Plumbum
par Adolph von Lippe — Traité de matière médicale
Plumbum. - Traité de matière médicale. - Par Adolph Lippe, M. D.
Index
Traité de matière médicale.
Professeur de matière médicale au Collège homéopathique
de Pennsylvanie.
Plumbum.
Esprit et disposition.
Humeur calme et mélancolique.
Anxiété, avec agitation et bâillements.
Délire violent, avec traits du visage déformés.
Tête.
Vertige, surtout en se courbant et en tournant les yeux vers le haut.
[5]
Stupeur de la tête ; il tombe
sans connaissance.
Lourdeur de la tête, surtout dans le cervelet.
Congestions sanguines à la tête, avec chaleur et battements dans celle-ci.
Mal de tête comme si une boule montait de la gorge au cerveau.
Grande sécheresse des cheveux ; ils tombent même dans la barbe.
Yeux.
[10]
Inflammation des yeux, avec
congestion sanguine vers eux.
Sensation de pression dans les yeux, comme si les globes étaient trop gros.
Pupilles contractées.
Paralysie des paupières supérieures.
Contraction spasmodique des paupières.
[15]
Coloration jaune du blanc de l'œil.
Voile devant les yeux, portant à les frotter.
Oreilles.
Élancements et déchirements dans les oreilles.
Dureté de l'ouïe ; souvent surdité subite.
Nez.
Inflammation érysipélateuse du nez.
[20]
Odeur fétide devant le nez.
Beaucoup de mucus épais et tenace dans le nez, qui ne peut être évacué que par les
choanes.
Le nez est froid.
Visage.
Visage pâle, jaunâtre, comme celui d'un cadavre.
Visage bouffi.
Tuméfaction d'un côté du visage.
[25]
La peau du visage est grasse,
luisante.
Desquamation indolore des lèvres.
Trismus.
Déchirements dans les mâchoires, calmés par la friction.
Bouche et gorge.
Les dents deviennent noires.
[30]
Mucus jaune sur les dents.
Dents creuses, cariées, qui s'effritent et exhalent une odeur fétide.
Gencives pâles, tuméfiées ; mince liseré pourpre sur les gencives au voisinage
des dents.
Tubercules durs et douloureux dans les gencives.
Grincement des dents.
[35]
Sécheresse dans la bouche.
Aphtes et ulcérations d'aspect sale, avec taches pourpres dans la bouche et à
la pointe de la langue.
Sensation dans la gorge comme par un bouchon ou un corps étranger.
Cela monte dans la gorge comme une boule (globus hystericus).
Constriction dans la gorge, dès que l'on fait le moindre effort pour
avaler, avec grand besoin de le faire.
[40]
Inflammation des amygdales,
-formation successive de petits abcès extrêmement douloureux dans les
amygdales.
Paralysie de la gorge, avec impossibilité d'avaler.
Accumulation de salive douceâtre dans la bouche.
Écume dans la bouche.
Inflammation, tuméfaction et lourdeur de la langue.
[45]
Langue sèche, brune, gercée, ou
enduite jaunâtre ou verdâtre.
Paralysie de la langue empêchant la parole.
Estomac et abdomen.
Soif violente, surtout d'eau froide.
Goût douceâtre.
Éructations douceâtres ; régurgitation d'eau douceâtre.
[50]
Vomissements violents ; d'aliments
et de matières de coloration altérée, avec colique violente ; ou de matières verdâtres
et noirâtres.
Vomissement de matières fécales, avec constipation.
Pression douloureuse dans l'estomac.
Colique violente ; l'abdomen est rétracté, surtout l'ombilic qui
semble tiré en arrière par un fil jusqu'à la colonne vertébrale.
Constriction des intestins ; l'ombilic et l'anus sont violemment
rétractés.
[55]
Colique et paralysie des extrémités
inférieures.
Masse dure dans l'abdomen, comme provenant d'indurations internes.
Borborygmes dans l'abdomen.
Inflammation, ulcération et gangrène des intestins.
Selles et anus.
Constipation ; selles dures, grumeleuses, difficiles à expulser.
[60]
Diarrhée douloureuse, fétide, de matières
fécales jaunes.
Diarrhée sanglante ; diarrhée aqueuse, avec vomissements et colique violente,
surtout douleur à l'ombilic.
Contraction douloureuse et constriction de l'anus.
Prolapsus ani.
Organes urinaires.
Émission de l'urine difficile ; seulement goutte à goutte.
[65]
Strangurie.
Hématurie.
Organes sexuels.
Hommes
. Organes génitaux tuméfiés et enflammés.
Constriction des testicules.
Les testicules sont remontés.
[70]
Désir sexuel accru avec
érections violentes.
Femmes
. Fausse couche.
Organes respiratoires.
Dyspnée spasmodique.
Constriction du larynx.
Toux avec expectoration de sang, ou de pus (après des hémorragies
pulmonaires).
[75]
Toux sèche, spasmodique.
Respiration lourde, difficile.
Élancements dans la poitrine et les côtés.
Anxiété au niveau du cœur et palpitations violentes.
Dos et nuque.
Élancements dans le dos, les reins et entre les
omoplates.
[80]
Tension dans la nuque, s'étendant aux
oreilles en remuant la tête.
Extrémités.
Supérieures
. Mouvements convulsifs des bras
et des mains, avec douleurs dans les articulations.
Faiblesse et impotence douloureuse des bras.
Loupes à la main.
Inférieures
. Sensation paralytique dans les articulations de la hanche,
du genou et du pied.
[85]
Paralysie des membres inférieurs et
des pieds.
Tuméfaction des pieds.
Sueur fétide des pieds.
Généralités.
Secousses dans les membres.
Paralysie des membres.
[90]
Sensation de constriction, avec
douleur et spasmes, dans les organes internes.
Accès épileptiques ; convulsions.
Tuméfactions hydropiques.
Amaigrissement, surtout des parties paralysées, puis tuméfaction de
ces parties.
Sommeil.
Somnolence.
[95]
Grand assoupissement pendant la journée.
Insomnie la nuit à cause de la colique.
Fièvre.
Pouls très variable, généralement contracté, petit et lent ; parfois
dur et lent, parfois petit et rapide.
Le frisson prédomine, augmentant vers le soir, avec soif violente et
rougeur du visage.
Sensation de froid en plein air et à l'exercice.
[100]
Chaleur avec soif, anxiété,
rougeur du visage et assoupissement.
Chaleur interne le soir et la nuit, avec jaunissement de la cavité
buccale.
Sueur avec angoisse, froide et moite.
Peau.
Sensibilité de la peau à l'air libre.
La couleur de la peau est jaune ou bleuâtre pâle.
[105]
Taches brun foncé sur le corps.
Escarres de décubitus.
Brûlure dans les ulcérations ; de petites plaies s'enflamment aisément et
suppurent.
Gangrène.
Modalités.
Les troubles se développent progressivement et présentent des intermittences pendant un certain temps,
-intermission tous les trois jours.
[110]
Les douleurs dans les membres sont plus fortes
la nuit et sont calmées par la friction.
Droits d'auteur
© Médi-T 2006
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