Kali Iodatum
par John Henry Clarke — Dictionnaire de matière médicale pratique
Iodure de potassium. Kali hydriodicum. KI. Solution. Trituration.
Clinique
Actinomycose / Anévrisme / Anhidrose / Maladie de Bright / Bubon / Oignons / Cancer / Carie / Rhume / Condylomata / Phtisie / Toux / Croup / Débilité / Hydropisie / Oreilles, otalgie ; acouphènes / Amaigrissement / Érythème noueux / Yeux, affections des / kystes des paupières / Fibrome / Gonflements glandulaires / Gonorrhée / Goutte / Gomme syphilitique / Hémorragies / Pollinose / Hygroma prérotulien / Influenza / Hémorragie intermenstruelle / Articulations, affections des / Laryngite / Foie, maladies du / Ataxie locomotrice / Lumbago / Poumons, hépatisation ; œdème / Menstruation, troubles de la / Névralgie / Nodosités / Bruits dans les oreilles / Nystagmus / Odeur corporelle anormale / Œdème de la glotte / Pancréatite / Paralysie / Pleurésie / Prostate, affections de la / Rhumatisme / Rachitisme / Rupia / Sciatique / Scrofule / Variole / Colonne vertébrale, cyphose de Pott / Rate / Syphilis / Tic douloureux / Langue, névralgie de la / Tumeurs / Ulcères / Loupes
Caractéristiques
Kali iod. est l'un des rares médicaments dont on peut attendre une action définie dans la pratique ordinaire. Dans la syphilis secondaire active, dans les ulcères de type constitutionnel, et dans les cas de rhumatisme subaigu, l'iodure de potassium fera généralement ce qu'on en attend. Que son action soit spécifique est généralement admis ; et spécifique revient au même que homœopathique. Je trouve rarement l'occasion de l'employer à des atténuations plus basses que la 30e. L'histoire du médicament dans ses rapports avec la syphilis est à la fois intéressante et importante. Comme on devait naturellement s'y attendre, K. iod., étant antisyphilitique, est aussi antidotique du mercure. L'expérience semble montrer que ce sont les patients chargés de maladie, de mercure, ou des deux à la fois, qui peuvent supporter les doses massives de K. iod. parfois administrées. Mais le sel est souvent donné à titre diagnostique, et alors, si l'on n'y prend garde, il y a grand danger pour le malade. J'ai vu des patients irrémédiablement diminués en force par K. iod. administré sous la supposition qu'ils étaient syphilitiques. J'ai rapporté dans mes Diseases of the Heart (p. 165) le cas d'un homme de 74 ans qui présentait une affection cutanée de type psoriasique pour laquelle il consulta un homœopathe. Sa santé demeurait excellente, mais sa peau ne guérissait pas ; il consulta alors un spécialiste réputé des maladies de peau et de la syphilis, qui la déclara d'emblée syphilitique, bien que le patient niât avoir jamais eu la maladie. De fortes doses de K. iod. furent données, et l'affection cutanée disparut en quinze jours. Mais le malade fut pratiquement tué. Il pleurait comme un enfant sans savoir pourquoi. Il perdit plus d'une pierre de poids. Il pouvait manger très peu, et tout provoquait une gêne et une sensation de plénitude. Des palpitations survenaient à toute heure et l'empêchaient de dormir la nuit. Le pouls n'était plus qu'un frémissement pendant les accès, et il était irrégulier, intermittent, ou très fréquent dans les intervalles. C'est dans cet état qu'il vint me voir, mais les forces de réaction étaient détruites, et rien de ce que je lui donnai ne fit impression. Il quitta Londres et mourut très peu après. Voici un autre cas d'intoxication par K. iod., lorsqu'elle n'est pas contrebalancée par des médicaments antidotiques ou par la maladie. Il est rapporté par Jonathan Hutchinson. Le patient, un homme de 26 ans, avait été traité à l'hôpital par des doses de 5 grains de K. iod. pour une tuméfaction de l'aine diagnostiquée comme syphilis. Il n'y avait alors aucune éruption cutanée, mais peu après il en apparut une, que l'on crut confirmer le diagnostic. La dose fut portée à 10 grains à la fin de la semaine, dix jours plus tard à 15 grains, puis encore à 20 grains. Cela fut poursuivi du 23 juillet au 9 octobre. On substitua alors le mercure, mais sans changement, et le malade, qui empirait tout le temps, mourut d'exténuation quinze jours plus tard. Pendant la dernière partie du temps il se trouvait au London Hospital, où il avait été transféré ; on y constata, après enquête attentive, qu'il n'existait aucun signe de syphilis. Voici son état lorsqu'il arriva au London Hospital quelques jours avant sa mort : il existait une éruption cutanée généralisée, composée de tuméfactions allant de petites papules à d'énormes masses tubéreuses, dont quelques-unes étaient ulcérées. Les tuméfactions atteignaient leur plus grande taille à la face, aux jambes et à la partie supérieure de la poitrine. Une planche en couleurs illustrant le cas fut publiée, montrant des tumeurs d'une teinte rouge pourpré foncé. L'action antidotique de la syphilis vis-à-vis de . est encore confirmée par l'observation de Fournier (., Appendix), qui nota l'apparition de purpura chez des patients soumis à son influence. Mais cela ne survenait sous une forme intense que chez des personnes ne présentant aucun signe de syphilis, et auxquelles on le donnait « seulement à titre préventif ». Mais la relation antisyphilitique de . ne représente qu'une petite part de sa puissance telle que les homœopathes la connaissent. Bien qu'il n'ait pas été largement éprouvé, les effets observés et attestés des surdosages sont suffisamment nombreux. P. Jousset (, octobre 1899, 241) a rappelé les expériences de Rilliet avec le médicament sur des sujets sains. Il expérimenta sur vingt-huit personnes, en mêlant à leur sel de table un dix-millième de ., de sorte qu'en deux ans chacun en aurait pris 40 centigrammes. Voici l'un des cas : un homme de 45 ans, de constitution très forte, n'avait jamais été malade. Au bout de sept mois, il commença à maigrir ; eut des palpitations ; devint triste et mélancolique ; eut des idées fixes, de la faiblesse, un malaise indéfinissable dans l'abdomen inférieur avec constipation. Le sel iodé fut accidentellement suspendu en janvier et février, et il se rétablit complètement. De retour chez lui au mois d'août, il recommença le sel, et les mêmes symptômes reparurent avec beaucoup plus d'intensité qu'auparavant : amaigrissement notable et progressif avec appétit vorace ; tremblements ; palpitations ; regard fixe ; teint jaune ; surtout, les troubles moraux étaient très prononcés, agitation allant jusqu'aux larmes ; irritabilité ; dégoût et découragement ; sommeil agité. Il lui fallut deux mois pour se remettre cette fois. Le compte rendu dit que la santé de l'homme fut de nouveau « complètement rétablie » ; mais ce n'est pas tout à fait exact. Après le premier empoisonnement, bien qu'une santé complète semblât revenue, il subsistait une extrême susceptibilité à l'action du médicament, de sorte qu'une période d'empoisonnement bien plus courte suffisait à reproduire les symptômes à un degré beaucoup plus aggravé. Et deux ans plus tard, bien que la santé parût parfaitement rétablie, un séjour de vingt et un jours au bord de la mer coûta presque la vie à cet homme. Les mêmes symptômes reparurent. Il n'était plus qu'un squelette, l'appétit restant tout le temps exagéré. En marchant il était presque plié en deux, tremblant et hors d'haleine au moindre mouvement. Pouls faible et très fréquent. Finalement il fut contraint de garder le lit, et eut beaucoup de peine à regagner son domicile à Genève. Là il alla promptement mieux. Mais malgré la guérison apparente, un changement très profond de l'organisme s'était produit ; et, d'après cette expérience, « au bord de la mer » doit être compté parmi les états de . Deux autres personnes, toutes deux des femmes de soixante ans, eurent les mêmes symptômes que cet homme, l'une au bout de deux mois, l'autre au bout de quatre. Chez les autres des vingt-huit expérimentés, aucun symptôme ne fut observé. Jousset cite du même auteur des expériences avec le même sel dans le traitement du goître. Un homme de cinquante ans présentait un goître rond, indolore, non fluctuant, du côté droit du cou, gros comme une orange, de croissance très lente. Il prenait chaque matin, à jeun, une cuillerée d'eau contenant un gramme (15 1/2 grains) de . Dès le premier jour du traitement il ressentit une angoisse indéfinissable. Le seizième jour, le malaise augmenta, avec un amaigrissement important, et le patient jeta sa potion dans le lac. Deux jours plus tard, son médecin constata tous les symptômes graves de l'intoxication ; . Le patient fut envoyé à la campagne et resta malade tout l'été, mais se rétablit complètement en hiver, . Cette expérience fut répétée chez trois autres patients ; mais un chien goitreux fut plus heureux. Deux centigrammes (gr. 1/6) suffirent à produire chez lui tous les symptômes, et son goître disparut sans revenir lorsqu'il se remit de l'intoxication. À ce propos, on peut mentionner le pouvoir du sel sur d'autres types de tumeurs. Des ganglions lymphatiques augmentés de volume, des nodosités syphilitiques, des condylomes, et des tumeurs du sein et de l'utérus ont été enlevés par lui. Cela s'est produit, pour la plupart, sous l'action du sel brut ; et l'explication générale est que l'action dissolvante du médicament s'exerce avec la plus grande puissance sur les néotissus de moindre organisation. Mais cela ne s'appliquerait pas à tous les cas. Nous avons vu, dans le cas de Hutchinson, que . peut produire des tumeurs aussi bien qu'en faire disparaître ; mais Jules Gaudy a consigné une autre observation (., vi. 57). Plusieurs cas de tumeurs abdominales furent traités avec succès par lui avec . en triturations 3x, 10 et 15 centésimales. Deux de ces malades avaient auparavant été traités sans succès par le sel brut avant de venir sous ses soins. Ils ne pouvaient le tolérer à cause de l'inappétence et de l'irritation de la membrane muqueuse de la bouche et de la gorge. L'un de ces patients portait une grosse tumeur au niveau de la grande courbure de l'estomac, s'étendant des deux côtés, plongeant dans la cavité abdominale et descendant dans le pelvis ; elle était adhérente et difficile à circonscrire. Il avait une peau ictérique, d'aspect sale, avec perte d'appétit, et vomissait le plus souvent ses aliments. Une suspicion de syphilis latente conduisit Gaudy au remède, qui fut parfaitement toléré à l'état dynamisé, quoique non à l'état brut. La santé s'améliora rapidement, et en trois mois on ne découvrait presque plus de tumeur. Ce qui en restait dépendait manifestement de l'épiploon. Le second cas était de nature très semblable à celui-ci. Cooper rapporte ce cas : « Utérus rempli de fibromes, douleur de la région inguinale droite à l'effort, moral abattu, acouphènes comme un bourdonnement de mouches, sensation constante de fatigue somnolente dans les membres, pieds chauds et brûlants, quoique parfois frissons intenses dans tout le corps, douleurs dans les seins, qui sont sensibles, incapacité à rester longtemps sans nourriture, distension constante comme par des gaz, défaillance au creux de l'estomac à 11 heures du matin, sommeil peuplé de rêves ; tous ces symptômes disparurent sous . 30, laissant la patiente dans un confort absolu. » Cooper ajoute cette note : « Il existe beaucoup de ressemblance entre les actions de . et de . à la 30e dilution. Après bronchite, pneumonie, érysipèle et autres affections inflammatoires, ., à la 30e comme sous des formes plus brutes, agit comme par magie, apparemment en éliminant les produits de déchet laissés dans les tissus. » . a aussi été éprouvé de manière régulière, mais pas aussi largement que certains autres sels de . Il agit sur les tissus sensiblement comme la syphilis elle-même : il les dissout ; les glandes s'atrophient ; les tissus, surtout les tissus conjonctifs et les ligaments, s'enflamment et s'ulcèrent. Le périoste et les os sont attaqués et des nodosités apparaissent. Mais . est peut-être plus antiscrofuleux qu'antisyphilitique. Il agit le mieux chez les patients scrofuleux, surtout si une syphilis, une mercurialisation, ou les deux, viennent s'y surajouter. Il provoque aussi des infiltrations, des œdèmes et diverses formes d'hydropisie. Le sang est touché, des hémorragies surviennent, ainsi qu'un purpura hémorragique. Une grande indication de ., signalée par Cooper, est une « sensibilité diffuse » des parties atteintes. Cela apparaît dans les pathogénésies : « Le cuir chevelu est douloureux au grattage, comme ulcéré (au bout de onze jours). » Ceci vient de Hartlaub et Trinks. « Gonflement de toute la glande thyroïde, augmentant très rapidement, . » Il a fait disparaître des nodosités syphilitiques sensibles. J'ai souvent vérifié cette indication. Dans tous les états névralgiques ou inflammatoires où il existe une sensibilité accrue et diffuse de la partie atteinte, il faut penser à . J'ai guéri avec . 