ou non une affection cardiaque.
Une horreur nocturne alors que rien n'est sur le point de survenir au malade ; une congestion terrible, qui affecte surtout le cervelet et la partie supérieure de la moelle épinière.
« Stupeur avec évacuations involontaires. »
« Coma, insensibilité. »
« Il gît comme mort. »
Ces symptômes surviennent dans les formes adynamiques de la maladie, dans le type typhoïde de la maladie. Beaucoup de fièvres rémittentes, si elles sont mal traitées, ou autorisées à suivre leur cours sous de mauvais soins infirmiers, se transformeront en fièvre continue.
Alors que la véritable fièvre typhoïde idiopathique survient après de nombreuses semaines de déclin graduel, un état typhoïde symptomatique peut apparaître subitement, et il présente des symptômes d'une gravité plus grande que la typhoïde ordinaire. La typhoïde idiopathique tue rarement et se terminera généralement favorablement, si le médecin reste chez lui.
Ce remède est plein de délire dans ces formes adynamiques de fièvre, allant même jusqu'à un délire semblable au delirium tremens.
« Désespoir ; indifférence. »
« Anxiété hypocondriaque, humeur chagrine. »
« Craint d'être heurté par ceux qui viennent vers lui. »
Cela est à la fois corporel et mental.
État physique
: Maintenant, cet état mental étant bien présent à l'esprit, nous sommes prêts à aborder l'état physique général, qui comporte, dans toutes les affections, dans tout le corps, une sensation comme de contusion. Il n'est pas étonnant qu'Arnica soit employé pour les contusions, mais il est très insensé de l'appliquer extérieurement et de le frictionner sous forme de teinture.
Dans sa pathogénésie, il produit des taches marbrées, comme des contusions. Si vous prenez Arnica intérieurement, à fortes doses, vous aurez des taches marbrées, des taches bleuâtres qui deviennent jaunâtres, dues à des ecchymoses provenant d'extravasations des petits capillaires.
C'est, jusqu'à un certain point, ce qui se produit dans les contusions. Il s'agit d'une extravasation de sang hors des capillaires, et parfois hors de vaisseaux plus gros.
Mais tout le corps est douloureux et contusionné, comme s'il avait été battu. Si vous observez un malade Arnica afin de saisir les manifestations extérieures de son état, vous le verrez se tourner et remuer.
Vous vous demanderez aussitôt : pourquoi est-il agité ? et si vous comparez les remèdes en pensée, vous direz : il est comme Rhus tox.; il reste un petit moment dans une position puis il bouge.
Peu importe qu'il soit seulement semi-conscient ; vous le verrez faire un léger mouvement de rotation, se tourner à moitié, puis un peu plus loin, et ainsi de suite jusqu'à se retrouver sur l'autre côté.
Puis il recommence, se déplace un peu puis encore un peu, et ainsi il se tourne d'un côté à l'autre. La question est : pourquoi bouge-t-il ainsi, pourquoi cette agitation ?
C'est un point important à résoudre. Nous remarquons l'angoisse effroyable du malade Arsenicum qui le maintient sans cesse en mouvement.
Nous remarquons le malaise douloureux ressenti dans tout le corps chez le malade Rhus, de sorte qu'il ne peut rester immobile.
Le malade Arnica est tellement endolori qu'il ne peut rester couché sur une même partie qu'un petit moment, puis il doit quitter cette partie et passer sur l'autre côté. Ainsi, si nous lui demandons,
« Pourquoi bougez-vous tant ? »
il nous dira que le lit lui semble dur. C'est une manière de dire que le corps est endolori.
Un sujet plus intelligent dira que c'est parce qu'il est si douloureux, avec l'impression d'être meurtri et battu, et qu'il veut gagner une nouvelle place.
Endolorissement
: Cet état d'endolorissement est présent qu'il s'agisse d'un état typhoïde symptomatique, d'une fièvre intermittente, d'une fièvre rémittente, ou après une blessure lorsqu'il est réellement contusionné de partout. On retrouve la même agitation continuelle et le même besoin de mouvement, se déplaçant à chaque minute. Il bouge et pense qu'à présent il sera bien, mais il n'est bien qu'une seconde.
