Antimonium tartaricum
par James Tyler Kent — Leçons de matière médicale homéopathique
Antimonium Tartaricum - LEÇONS DE MATIÈRE MÉDICALE HOMŒOPATHIQUE par JAMES TYLER KENT, A.M.,
M.D.
LEÇONS DE MATIÈRE MÉDICALE HOMŒOPATHIQUE
Ancien professeur de matière médicale au
Hering College, Chicago.
Antimonium Tartaricum
Face
: À peu près la première
chose que nous voyons, dans l’étude d’un malade Antimonium
tart., s’exprime sur
le visage.
Le visage est pâle et maladif; le nez est tiré et pincé; les yeux sont
enfoncés et entourés de cernes sombres.
Les lèvres sont pâles et flétries. Les narines sont dilatées et battantes,
et l’intérieur des narines présente un aspect sombre, fuligineux.
Le visage est couvert de sueurs froides et il est froid et pâle.
L’expression est celle de la souffrance. L’atmosphère de la chambre est âcre, plus âcre que
fétide ou putride, et vous fait sentir que la mort y est présente.
La famille est bouleversée; on va et vient en tous sens, et la garde-malade
est dans un état d’agitation affairée, et vous entrez dans cette scène pour faire une prescription homéopathique.
C’est une scène d’agitation dans laquelle on ne peut guère agir avec calme,
et pourtant il faut faire une prescription très rapide.
Tout cela entravera quelque peu votre pensée au moment même où il vous
faut penser le mieux et le plus vite.
Or, dans quel genre de cas trouvons-nous cet état et cette apparence, où
tous les traits et tous les symptômes se conforment à la nature du remède?
Sujets catarrhaux
: D’abord, chez les
sujets catarrhaux,
dans les constitutions délabrées, chez les enfants affaiblis, chez les vieillards.
États catarrhaux de la trachée et des bronches. Si l’on prête l’oreille,
on entend de gros râles
et des gargouillements dans la poitrine.
Si vous avez déjà été dans la chambre d’un mourant, vous avez entendu ce
qu’on appelle le râle de la mort. Il est grossier comme cela.
De temps en temps, il y a expectoration d’une pleine bouche de mucus clair,
blanchâtre. L’état est tel que la poitrine se remplit progressivement de mucus,
et d’abord il peut encore parvenir à l’expectorer; mais finalement il étouffe par cet encombrement muqueux
et par l’incapacité de la poitrine et des poumons à le rejeter.
Poumons
: C’est un
état paralytique des poumons. Cela peut survenir dans des cas de grippe. Au début, cela peut être un cas
qui se déclare assez rapidement et suit une évolution rapide.
Ce peut être un cas qui produit une prostration précoce, c’est-à-dire en trois ou
quatre jours, ou en une semaine. Les premiers jours de la maladie n’orienteront pas vers
Antimonium tart.
Tant que la réaction est bonne et que ses forces se maintiennent, vous ne verrez pas ce
faciès hippocratique, cet affaissement, cette froideur et ces sueurs froides.
Vous n’entendrez pas ce râle dans la poitrine, parce que ces symptômes sont
des symptômes qui indiquent un état passif.
Antimonium tart. a
la faiblesse et le manque de réaction. Nous voyons donc qu’il convient dans les cas qui présentent
cet état, ou chez les malades si faibles que, lorsqu’ils sont abattus par la maladie, ils entrent
d’emblée dans un état passif ou relâché.
Bronchite
: Dans les cas
de bronchite avec pneumonie, inflammation de la trachée, inflammation des voies aériennes
en général, l’inflammation s’accompagne vraisemblablement de sécheresse ou d’un écoulement peu abondant de
mucus.
Si cet état est violent, il atteindra en quelques jours un stade de relâchement et
de faiblesse. Mais le premier stade n’indique pas
Antimonium tart.
Des remèdes comme
Bryonia
et
Ipecac.
interviennent dans la première période, et l’impression que vous avez en administrant ces
médicaments est qu’ils suffiront pour tout le cas; et ils suffiront, sauf dans les états où
cette faiblesse est présente dès le début, ou lorsqu’il manque au malade la capacité de réagir suffisamment à
votre remède pour guérir sous son action.
Alors vient un second remède, et c’est le moment où ce médicament commence
son action.