30, chez un homme d'âge moyen, une névralgie revenant chaque jour au-dessus de l'œil gauche ; en plus de cela il se plaignait que sa . Il avait aussi les gencives douloureuses et une toux, et il était couché. Il n'y avait pas de syphilis dans ce cas. Farrington mentionne : « Céphalée de la tête externe, avec bosses dures comme des nodosités sur le cuir chevelu, qui font excessivement mal. » Cela peut être syphilitique, mercuriel, ou rhumatismal. Cooper guérit par . 30 un cas de goutte rhumatismale chez une dame ; toutes les articulations étaient atteintes ; elle ne pouvait dormir depuis des semaines à cause de la douleur. L'indication maîtresse était : « Après la fatigue, la région hépatique devient sensible. » Il le recommande dans les affections de la rate avec sensibilité diffuse de la région splénique et hydropisie. . correspond aussi à l'épanchement séreux sur le cerveau secondaire à l'hépatisation des poumons. L'action de . dans la sphère respiratoire est très importante. Le coryza de . est bien connu et constitue, pour l'ancienne école, la seule indication généralement reconnue de « l'iodisme », comme on l'appelle, avec un suprême mépris de l'élément . L'écoulement est acre, aqueux ; les yeux piquent et sont bouffis ; il y a larmoiement. (Cette action sur les yeux peut évoluer jusqu'à l'iritis, la kératite et la chémosis.) Le coryza récidive au moindre refroidissement et rend le nez rouge et tuméfié. L'écoulement peut devenir épais, vert, fétide ; il peut se produire de l'ozène et une perforation des os. La voix devient nasonnée, enrouée, ou s'éteint. « Réveil surtout à 5 h du matin, avec gorge sèche, oppression, perte de la voix, glandes gonflées », comme dans le croup et l'œdème de la glotte. . correspond à de nombreux cas de phtisie, laryngée et pulmonaire. Un caractère est : douleurs lancinantes à travers les poumons ; au milieu du sternum ; du sternum vers le dos, ou profondément dans la poitrine en marchant. « Toux profonde, creuse, rauque, avec douleur à travers la poitrine. » L'expectoration caractéristique est verdâtre, abondante, et . Hering parle de . comme ayant guéri des pneumonies et la maladie de Bright. Lutz (cité ., xxviii. 175) remarque la fréquence (due à des causes atmosphériques) de l'asthme bronchique, tant chez les Blancs que chez les indigènes, dans les îles Sandwich, les symptômes étant ceux d'une bronchite capillaire suffocante avec expiration défectueuse, . (brut) procurant un soulagement rapide. « Les symptômes initiaux, prononcés et indubitables de . sont : coryza, éternuements et bronchite ; et de là se déploie tout un ensemble de symptômes tels qu'on peut les attendre d'un point de départ morbide aussi habituel » (Cooper). a été recommandé comme protecteur contre la fièvre aphteuse du bétail (., 26 juin 1895). Le cœur est profondément affecté, comme nous l'avons vu plus haut. « Battements désordonnés au réveil ; doit se lever, craignant sinon d'étouffer. » C'est un remède favori de l'anévrisme chez les praticiens de l'ancienne école, mais il n'est pas nécessaire d'imiter leurs doses massives ; son action est manifestement spécifique. La marche beaucoup tous les symptômes cardiaques. Il convient à beaucoup de cas de cœur rhumatismal, ainsi qu'à d'autres états rhumatismaux. Le tube digestif n'est pas moins perturbé que les autres membranes muqueuses. Il existe une douleur terrible à la racine de la langue, qui est caractéristique. Il y a inappétence et dyspepsie avec flatulence et ballonnement presque aussi intenses que dans . Le froid beaucoup tous ces symptômes. Le rectum et l'appareil génito-urinaire présentent de nombreux symptômes. J'ai guéri avec ce remède un cas de spasme du rectum avec une légère douleur dans l'urètre survenant après le coït. et avaient auparavant apporté un soulagement partiel. Ce après le coït relie . aux autres : ., et . Des éruptions de nombreuses espèces apparaissent, scrofuleuses et syphilitiques d'aspect. Il existe une éruption papuleuse et pustuleuse, surtout sur le cuir chevelu et le long du dos, les pustules laissant des cicatrices en guérissant. Parmi les de ., il y a : comme si la tête était augmentée de volume ; comme si elle était vissée ; comme si une grande quantité d'eau était refoulée dans le cerveau ; comme si elle allait être forcée en éclats ; comme si une feuille se trouvait à la racine du nez. Comme si un ver rampait à la racine du nez. Le dos comme pris dans un étau. Comme s'il y avait une tumeur dans les ovaires. Dans la poitrine, comme si elle était mise en pièces. Au coccyx, comme après une contusion. Cooper a guéri par ce remède de nombreux cas de bruits dans les oreilles, en donnant une dose unique de 30 ou davantage et en la laissant agir. La principale condition horaire de . est, dans l'ensemble, la même que celle des autres grands antisyphilitiques : ., et de la maladie elle-même, la nuit, du coucher au lever du soleil. Ceci s'applique à ses affections rhumatismales et autres. La sciatique de . est la nuit, couché sur le côté douloureux, en plein air. Les symptômes thoraciques, comme ceux de ., peuvent être de bonne heure le matin, de 2 à 5 h. Céphalée à 5 h du matin (aussi céphalée après une nuit de repos). Des selles liquides surviennent aussi à ce moment (.). Comme , . présente une grande sensibilité aux changements atmosphériques : la moindre exposition, chaque jour humide, fera renaître les symptômes. En même temps, il y a le en plein air de ., etc. : « Désir irrésistible de plein air ; marcher en plein air ne fatigue pas. » Le frisson des fièvres intermittentes n'est pas par la chaleur ; mais la chaleur de nombreux symptômes des dents et du cuir chevelu. En général, toutefois, il existe une aversion pour la chaleur. La chaleur la céphalée. Le mouvement , surtout la marche ; après les premiers mouvements, dans les extrémités inférieures, cela devient plus supportable. Être assis fait mal, et fléchir les membres certaines douleurs. par le toucher est un trait très marqué de . ; cela fait partie de la « sensibilité diffuse » notée par