L'endolorissement augmente à mesure qu'il reste couché, et devient si grand qu'il est forcé de bouger. Avec Rhus tox. plus il reste couché, plus il devient agité et plus il souffre, jusqu'à avoir l'impression qu'il va s'envoler s'il ne bouge pas.
Avec Rhus tox. le malaise se dissipe après le mouvement, et avec Arnica l'endolorissement cesse s'il gagne une nouvelle place. Avec Arsenicum vous le voyez s'agiter avec un regard hagard, anxieux, et cette angoisse le force à bouger, et il n'a aucun repos, car il ne cesse d'aller et venir. Les malades Rhus tox. et Arnica s'améliorent par chaque petit mouvement.
Le malade Arnica saigne facilement ; ses vaisseaux semblent relâchés, et l'extravasation se fait aisément. Des taches bleues apparaissent facilement sur la peau, et intérieurement les membranes muqueuses saignent aisément.
Les parties enflammées saignent. Il est sujet aux états catarrhaux, et s'il a de la toux il saigne facilement. Le mucus qu'il racle de la poitrine et de la gorge est strié de sang, ou ponctué de petits caillots sanguins de la taille d'une tête d'épingle. Son urine contient du sang et il y a des hémorragies par les divers orifices du corps. Les fibres des vaisseaux n'ont pas assez de tonus pour retenir le sang dans les parois vasculaires, et celui-ci suinte.
Dans tout le corps il existe une gêne locomotrice, un endolorissement et une sensation comme de contusion ; une gêne rhumatismale à la marche ; les articulations sont tuméfiées, endolories et douloureusement impotentes. Si une maladie aiguë s'aggrave, nous retrouverons les symptômes mentaux décrits, et il y aura un endolorissement croissant des muscles. Arnica convient très bien à cet état du corps endolori et contusiforme ; par conséquent Arnica est un remède très important dans les traumatismes, les contusions et les chocs, les lésions articulaires, les lésions du dos avec gêne locomotrice et endolorissement.
Dans de telles conditions Arnica devient l'un des premiers remèdes, et à moins qu'il n'existe des symptômes généraux nettement en faveur d'autres remèdes, il devrait être le premier remède. Arnica fera très souvent disparaître tout l'endolorissement d'une cheville foulée et lui permettra, en quelques jours, de marcher, à la surprise de tout le monde.
L'aspect noir et bleu des articulations foulées disparaîtra en un temps étonnamment court, l'endolorissement s'effacera, et il pourra mobiliser cette articulation avec une facilité surprenante. J'ai vu une cheville foulée, noire et bleue, si tuméfiée qu'on ne pouvait plus mettre la chaussure ; mais après une dose d'Arnica, le gonflement a disparu d'une façon étonnante, la décoloration s'est effacée et le malade a pu se tenir debout sur le pied.
Aucun résultat de ce genre ne peut être obtenu avec une lotion externe d'Arnica. Une haute dynamisation d'Arnica est des plus satisfaisantes dans les contusions, et lorsqu'il n'existe pas de contre-indication nette, Arnica est le premier remède ; mais pour la faiblesse des tendons qui suit un tel état, Arnica ne suffit pas toujours, et Rhus tox. en est le successeur naturel.
Si la faiblesse et la sensibilité au toucher persistent dans les articulations, faites suivre Rhus par Calcarea. On ne donnera pas, bien entendu, tous ces remèdes le même jour, ni dans le même verre, mais on attendra que tout le bénéfice d'Arnica ait été obtenu avant de faire suivre par Rhus.
Il est tout à fait courant que douleur, agitation et faiblesse apparaissent dans une partie qui a été lésée, et Rhus est alors un remède approprié ; et il est tout aussi fréquent qu'une articulation mal soignée demeure douloureuse et faible, alors Calcarea intervient comme successeur naturel de Rhus tox., puis nous devons recourir à Causticum, Staphysagria, et à d'autres remèdes, en raison de quelque trait particulier du cas ; mais tous ces remèdes sont plus ou moins apparentés à Arnica, Rhus et Calcarea. Pour une autre classe de traumatismes, comparez Ledum et Hypericum.