Ipecac.
présente aussi quelque chose de ce gros râle, mais il est accompagné
chez lui d’une grande puissance expulsive des poumons.
Ce remède a le gros râle qui survient après de nombreux jours.
Ipecac.
l’a pendant les premiers
jours de la maladie. Ce remède a la toux, les haut-le-cœur et les efforts de vomissement, mais au
stade de grand relâchement, de prostration et de froideur. On dirait qu’il va mourir.
Quand vous l’entendez tousser, vous êtes aussitôt frappé de l’idée qu’il
doit exister une profonde faiblesse de sa puissance pulmonaire. Nous savons qu’il est du pouvoir
des poumons de produire une action expulsive par de profondes inspirations.
Ils n’ont aucune puissance de cette sorte chez
Antimonium tart. La
poitrine est pleine de mucus et cela râle; la toux est une toux râlante, mais le mucus ne
remonte pas, ou bien il n’en remonte qu’une petite quantité, sans le soulager.
Sa poitrine est pleine de mucus, il étouffe et il est réellement en train
de s’éteindre, mourant d’un empoisonnement par l’acide carbonique dû à un défaut de puissance expulsive.
Pneumonie
: Dans les cas de
pneumonie; lorsqu’elle débute avec un frisson, l’attaque peut être très violente, une attaque
d’une telle violence qu’elle produit une prostration précoce, c’est-à-dire après trois ou quatre jours.
Il n’est pas indiqué au début, pendant le frisson et pendant le haut degré
d’inflammation, mais au stade d’exsudation. Toutefois, la violence de l’attaque l’amène à un
état de prostration, ou bien il est déjà faible comme un vieillard, et par conséquent il se relâche
et se prosterne facilement sous l’effet de la maladie.
Tout à fait à l’opposé d’
Aconite,
Bell., Ip..
et
Bry.,
car chez ceux-là tout commence avec violence - c’est exactement
l’inverse qui est présent dans
Antimonium tart.
Peu de fièvre, sueurs froides, froideur, relâchement, faciès
hippocratique.
C’est donc le remède qui clôt la scène dans les cas sévères de bronchite,
de pneumonie; la plupart de ces cas meurent dans un état d’Antimonium tart.
Ce malade est un vieux
sujet goutteux,
débile à la suite d’une longue maladie, toujours frissonnant, pâle,
avec des articulations hypertrophiées. Chaque période de temps humide provoque un état catarrhal de la poitrine,
du larynx et de la trachée, qui évolue vers un état de sécrétion abondante de mucus.
Il est immédiatement alité, prostré, avec de gros râles.
Enfants
: Chez les enfants
qui ont des attaques fréquentes de bronchite, par temps froid et humide, lors de pluies froides en automne,
au printemps et par temps couvert.
À peine sont-ils remis d’un rhume qu’un autre survient. Le stade aigu
n’est jamais violent chez eux, mais ils continuent à avoir ces rhumes passifs avec râles.
Râles récurrents dans la poitrine. Frissonnants et pâles.
Ces enfants colorés, qui n’ont pas l’air malades quand ils sont enrhumés,
qui sont plus ou moins vigoureux, qui ont des râles dans la poitrine, mais ne tombent pas dans la faiblesse
et ne sont pas prostrés par cela, tout en continuant à râler, réclament
Kali sulph.
Voilà un trait bien distinctif: la faiblesse parle aussitôt en faveur de
ce remède.
Vieillards
: Chez les
très
vieux sujets,
cette faiblesse survient, chez les vieillards délabrés qui ont depuis des années un
catarrhe
de la poitrine.
Chaque vif refroidissement de l’hiver provoque un catarrhe de poitrine, avec
mucus blanc épais, accompagné d’une grande dyspnée, qui le force à garder le lit. Il doit s’asseoir
sur son lit et être éventé; il ne peut pas se coucher à cause de la difficulté respiratoire et de l’encombrement
de la poitrine.
Antimonium tart. lui
fera passer plusieurs de ces accès avant qu’il ne meure. Quand le mucus est jaune et
suppuré chez l’un de ces vieillards,
Ammoniacum
lui fera passer encore bon nombre d’hivers. Nous voyons quantité de vieillards qui
souffrent de catarrhe de poitrine pendant l’hiver; ils en souffrent depuis des années, et ne s’attendent
pas à aller mieux.