Cooper. Tous les symptômes en buvant du lait froid. « . est un remède qui possède un grand nombre de keynotes. Il semble convenir à tous les tempéraments, et, s'il est adapté aux sujets pâles et délicats, il est également requis chez ceux qui rougissent facilement et sont manifestement pléthoriques. Une vasculose artérielle diffuse est couverte par lui, mais il est aussi demandé dans les états veineux. Son acouphène caractéristique est certainement celui des bruits aigus, perçants, sifflants et stridents, mais il soulage aussi les bruits battants, pulsatoires, surtout lorsque le cœur est hypertrophié et enclin à la dégénérescence graisseuse. Diversité des lésions, diversité des aggravations, et prolixité des symptômes sans qu'aucun trait ne domine, appellent ce remède : un degré modéré de catarrhe d'un ou de plusieurs orifices du corps, avec tendance aux distensions flatulentes, abattement, sensation d'épuisement, incapacité de penser, sont caractéristiques. Mais peut-être l'action la plus satisfaisante de ., à la 30e, est-elle dans le rachitisme (et les états rachitiques) avec ses nombreux symptômes satellites. Lorsque les enfants ne peuvent supporter d'être touchés, ne peuvent voyager dans des véhicules cahotants, ont une grosse tête et des membres amaigris, de grosses dents et de petites mâchoires, et qu'ils ont tendance à uriner et à déféquer fréquemment, . 30 fera des merveilles. Dans l'enfance, . agit aussitôt s'il est indiqué et fait disparaître complètement les symptômes ; à l'âge adulte, il faut souvent y revenir au cours du traitement de formes de maladie très opiniâtres. Bien que cela soit vrai au sens large, il est aussi vrai qu'il n'existe pas de prescription connue qui offre une meilleure chance de faire disparaître ce symptôme si obstiné qu'est l'acouphène qu'une dose unique de . 30 laissée agir. Cela ne doit pas être pris comme justification d'un choix négligent du remède dans des cas marqués par des signes contre-indicants » (Cooper).
Relations
Antidoté par : Hepar. [Aussi Nit. ac. J'ai souvent constaté que Nit. ac. 12 ou 30 apporte un très grand soulagement aux syphilitiques saturés de K. iod. par le traitement de l'ancienne école, et qui allaient plus mal sous celui-ci. Cela inclut des cas d'iritis. Burnett m'a mentionné un cas d'actinomycose intéressant la région anale, guéri par lui avec Nit. ac. 3x. Le patient avait été traité par d'éminents médecins de l'ancienne école, parmi lesquels les fortes doses de K. iod. constituent le traitement général de cette maladie.] Arg. n. a soulagé la « plénitude et la dyspepsie après chaque dose » causées par K. iod. chez un patient à qui je l'avais donné. Antidote de : Merc., intoxication saturnine. Suit bien : Merc. Bien suivi par : Nit. ac. Comparer : Iod. (goître ; affections cardiaques ; < par la chaleur ; phtisie) ; Caust. (< par le toucher ; syphilis) ; K. carb. (< après le coït ; < 2-4 h du matin ; extrême sensibilité) ; Lach. (sensation d'étouffement au réveil ; extrême sensibilité ; la céphalée de K. iod. est beaucoup plus violente que celle de Lach. et comporte des nodosités dures sur le cuir chevelu ; K. iod. = infiltration des os aussi bien que des tissus mous, Lach. seulement de ces derniers) ; Merc. (syphilis, catarrhe, sensibilité au temps ; douleurs lancinantes à travers les poumons ; Merc. dans diverses directions ; K. iod. du sternum vers le dos) ; Pso. et Gels. (pollinose ; Gels. a davantage d'éternuements) ; Eriodict. « Yerba Santa » - (phtisie catarrhale) ; Ant. t. (paralysie menaçante des poumons) ; Arsen. (symptômes catarrhaux avec amaigrissement ; agitation) ; Bell. (congestion cérébrale) ; Apis (hydropisie ; < par la chaleur) ; Lyc. (distension flatulente) ; Mez., Pul., Sil., Sul. ; Act. r., Chi., Nat. sul., et Carb. sul. (bruits dans les oreilles).
Causes
Boisson de lait froid.
1. Esprit
À demi fou toute la nuit. Loquace et plein de plaisanteries. Tristesse. Anxiété. Effrayé par la moindre bagatelle ; le moindre bruit le fait sursauter. Inquiet et larmoyant le soir. Irritable ; irascible, surtout envers ses enfants ; et excité, querelleur. Pleure pour la moindre cause. Tristesse. Anxiété. Redoute le retour de l'aube, et les détails triviaux de la vie lui paraissent insupportables. Toujours tourmenté. Impressions pénibles et déraisonnables se fortifiant aisément en idées fixes. Perte de mémoire ; ne trouve pas les mots au moment voulu ; ne peut pas écrire ses rapports ; ne peut pas jouer de la musique ; fourmillements dans les mains, faiblesse marquée des extrémités inférieures. Faiblesse intellectuelle et accès de démence, s'accompagnant de céphalée.
2. Tête
Sensation d'ivresse. Vertige. Vertige dans l'obscurité, < en voyageant en chemin de fer. Céphalée ; à 5 h du matin ; impossibilité de trouver une position de repos pour la tête, > en se levant, avec lourdeur. Lourdeur ; en se baissant ; après le dîner, la rendant grognonne ; et hébétude. Congestion. Sensation comme si beaucoup d'eau était refoulée dans le cerveau ; comme si la tête se distendait. Céphalées violentes, compressives ou expansives, avec sensation de froid dans la partie atteinte, qui est pourtant chaude. Front : élancements en se baissant ; déchirements ou élancements saccadés dans le sinus g. ; déchirement du côté d. le soir, > passagèrement par la pression, avec piqûre ; excavation douloureuse du côté g. ; douleur ; douleur dans les sinus et les cellules ethmoïdales droites. Excavation douloureuse ou battements dans un seul côté du front. Lourdeur du sinciput et du vertex, soir et nuit, avec sensibilité au toucher. Tempes : piqûre dans la g. à 18 h, avec déchirement ; lourdeur dans la d. ; battement douloureux dans la g. le soir. Vertex : élancements en avant, le soir ; pincements çà et là ; douleur comme s'il allait être forcé en éclats, > par la chaleur externe mais revenant souvent, avec chaleur externe du vertex, mais sensation générale de froid ; tension, avec piqûres et avec déchirement de la tempe g. s'étendant vers la nuque. Sensation de vissage des deux côtés le matin, > en plein air. Occiput : douleur, lourdeur vers le soir ; tension dans les os, avec élancements. Douleur du cuir chevelu en se grattant, comme s'il était ulcéré. Bosses dures sur le crâne avec céphalée. Les cheveux changent de couleur et tombent.