Arnica est utile dans certains cas chroniques, en particulier dans de vieux cas de goutte. Il est assez fréquent que d'anciens cas de goutte se ravivent en un nouvel endolorissement des articulations, avec grande sensibilité.
Vous verrez le vieux grand-père assis dans un coin de la pièce, et s'il voit le petit Johnnie courir vers lui, il dira :
« Oh, tiens-toi donc à l'écart, à l'écart. »
Donnez-lui une dose d'Arnica et il laissera Johnnie courir sur lui de tous côtés. Il ne veut pas être touché ni approché ; il a l'impression que tout ce qui s'approche de lui va lui faire mal. Il est extrêmement sensible, ses articulations sont endolories et sensibles au toucher, et il craint qu'on ne les blesse.
Ce médicament possède une inflammation érysipélateuse. Si vous avez un érysipèle de la face avec l'état mental décrit, avec endolorissement et sorte de sensation contusive dans tout le corps, vous n'avez pas besoin d'attendre davantage avant de prescrire Arnica.
La sensation générale d'endolorissement contusiforme dans tout le corps, et l'état mental, trancheraient en faveur d'Arnica contre n'importe quel remède.
Dans l'inflammation des reins et de la vessie, du foie, et même dans la pneumonie, l'état mental et la sensation générale d'endolorissement contusiforme dans tout le corps vous permettraient d'accomplir un travail étonnant dans de tels cas, même si Arnica n'a jamais produit de pneumonie.
Il possède tout ce qu'il faut d'expectoration rouillée, avec toute la douleur de poitrine et l'état catarrhal, la toux et les haut-le-cœur, ainsi que la sensation générale d'endolorissement contusiforme dans tout le corps ; et ajoutez à cela l'état de stupeur et l'état mental qui appartiennent à la condition inflammatoire de n'importe quel organe et qui sont particulièrement marqués dans ce médicament. Nous n'avons pas à nous inquiéter d'une finesse particulière de diagnostic pour nous décider en faveur d'Arnica.
Arnica a de la répugnance pour la viande, le bouillon et le lait. Il y a de la soif intense à certains moments ; par exemple, pendant le frisson de la fièvre intermittente il a soif, tandis qu'à d'autres moments il est sans soif.
« Vomissement de caillots rouge foncé, bouche amère ; endolorissement général. »
Vomissement de substances noires, comme de l'encre.
Arnica est un remède utile dans les états inflammatoires de l'abdomen, du foie, des intestins, avec tuméfaction, tympanisme, prostration, tendance à l'agitation, et avec une telle douleur qu'on ne peut le toucher. Ce tableau se rencontre aussi avec l'état typhoïde.
N'oubliez pas les symptômes d'Arnica dans l'appendicite. Il n'est pas nécessaire de courir chercher le chirurgien pour chaque cas d'appendicite si vous connaissez Bryonia, Rhus tox., Belladonna, Arnica et des remèdes semblables. Le remède homoeopathique guérira ces cas, et, si vous le connaissez, vous n'aurez jamais à courir après le chirurgien dans l'appendicite, sauf dans les accès récidivants.
Si vous ne connaissez pas vos remèdes, vous succomberez à l'idée dominante qu'il est nécessaire d'ouvrir l'abdomen et d'enlever l'appendice. Ce n'est qu'une ignorance déplorable qui livre l'appendicite au bistouri.
La fétidité est un trait d'Arnica ; il y a fétidité des éructations et des flatuosités. Les selles sont horriblement fétides.
« Diarrhée nocturne. »
« Selles involontaires pendant le sommeil. »
« Selles d'aliments non digérés, purulentes ; mucus glaireux sanglant ; sang noir ; selles très fétides. »
Ici nous voyons la tendance au suintement à partir des membranes muqueuses. Selles noires aqueuses avec vomissement noir.