Quand l’expectoration est jaune,
Ammoniacum
les tirera d’affaire; et
Antimonium tart., quand elle est blanche et accompagnée de prostration, de sueur,
de froideur, de pâleur et de coloration bleuâtre du visage. Ce sont là les principales utilisations de ce remède
en pratique.
Modalités
: il a
beaucoup de douleurs et de maux. Dans une grande mesure,
Ant.
tart. se construit sur le fondement d’
Antimonium crudum.
Il forme ses
symptômes thoraciques, dans une grande mesure, sur cette base.
Beaucoup de symptômes ressemblent à ceux d’
Antimonium crudum;
beaucoup de symptômes sont aggravés quand il s’échauffe, et par
trop d’habillement. Vous verrez ce malade assis dans son lit, sans rien autour des épaules
ni du cou, et la chemise de nuit grande ouverte pour pouvoir respirer. Il étouffe si la chambre
est trop chaude. Cela vient de l’
Antimonium
crud.
Il est aggravé par le bain dans l’eau froide, comme
Antimonium crud.
Les membranes
muqueuses sont couvertes d’un mucus blanc épais, comme chez
Antimonium. crud.
De même,
il ne veut pas qu’on s’occupe de lui ni qu’on le dérange. Tout lui pèse.
L’enfant, lorsqu’il est malade, ne veut pas qu’on le touche, ni qu’on lui parle,
ni qu’on le regarde. Il veut qu’on le laisse tranquille. Le nourrisson pousse sans cesse une plainte pitoyable et des gémissements. Bien
souvent, la respiration elle-même est gémissante. Râles et gémissements. Toujours de mauvaise humeur,
c’est-à-dire extrêmement irritable quand on le dérange.
Toute perturbation semble accroître la gêne respiratoire; elle l’importune et
rend le malade irritable.
Rien d’étonnant à ce que le malade soit prodigieusement angoissé, car à
voir son aspect nous dirions qu’il doit avoir le sentiment qu’il meurt. Il a l’air de sombrer,
et s’il n’est pas bientôt soulagé il mourra certainement, car il existe un encombrement de la poitrine
qui l’étouffe, et le sentiment est celui de l’étouffement, de la dyspnée,
qui augmente sans cesse.
Les ailes du nez battent comme chez
Lycopodium.
Lycopodium
lui dispute l’indication de très près et lui ressemble beaucoup.
Il y a beaucoup de céphalées mentionnées sous
Antimonium tart., mais
Antimonium crud.
se
révélera plus volontiers pour les céphalées du groupe
Antimonium,
tandis que ce médicament se révélera plus volontiers pour les troubles thoraciques du groupe
Antimonium.
Ces deux remèdes ont tous deux des symptômes gastriques très marqués. Nausées
constantes, vomissements et indigestion. Antimonium tart., avec sa respiration difficile,
a l’estomac malade. Il a de la répugnance pour tout, répugne à la nourriture; il vomit même l’eau.
Il a aussi un état docile et, si on lui permet de rester tranquille,
malgré toutes ses souffrances, il tombera dans le sommeil, ou passera dans un état d’insensibilité. Il
toussera et dormira, et ronflera à travers la dyspnée, de sorte qu’il ressemble à bien des égards à
Antimonium crud.,
mais
Antimonium crud.
n’a rien de semblable à
l’écoulement abondant de mucus provenant de membranes muqueuses enflammées. Il n’a rien de comparable à
l’état passif de l’organisme tout entier. Il n’est pas aussi violent dans ses pathogénésies,
et n’est pas aussi effrayant à voir.
Yeux
: Cliniquement
Ant. tart.
a été surtout limité, dans son usage, aux membranes muqueuses de la poitrine,
mais il présente les mêmes états passifs de toutes les membranes muqueuses du corps. Écoulements
de mucus blanc par les yeux.
"Yeux proéminents, fixes. Vue trouble, vacillante. Ophtalmie
gonorrhéique."
Mais les états rhumatismaux fournissent une autre forme de ce remède, une autre
facette de lui, comme chez
Antimonium
crudum.
Les articulations sont atteintes, prennent une infiltration lente et passive et deviennent
hydropiques; tuméfaction hydropique de toutes les articulations. Infiltration goutteuse des articulations, et ces
états sont particulièrement mauvais par temps froid et humide. Symptômes oculaires de ce caractère goutteux.