3. Yeux
Yeux entourés de cernes sombres ; et enfoncés ; regard de furet le matin. Tissu cellulaire autour des yeux œdématié. Yeux saillants. Écoulement de mucus purulent le matin. Oscillation constante, impossibilité de fixer les yeux, pupilles dilatées. Déchirements sous l'œil g. Douleur le réveillant, avec larmoiement et brûlure dans le nez et la gorge. Cuisson dans l'œil d., > en frottant, revenant le soir. Brûlure l'après-midi ; le soir, avec mucus purulent ; avec rougeur des paupières et larmoiement de l'œil d. Sensation pénible dans l'œil g. le matin et au réveil, bord externe du périoste de l'orbite sensible à la pression, l'œil g. affecté de même ; le lendemain, douleur particulière en ligne droite du bord externe d'une orbite à l'autre. Larmoiement ; (de l'œil d.). Globes douloureux au mouvement. Les globes semblent enfermés dans une gaine de caoutchouc maintenant une constriction constante. Paupières : gonflement des ; gonflement des régions supérieure et tarsienne, d'une couleur rouge bleuâtre ; kystes tarsiens. Coupure dans le canthus externe droit le soir ; brûlure, avec photophobie, le soir. Conjonctives injectées ; chémosis. Bords orbitaires : rongement au bord inférieur droit ; tiraillement douloureux au bord supérieur droit. Sensibilité à la lumière et vision obscurcie par des ondulations. Vision : trouble ; double ; perturbée ; trouble avec bourdonnements dans les deux oreilles.
4. Oreilles
Élancements : dans l'oreille d. pendant le jour ; dans la g. le soir au lit, s'étendant dans la tête ; s'étendant dans l'oreille g. Déchirements : tantôt à d., tantôt à g. ; profondément dans la d. dans la matinée ; dans la d. le soir, la rendant sensible ; en avant de la g., s'étendant à la tempe, dans les os ; en avant de la d., s'étendant à la tempe, rendant douloureux tout le côté. Otalgie, avec grande sensibilité de l'oreille. Douleur perçante, < à d. Rongement au-dedans et derrière l'oreille g. Douleur térébrante dans l'oreille d. Douleur indescriptible s'étendant au dehors à partir de l'oreille g. le soir, et si elle approche la main de l'oreille, même sans la toucher, cela gagne tout le côté du visage, comme magnétisé. Sensation comme si quelque chose était tombé devant les oreilles ; avec déchirement. Démangeaison dans l'oreille g. Craquement dans la d. en essayant d'avaler. Tintements ; et bourdonnements. Bruits comme d'une rivière qui passe ; comme de la pluie sur un toit ; comme des pierres qu'on taille ; bruit de grincement, de craquement, membrane sensible. Ouïe presque abolie.
5. Nez
Déchirement dans la partie supérieure de la narine g. Brûlure : dans les narines ; dans la partie supérieure, avec sensation comme si une feuille se trouvait devant ; et dans la gorge. Obstruction (le matin), avec écoulement d'eau limpide ; corrosif, brûlant. Picotements fourmillants, avec violents éternuements paroxystiques, narines alternativement d. et g. obstruées, chaleur dans les sinus nasaux, écoulement acre par les narines antérieures. Éternuements et écoulement d'eau limpide. Efforts vains pour éternuer. Coryza : avec rougeur des yeux, du nez, de la gorge et du palais, avec larmoiement, violents éternuements, écoulement aqueux, fréquente irritation à tousser et gonflement des paupières supérieures ; laryngite. Écoulement nasal ; d'eau brûlante, rendant la peau douloureuse ; flot de liquide chaud, réveillant à 3 h du matin, avec ptyalisme à 7 h. Écoulement de mucus jaune épais. Saignement violent. Perte de l'odorat. Grande sensibilité des narines. Au moindre refroidissement, rougeur du nez ; des oreilles ; de la face ; langue saburrale blanche, voix nasonnée, soif violente, chaleur et sensation de froid alternées, urine foncée et chaude, céphalée, et grande douleur et sensibilité du nez (chez les personnes ayant auparavant pris beaucoup de mercure). Plénitude du nez.
6. Face
Visage jaune ; plus jaune verdâtre que blanc cadavérique. Gonflement de la joue g. Distension des joues et des espaces sous-maxillaires, avec raideur. Expression sérieuse, sauvage, incertaine ; excitée, parfois abattue ; triste. Élancement dans la joue g., avec secousses, puis sensibilité. Déchirement dans l'os malaire g. le matin en étant couché sur ce côté, avec piqûre. Os malaires sensibles au toucher. Perte du pouvoir de mouvoir les joues et les lèvres et impossibilité de mâcher. Mâchoires : élancements de la partie supérieure g. à l'os pariétal le matin au lit ; déchirement dans la mâchoire inférieure g. et dans les dents correspondantes ; déchirement dans les deux côtés de l'inférieure comme si elle allait être arrachée ; rongement dans les deux côtés de l'inférieure ; douleur atroce par secousses comme une névralgie, et dans les dents ; raideur ; raideur et malaise ; immobilité. Lèvres sèches, gercées et enduites ; pleines d'un mucus gluant le matin au réveil. Tiraillement douloureux dans le côté droit de la lèvre supérieure et dans la gencive. Sensibilité de la lèvre supérieure et de la narine, même sans les toucher.
7. Dents
Secousses ou douleurs lancinantes dans la canine droite, < couché jusqu'à minuit et de 4 à 5 h du matin, < par le froid, > par la chaleur ; par moments douleur comme si la dent allait se casser, ou comme si un ver y creusait. Déchirement dans les dents supérieures g. Déchirement dans les molaires supérieures droites et au bord de l'orbite droite. Déchirement dans les dents inférieures le soir, avec sensation comme si un poids pendait à la mâchoire inférieure. Battements dans une dent creuse en marchant en plein air. Grondement dans une molaire inférieure gauche creuse. Les dents semblent trop longues le soir et sont douloureuses. Gencive enflée et douloureuse. Gonflement autour d'une dent creuse. Douleur ulcérative (lancinante) dans les gencives inférieures droites. Douleur comme par ulcération dans les dents la nuit.