« Rétention d'urine par effort, »
par surmenage, par blessure, par commotion cérébrale, par quelque accident violent. L'urine est brune, ou noire comme de l'encre, foncée.
« Douleurs perçantes, comme par des couteaux enfoncés dans les reins. »
« Urine très acide, avec augmentation de la densité spécifique. »
Grossesse
: Un autre trait d'Arnica s'observe chez les femmes enceintes. L'extrême sensibilité, l'endolorissement ou la douleur au toucher dans tout le corps sont ressentis surtout dans les viscères abdominaux, dans l'utérus et dans la région pelvienne.
Sensibilité douloureuse aux mouvements du fœtus, avec sensation endolorie et contusive ; les mouvements du fœtus sont très douloureux et la tiennent éveillée toute la nuit. Arnica fera disparaître cet endolorissement et elle ne distinguera plus les mouvements du fœtus. Il ne s'agit pas d'une augmentation des mouvements du fœtus, mais du fait qu'elle y est sensible.
« Écoulement goutte à goutte continuel d'urine après l'accouchement. »
Une caractéristique générale du remède est aussi que le corps est froid et la tête chaude ; tout le corps et les membres sont froids, mais la tête paraît chaude.
C'est un état marqué dans les accès congestifs soudains, dans le frisson congestif et dans les fièvres intermittentes congestives. C'est parfois le tout début d'un accès sévère, alors qu'il n'y a presque eu aucun avertissement, sinon une ou deux nuits de mauvais rêves et de détresse, de crainte et de stupeur, avec endolorissement du corps. Si le malade sort de cet état, un endolorissement accru du corps survient, qui empire de plus en plus jusqu'à ce qu'il soit douloureux et contusionné de partout.
Enfants
: Les enfants qui entrent dans de graves accès de fièvre infantile peuvent menacer de convulsions ; la tête est chaude et le corps froid. La plupart des médecins penseront à Belladonna, qui présente de telles extrémités froides et une tête si chaude. N'oubliez pas Arnica, surtout chez ces enfants qui semblent avoir une aversion à être touchés, et crient chaque fois que la mère leur prend la jambe ou le bras.
Examinez un peu l'histoire du cas et vous verrez qu'il s'agit d'un endolorissement ; et si vous déshabillez l'enfant vous pourrez observer des taches sombres, ce qui ajoute une indication d'Arnica.
C'est un remède de coqueluche ; vous pouvez facilement vous représenter quelles en sont les indications dans la coqueluche ; aggravation par le toucher, état douloureux et contusiforme, toux spasmodique avec expectoration de sang, ou mucus strié de sang foncé, ou encore de minuscules points comme des têtes d'épingle disséminés dans tout le mucus. Vomissement d'aliments avec mucus noir. L'état mental de l'enfant peut aisément être imaginé.
L'enfant est grognon et irritable.
« Toux provoquée par les pleurs chez l'enfant lorsqu'ils s'accompagnent de colère et d'agitation. »
« Accès de toux la nuit. »
« Coqueluche ; l'enfant pleure avant les quintes comme s'il craignait l'endolorissement. »
Vous pouvez facilement appliquer à diverses maladies ce que nous avons vu dans le remède. Douleurs lancinantes dans la coqueluche, douleurs pleurétiques avec catarrhe de la poitrine, avec pneumonie ou pleurésie, états inflammatoires.
Il a aussi des affections plus traînantes, « dégénérescence graisseuse du cœur. »
Douleurs lancinantes dans la région cardiaque, douleurs lancinantes de gauche à droite.
« Las, contusionné, endolori, grande faiblesse, doit se coucher, et pourtant le lit lui paraît trop dur. »
Il sera bon de relire tous ces symptômes ; il y a dans ce remède de nombreuses particularités, beaucoup de petits symptômes de grand intérêt.
Il suit bien après Aconite et est complémentaire d'Aconite, Ipeca et Veratrum.
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