Les yeux sont infiltrés en même temps que les articulations, de sorte qu’il y a
un état goutteux des yeux. L’état goutteux affecte tout le corps. La membrane muqueuse est pâle au lieu d’être
rouge et enflammée; elle est pâle et relâchée, et semble suinter; le mucus s’y forme très facilement.
C’est l’état qui survient dans la poitrine. Ce n’est pas cette sensation brûlante
de mise à vif qu’on trouve chez
Ars.
et les remèdes plus aigus, bien qu’il existe un état de prostration, avec l’angoisse et
les sueurs froides qui rappelle
Ars.
Dents
: Ensuite cet état
goutteux atteint les dents. Toutes ses dents sont le siège de douleurs rhumatismales.
"Douleurs rhumatismales dans les dents," avec douleurs rhumatismales dans les
articulations. Les dents sont sensibles.
"Dents couvertes de mucus."
Dans toutes les affections, l’
estomac
défaille, et il y a nausées, incapacité de digérer
et dégoût de la nourriture. Vomissement de tout ce qui est introduit
dans l’estomac; vomissement même d’une cuillerée d’eau. Dans la plupart des affections, ce remède se caractérise par
l’absence de soif.
La soif fait exception. En général, dans ces accès de
dyspnée, les proches du malade se tiennent autour de lui avec un vif désir de faire quelque chose,
ne fût-ce que lui tendre un verre d’eau.
Ce malade est irrité quand on lui offre une gorgée d’eau. Il se sent
perturbé, et montre son agacement.
L’enfant pousse un grognement froissé quand on lui offre de l’eau. Absence de soif
avec tous ces troubles bronchiques, avec écoulement abondant de mucus et gros râles dans la
poitrine.
Parfois il existe un désir irrésistible de choses froides, mais c’est l’exception.
"Désir d’acides ou de fruits acides," et ils le rendent malade.
Troubles survenant dans l’estomac par le vinaigre, par les choses acides,
par le vin aigre, par les fruits acides, comme chez
Ant.
crud.
Répugnance pour le lait et pour toute autre forme de nourriture, mais le lait surtout
rend le malade malade, occasionnant des nausées et des vomissements.
Flatulence
: L’
estomac et le ventre sont considérablement distendus par les gaz. Le ventre est tympanique. Avec
les symptômes gastriques et intestinaux, il y a cette
nausée constante,
mais c’est plus qu’une
nausée, c’est un dégoût mortel pour toute espèce d’aliment ou de nourriture, une nausée avec le
sentiment que s’il prenait quoi que ce soit dans l’estomac il mourrait; ce n’est pas seulement une aversion pour la nourriture,
ni simplement une nausée commune qui précède le vomissement, mais un dégoût mortel de la nourriture.
La faiblesse s’accompagne d’une angoisse accrue, et il étouffe de plus en
plus lorsqu’on lui offre de la nourriture. Les gens bien intentionnés veulent très souvent lui faire prendre
quelque chose, car peut-être n’a-t-il rien pris de toute la journée, ou de toute la nuit; mais la pensée de la nourriture
ne fait qu’accroître la dyspnée, augmenter ses nausées, son dégoût et sa souffrance.
Vomissements
: Les vomissements ne
sont pas chose facile dans ce remède. Les vomissements sont plus ou moins spasmodiques.
"Violents efforts de vomissement. Haut-le-cœur, efforts de vomissement et contractions pour vomir.
Étouffement, haut-le-cœur, au milieu d’une grande torture."
L’estomac semble prendre une action convulsive, et c’est avec la plus grande
difficulté, après beaucoup de ces grands efforts, qu’un peu remonte, puis un peu davantage, et cela
continue ainsi.
"Vomissement de tout ce qui a été mis dans l’estomac, avec
des quantités de mucus."
Mucus épais, blanc, filant, parfois avec du sang.
"Vomissements de glaires, avec grand effort. Vomissement de grandes quantités de
mucus. Vomit un mucus tenace."
"Vomissements de glaires, avec bile. Un mucus tenace et aqueux, puis un peu de
nourriture, puis de la bile."