8. Bouche
Langue : vésicule au bout de la langue avec douleur brûlante ; hypertrophiée, sensible, couverte de nodosités et sillonnée de crevasses profondes ; enduite de blanc. Douleur spasmodique à la racine de la langue, la nuit, au moment de s'endormir, s'étendant des deux côtés de la gorge, provoquant la crainte d'une mort imminente, avec sensation comme si un spasme allait fermer le pharynx. Langue sèche le matin et raide, enduite de brun foncé. Brûlure en un point (aussi douleur d'excoriation) sur le bord g. de la langue. Parole épaisse et indistincte. Palais dur et palais mou enflés, sensibles, et excoriés en de nombreux points ; ensuite palais douloureux, avec sensation comme si les tissus étaient tendus latéralement à travers la partie postérieure du palais mou et la racine de la langue ; pharynx et larynx secs, provoquant l'enrouement ; ensuite, les sécrétions de la bouche, du nez et des yeux deviennent très acres. Bouche sèche ; pendant le frisson du soir, avec soif. Bouche et gorge sèches et amères. Brûlure dans la bouche comme après des aliments chauds. Bouche engourdie le matin au réveil. Ptyalisme ; avec nausées. Écoulement de mucus et de salive par la bouche. Salive sanglante avec goût dégoûtant. Odeur fétide ; le matin après le lever, presque comme après des oignons. Goût : amer, < dans la gorge, > après le petit déjeuner ; douceâtre-amer au réveil ; rance après avoir mangé et bu (après toutes sortes d'aliments ou de boissons) ; arrière-goût des aliments ; perdu, ou comme de la paille.
9. Gorge
Gonflement de la glande thyroïde (goître) avec sensibilité au toucher et à la pression. Gonflement et suppuration des glandes sous-maxillaires. Suffocation comme si quelque chose était fixé dans la gorge, > en ramenant un morceau de mucus épais. Élancement du côté g. seulement en avalant, < le soir, avec douleur ulcérative. Constriction. Écorchure et raclement. Sécheresse et démangeaison avec brûlure à la région épigastrique, ptyalisme et coryza. Déglutition douloureuse et difficile, avec rougeur et gonflement du palais mou et des amygdales (< à d.). Brûlure et malaise dans l'œsophage et l'estomac. Augmentation de la sécrétion de mucus dans la gorge.
10. Appétit
Grande amertume dans la bouche et la gorge disparaissant après le petit déjeuner. Boulimie. Appétit augmenté, puis le lendemain diminuant ou disparaissant ; perdu. Aversion pour toute nourriture jusqu'au bouillon. Soif ; les soirs.
11. Estomac
Éructations : d'air en quantité ; vides, comme un hoquet. Hoquet le soir. Nausées : avec pression à l'estomac ; avec vacuité, non > en mangeant. Vomissements ; et purgation en même temps. Vomissements violents avec ptyalisme. Douleur à l'estomac ; intermittente ; comme un vide et un froid le soir, non > par la soupe. Battements douloureux dans le côté g. de la région épigastrique le soir. Pression brûlante à l'estomac, non > par les renvois. Brûlure à l'épigastre ; pendant la digestion ; > par l'éructation, mais revenant aussitôt, avec pression ; avec douleur aiguë. Tendance constante à l'eau aigre sans qu'elle se produise réellement. Lourdeur ; malaise ; défaillance ; dyspepsie. Glougloutement, une sorte de cri, et borborygmes dans l'estomac. Gargouillements et bruits aigus dans l'estomac. Inflammation de l'estomac et du canal intestinal.
12. Abdomen
Hypochondres : élancement dans l'hypochondre g. ; dans le d. et dans le côté g. de la poitrine en parlant ; constriction dans le g. sur une ligne avec l'orifice cardiaque de l'estomac ; brûlure externe dans le g. ; puis dans les deux aines. Distension soudaine comme si l'abdomen allait éclater, > par l'émission de gaz, le matin au réveil, puis diarrhée deux fois. Mouvements et gargouillements ; grondement comme si quelque chose de vivant se mouvait dans l'abdomen ; puis tension dans les aines. Émission de gaz. Déchirement des deux côtés comme si la chair allait être arrachée l'après-midi, s'étendant vers l'ombilic. Douleur coupante et brûlante autour de l'ombilic. Distension douloureuse sous l'ombilic, > par la selle. Élancement du côté g. Coupure dans le côté d. ; coupures par accès l'après-midi, avec brûlure et nausées, tendance aux éructations, qui surviennent ensuite, démangeaison externe autour de l'ombilic et tendance à l'émission de gaz. Coliques et brûlure. Coliques comme par une griffe, et dans les aines, avec pesanteur vers le bas comme si quelque chose allait sortir par les organes génitaux. Douleur coupante et brûlante, toujours > en plein air, revenant toujours en rentrant dans la maison. Douleur ; puis selles dures, puis molles ; dans l'abdomen et l'estomac, > le soir après s'être couché, revenant le matin au réveil. Malaise indescriptible, < la nuit. Douleur comme par contusion dans les aines et les reins pendant les règles. Tiraillement dans l'aine g. avec sensation comme si quelque chose de vivant s'y trouvait. Chaleur pendant les règles ; chaleur soudaine dans l'aine g.
13. Selles
Écoulements de mucus séreux du rectum. Diarrhée ; avec douleur dans la région lombaire, comme brisée, ou comme si les règles allaient venir. Constipation. Quelques petites matières fécales, en petites masses dures et tenaces, difficiles à évacuer.
14. Organes de l'appareil urinaire
Vessie irritable. Besoin douloureux. Besoin urgent d'uriner, avec émission abondante jour et nuit. Mictions fréquentes d'une urine abondante et claire comme de l'eau ; < la nuit. Énurésie nocturne et diurne de l'enfance. Les sédiments d'acide urique disparurent graduellement ; tandis que ceux de phosphate ammoniaco-magnésien augmentèrent. L'urée diminua.
15. Organes sexuels masculins
Atrophie des testicules ; le droit avait disparu, le gauche était de la taille d'une amande. Pénis gonflé et enflammé, avec semi-érection constante et désir. Gonflement étendu du gland avec paraphimosis. Ulcères du pénis ressemblant à des chancres, à bords surélevés, avec brûlure dans l'urètre. Condylomata. Excoriation au moindre frottement. Érection lente et durable, coït douloureux, prolongé, et sans émission. Érections même après l'éjaculation. Descente des testicules avec épanchement dans le scrotum. Lancinations dans le scrotum, souvent après le coït. Douleurs compressives dans les testicules, comme s'ils rentraient dans le bassin. Désir sexuel diminué.
16. Organes sexuels féminins
Cuisson des organes génitaux, avec leucorrhée. Pression dans l'utérus en marchant, > assise, avec douleur tiraillante. Leucorrhée acre. (La leucorrhée devint plus fluide et plus aqueuse.) Les règles revinrent au bout d'une semaine. Menstruation arrêtée depuis six mois, revenant abondamment, avec douleur abdominale et diarrhée. Règles retardées de deux jours, mais plus abondantes. Écoulement de sang entre les périodes. Tiraillement soudain dans les aines, si bien qu'elle doit se plier en deux, après le lait froid habituel du matin, avec bâillements fréquents, lassitude des cuisses, coliques abdominales s'étendant aux cuisses, impatience, sensation de froid, chair de poule, avec anxiété et chaleur à la tête ; puis éructations et grondements dans l'abdomen ; menstruation qui venait de commencer partiellement arrêtée ; puis nausées, pression à l'estomac, < en se déplaçant, frissons à la face et aux mains, avec chaleur et sueur à la face. Menstruation déjà présente depuis deux jours diminuée. Écoulement de mucus par le vagin.
17. Organes de la respiration
Croup spasmodique le matin. Suffocation dans la trachée, avec écorchure obligeant à se racler la gorge, ce qui faisait expectorer du mucus. Affection des bronches. Irritation dans le larynx provoquant une toux sèche. Voix : modifiée dans sa sonorité ; nasale, catarrhale ; brève, comme ses réponses ; faible, parfois tremblante ; perdue ; perdue la nuit. Tendance à tousser. Toux sèche, le matin ; et le soir ; le soir avec endolorissement du larynx. Toux irritative, brève, par écorchure de la gorge. Œdème de la glotte. Respiration difficile ; au réveil, la nuit, avec perte de la voix. Dyspnée en montant les escaliers, avec douleur de la région cardiaque. Enrouement avec douleur de poitrine, toux, oppression respiratoire, et douleur dans les deux yeux. Toux sèche, irritative, puis expectoration abondante, verdâtre.
18. Poitrine
Douleur comme si elle était mise en pièces le soir. Douleur dans la poitrine g. comme si elle était meurtrie extérieurement, < par le toucher. Oppression. Malaise de la poitrine. Élancements : profondément au milieu de la poitrine ; dans le côté d. ; dans la région costale d. derrière le sein ; au milieu du sternum l'après-midi, avec pression ; à g. le soir ; dans les côtes inférieures droites à 20 h, avec douleur d'excoriation ; au milieu en marchant ; dans la partie supérieure g. en étant assise penchée, > en se redressant ; au milieu > en se déplaçant ; au milieu du sternum s'étendant aux épaules. Les seins diminuèrent de volume ; la sécrétion lactée fut surtout réduite.
19. Cœur
Élancements dans le cœur ; en marchant. Tous les symptômes de l'endocardite, oppression, exténuation avec défaillance, action tumultueuse, violente, intermittente et irrégulière du cœur et du pouls, avec douleur tensive à travers la poitrine, affectant surtout le ventricule droit, qui se dilata progressivement. Le cœur semblait inégal à la tâche de faire circuler le sang. Palpitations ; battements désordonnés, provoquant défaillance et malaise, et qui empêchent de rester assis. Pouls rapide ; et plein ; et irrégulier ; et petit ; lent et faible ; lent et irrégulier ; dur et tendu ; petit et mou.
20. Cou et dos
Ganglions cervicaux augmentés de volume. Élancement dans le côté droit de la nuque en étant couché. Tumeur dure, indolore, comme une loupe, sur la nuque. Craquement dans la nuque en remuant la tête (Cooper). Battements entre les omoplates. Région lombaire : élancement en étant assis ; douleur comme vissée ; douleur et endolorissement ; douleur comme avant les règles, avec diarrhée deux fois ; < assis courbé. Tiraillements dans les reins comme si quelque chose de vivant s'y trouvait. Cyphose de Pott. Douleur au coccyx comme après une chute dessus.
21. Membres
Tremblement. Déchirement au-dessus de la malléole d., dans l'index g. et le bras d., mais non dans les articulations.
22. Extrémités supérieures
Épaules : déchirement dans la g. ; dans la d., puis dans l'oreille d. ; douleur dans les tendons de la d. au mouvement, au toucher et au repos, comme une tension et comme si elle était gonflée ; douleur comme par contusion dans la g. ; douleur paralytique seulement en les remuant. Bras faible. Déchirement dans le coude g., puis tantôt dans les épaules, tantôt dans le coude d. Crampe dans l'avant-bras droit au-dessus du poignet en le remuant. Douleur comme une tension avec élancement dans l'extrémité articulaire du radius en remuant l'index droit. Déchirement dans le poignet d., puis démangeaison à cet endroit, non > par le grattage, puis vésicule prurigineuse. Les mains tremblent. Douleur comme par contusion au bord de la main droite au-dessus du petit doigt. Déchirements : dans l'index de la base à la pointe ; au bord interne du pouce d. ; dans le médius et l'annulaire g. le soir ; dans la face interne de l'annulaire droit, qui se fléchit ainsi et ne peut être étendu ; dans le pouce d. comme s'il allait être arraché ; déchirement saccadé en ligne sur le côté externe de l'os du pouce g., avec élancement. Pincement à l'articulation métacarpienne du pouce g. Contraction des doigts.