Mais ce qui est principalement vomi, c’est le mucus blanc épais et filant,
venant de toutes les membranes muqueuses. Tenace et visqueux; on peut l’étirer en fils.
Le malade est souvent suffoqué tandis que ce mucus blanc épais et filant est
expulsé de l’œsophage et de la bouche. La bouche s’en remplit. C’est un effort énorme,
spasmodique, pour ce malade, que de vider l’estomac de son contenu, qui est du mucus,
ou du mucus et de la bile.
Au début des vomissements, c’est du mucus, et après beaucoup d’efforts il y a
régurgitation de bile dans l’estomac, et la poursuite des vomissements vient de la bile. Les grands efforts
provoquent aussi un afflux de sang dans l’estomac, et le contenu de l’estomac sera strié de sang.
Ulcérations
:
Ulcération
des membranes muqueuses partout. Il a des ulcères dans le nez et dans
le larynx, et des ulcères qui saignent. Ulcères hémorragiques dans l’estomac, et il y a ainsi des vomissements de sang.
Comme
Antimonium
crud., il
a été utile chez les vieux buveurs.
Ivrognes
: Les vieux
ivrognes prennent parfois un aspect délabré et contractent de fréquents refroidissements.
Après une grande débauche, après avoir passé plusieurs jours dans l’une de leurs
périodes de beuverie, ils deviennent relâchés et froids, prennent froid, et la poitrine se remplit de mucus,
et ils vomissent, s’étouffent et vomissent.
"Râle de mucus dans la poitrine des vieux ivrognes."
Ant. tart.
est parfois requis.
Ant. crud.
quand le trouble est surtout limité à l’estomac.
Ant. tart.
quand les symptômes thoraciques sont présents avec angoisse croissante, froideur
et prostration; prostration par suite de longues habitudes de boisson.
Vieux goutteux, vieux ivrognes; vieilles constitutions délabrées. Chez les
enfants aussi qui ont des constitutions délabrées, comme s’ils avaient vieilli avant l’âge. Ceux-ci prennent froid
dans la poitrine, avec gros râles de mucus, et ont besoin de ce remède.
Très souvent il y a de l’angoisse dans l’estomac; elle n’est pas toujours décrite
comme une douleur, mais comme une sensation anxieuse, un affaissement mortel, un indescriptible affaissement dans l’estomac,
comme si elle allait mourir.
"Angoisse dans l’estomac, avec nausées."
Hyperémie passive du foie, avec vomissements et bile.
Douleurs
: Le remède est
aussi plein de douleurs tranchantes, coupantes comme un couteau. Pincements dans les intestins. Douleurs coliques.
Distension du ventre.
Le ventre peut être distendu par de la sérosité, ou il peut être distendu par
des gaz.
"Douleurs vives, tranchantes, comme par des couteaux. Douleurs des plus violentes dans le
ventre."
L’hydropisie est l’un des états naturels de toutes les formes d’
Antimonium.
Je me souviens d’un énergique vétérinaire de chevaux donnant à tous les chevaux de l’
antimoine noir
lors d’une épizootie qui sévissait au pays, en passant par toutes les écuries.
J’appris qu’il donnait de l’
antimoine noir
à tous les chevaux et je
laissai instruction que le mien ne devait recevoir aucun autre médicament que celui que je donnais. Presque tous les
chevaux qu’il traita finirent par une hydropisie et furent immobilisés pendant des jours et des semaines,
les jambes enveloppées.
C’était une pathogénésie d’
Antimonium.
Ant. tart.
en est plein. Il était autrefois courant, pour les vieilles constitutions délabrées, d’être mises sous
Ant. Tart.
à
la fin des pneumonies et des fièvres, mais elles avaient presque toujours un gonflement des pieds pendant trois
ou quatre mois après s’être levées.
Si elles n’avaient pas cela, elles avaient des "
ulcères de fièvre
".
Antimonium est une cause fréquente de l’"
ulcère de fièvre
",
l’ulcère traînant et indolent qui se forme sur les jambes à la suite d’anciennes fièvres dans les constitutions délabrées.
Parfois elles ne s’en débarrassent jamais. Elles ne s’en débarrassent certainement
jamais à moins de tomber entre les mains d’un prescripteur de notre école.
Copyright © Robert
Séror 2000
Mise en page Copyright © Sylvain Cazalet 2000