23. Extrémités inférieures
Démarche troublée ; chancelante. Élancements : dans la partie supérieure de la cuisse g. ; tantôt dans la cuisse, tantôt dans le tibia ; dans la hanche g. à chaque pas, l'obligeant à boiter. Douleur dans les hanches produisant une boiterie, avec douleurs lancinantes à chaque pas. Déchirements : au-dessus du creux du genou, puis aussi au-dessous ; dans le fémur g. ; à la face postérieure de la cuisse d., avec élancement ; dans la cuisse d. au réveil et après le réveil à 23 h, s'étendant sous le genou, > couché sur le côté sain ; être couché sur le côté d. ou sur le dos était insupportable ; en un point du milieu de la cuisse g., avec douleur paralytique jusqu'au genou. Rongement dans les os des hanches ; au milieu de la cuisse droite le soir en étant assis avec la cuisse droite sur la gauche. La partie supérieure de la cuisse semble comprimée pendant les règles. Déchirement avec secousses dans le genou d. Hygroma prérotulien. Déchirements : dans les genoux la nuit ; dans le périoste du genou g. la nuit, avec sensation de gonflement ; à la face externe du genou g. en étant assis ; dans le tibia d. ; dans le mollet g., puis faiblesse de toute la jambe ; dans le mollet g. debout, > en marchant, avec tension ; descendant dans les tibias le soir. Rongement dans le périoste de la jambe g. Tiraillement douloureux dans les mollets en étant assis. Les jambes se dérobent. Faiblesse douloureuse des jambes. Déchirement à la face postérieure du talon g. en étant assis ; au talon d. debout, > en marchant. Douleur ulcérative dans les talons et les orteils. Douleur au cou-de-pied g. le soir comme contus. Déchirements dans les gros orteils ; dans le second orteil droit.
24. Généralités
Amaigrissement. Marasme ressemblant au troisième stade de la phtisie. Mobilité nerveuse ; tremblements ; spasmes. Contraction spasmodique des muscles. Subsultus tendinum. Accès de secousses des membres, < du bras g., et de la face, < du côté g., avec anxiété, appréhension et palpitations ; un accès se termina par vomissements et céphalée ; une fois, violent roulement du globe oculaire g., pupilles contractées, muscles de la face contractés, commissure gauche de la bouche tirée vers le bas, bouche s'ouvrant et se fermant d'innombrables fois avec émission de paroles inintelligibles, respiration brève et rapide, pouls dur et plein, front, cou et poitrine couverts de sueur, face rouge, inconscience ; après le paroxysme, tremblements, pleurs, plaintes de lourdeur du bras g., abdomen petit, souple, langue blanche plutôt que jaune, efforts pour vomir, > par le vomissement. Hémorragie du nez, des poumons, du rectum. Paralysie. Élancement dans la mâchoire inférieure g., dans le tibia, la cuisse g., l'avant-bras g., dans les os dans la matinée, puis dans l'oreille g., enfin dans le tendon du creux du genou g. Susceptibilité nerveuse exagérée. Sensation de tourner en rond. Malaise. Désir irrésistible d'aller au plein air. Sensations vagues et indescriptibles dans la tête, le dos et les membres. Agitation. Faiblesse. Affecte les structures fibreuses, comme le périoste et les ligaments capsulaires des articulations. La plupart des symptômes surviennent au repos et sont > par le mouvement. Suites de fièvre rhumatismale.
25. Peau
Purpura ; petites taches miliaires, non prurigineuses, sanguines, comme du purpura, dans un cas sur le thorax, dans tous les autres sur les jambes seulement, plus confluentes en avant, avec parfois un mélange de pétéchies d'âges différents, les nouvelles étant de couleur plus vive que les anciennes. Hémorragies multiples de la peau et des membranes muqueuses. Gonflement érysipélateux des joues s'étendant vers les tempes, avec rougeur, avec quelques taches au front. Dartre prurigineuse à la face ; et sèche, sur la joue. Boutons : au menton et au nez ; avec brûlure lancinante, sous la commissure de la bouche ; sensibles, sur la narine ; sensibles, sur la joue, entourés de rougeur et de gonflement ; prurigineux, au menton, exsudant de l'eau. Érythème. Eczéma impétiginoïde. Petits furoncles (comme des clous) sur le cou, la face, la tête, le dos et la poitrine. Ulcération et coloration jaune de l'extrémité du pouce g., mais sans s'ouvrir. Vésicules de toutes tailles, devenant confluentes et formant des bulles, sur les mains, les bras, les aines et les pieds ; elles renfermaient un liquide séreux clair, reposaient sur une base hyperhémiée ; aux premiers stades, celles des mains ressemblent à une dyshidrose, mais deviennent semi-opaques, se flétrissent et sèchent sans former de croûtes. Cuisson à la nuque et au front, puis brûlure après le grattage. Démangeaison à la fesse droite, > par le grattage ; au cou-de-pied droit le soir, < par le grattage ; à la face interne du bras droit, avec après le grattage une tache rouge sèche, qui d'abord démange. Grandes démangeaisons du pubis. Ne peut se laver à l'eau froide.
26. Sommeil
Bâillements fréquents sans assoupissement ; bâillements fréquents et excessifs. Insomnie ; presque toute la nuit, somnolence seulement vers le matin. Réveil toutes les heures. Crie dans son sommeil vers le matin. Se redresse avec sursaut dans le premier sommeil, mais se rendort bientôt. Sommeil agité, confus ; et non réparateur ; d'où il s'éveille en sursaut avec angoisse comme après une émotion violente ou un sentiment de malheur. Pleure pendant le sommeil. Rêves : errants ; joyeux ; de danger ; anxieux ; qu'elle allait être tuée ; de chute, avec violent sursaut consécutif. Cauchemar.
27. Fièvre
Frisson : l'après-midi, de l'après-midi jusqu'au matin suivant ; de 16 à 19 h, > au lit, avec soif de 18 à 22 h, < couché ; la nuit. Frisson secouant à 10 h du soir ; la nuit, avec réveils fréquents. Toute la nuit avec tremblements et réveils fréquents. Frissonnement ; de tout le corps le matin, sauf de la tête, qui paraît chaude. Frisson rampant pendant les règles, avec froideur des mains et pression avec coliques dans l'hypogastre. Frisson remontant dans le dos le soir, puis froideur de tout le corps ; sensation de froid de 18 à 20 h, rampant le long du dos et s'étendant à tout le corps, avec assoupissement. Tantôt frileux avec peau sèche, tantôt avec transpiration profuse. Sensation de froid peu facilement dissipée par la chaleur externe. Chaleur l'après-midi. Chaleur (bouffées de), avec hébétude de la tête et malaise du corps ; puis sueur, de 13 à 15 h. Peau chaude. Chaleur de la tête ; avec brûlure et rougeur de la face ; au front, aux yeux, au nez et à la bouche, avec brûlure anxieuse dans la gorge s'étendant derrière le sternum jusqu'au cartilage xiphoïde ; aux pieds. Sueur.