Valeriana
par John Henry Clarke — Dictionnaire de matière médicale pratique
officinalis. N. O. Valerianaceæ. Teinture de la racine fraîche.
Clinique
Asthme spasmodique ; asthme nerveux / Escarres / Ménopause / Clairvoyance / Coxalgie / Céphalée / Cœur, palpitations / Talons, douleurs des / Hypocondrie / Hystérie / Lévitation / Névralgie / Sciatique / Insomnie / Mal de dents
Caractéristiques
V. officinalis se rencontre habituellement dans les haies humides ou sur les bords des fossés et des ruisseaux. L'odeur fétide particulière de la valériane est probablement due à la présence d'acide valérianique. Elle est particulièrement agréable aux chats, qui en deviennent, pour ainsi dire, ivres. « L'huile volatile de Valériane ne semble pas exister naturellement dans la plante, mais se développer sous l'action de l'eau » (Treas. of Bot.). Val. apparut d'abord dans la médecine homœopathique dans les Additions de Stapf ; l'article à son sujet fut rédigé par Franz, et Hahnemann ainsi que Stapf figuraient parmi les expérimentateurs. Lorsque Franz écrivait, il était d'usage, parmi les dames en Allemagne, de prendre de la Valériane presque aussi souvent que du café, et il attribuait à cette pratique une part non négligeable des souffrances nerveuses alors si répandues. « Il n'est guère de médicament, dit-il, qui communique à l'organisme son action primaire aussi bien que secondaire avec plus d'intensité que Val. » Il cite ses propres symptômes oculaires, à la fois sévères et remarquables ; à leur sujet il dit que, bien qu'il n'eût auparavant jamais présenté aucune tendance de ce genre, ils reparurent par intervalles pendant quatre mois ensuite, la cause en étant souvent inconnue, ce qui montre la profondeur de l'action sur l'organisme. « Les nombreux spasmes invétérés de l'estomac et de l'abdomen ; les cas incurables d'hystérie et d'hypocondrie ; les troubles moraux, passant d'un extrême de l'émotion à l'autre, de la plus haute joie à la plus profonde tristesse, de l'indulgence, de la bonté et de la douceur à l'impatience grognonne, à l'obstination et à l'esprit querelleur ; d'un affaissement des forces vitales accompagné d'un besoin pénible de stimulants, à la plus grande vivacité et extravagance, et vice versâ ; » la convalescence traînante après les fièvres nerveuses ; la paralysie et les contractions des membres, etc., étaient, selon Franz, beaucoup moins dues à l'intensité primitive de la maladie qu'à la Val. dont on avait saturé les malades ; et ils n'étaient préservés d'effets plus graves que parce que la Val. était si souvent administrée en combinaison avec un ou plusieurs de ses antidotes. Quelques notes de Franz sont importantes : (1) Le premier et le plus rapide effet de Val., qui précède tout symptôme secondaire, est une accélération du pouls et une congestion de la tête. (2) Les symptômes des membres supérieurs et inférieurs alternent souvent. (3) Les principaux moments de la journée où Val. produit ses symptômes sont midi, le début de l'après-midi et les heures précédant minuit. Les symptômes abdominaux sont surtout ressentis le soir. (4) « Val. provoque plusieurs sortes de douleurs fulgurantes, déchirantes, qui vont et viennent. Semblables à celles-ci sont les douleurs qui apparaissent soudainement. Si l'on compare à ces deux sortes de douleurs... les douleurs saccadées, à peine ressenties ailleurs que dans les tissus musculaires, et les douleurs crampiformes... nous avons une indication très facile et naturelle des motifs pour lesquels la recommandation de Tissot en faveur de Val. dans l'épilepsie pourrait être considérée comme valable. » Les symptômes oculaires de Franz consistaient en brûlure, cuisson et pression sur les bords des paupières, qui paraissaient excoriés et tuméfiés. Mais il y avait en outre ceci, qui montre l'état d'exaltation du sensorium que Val. peut produire : « Lueur devant les yeux dans l'obscurité ; la chambre sombre, fermée, lui semblait remplie de la clarté du crépuscule, de sorte qu'il s'imaginait y distinguer les objets ; ceci s'accompagnait de la sensation qu'il sentait les choses près de lui même sans les regarder ; en regardant, il s'apercevait que ces choses étaient réellement là » (à 10 heures du soir, treize heures après la dose). Il y avait aussi des hallucinations de l'ouïe et de la sensibilité. « Elle s'imagine être quelqu'un d'autre et se déplace jusqu'au bord du lit pour faire de la place » fut guéri dans un cas. « Sentiment anxieux, hypocondriaque, comme si les objets autour de lui lui avaient été enlevés ; la chambre lui paraît désolée, il ne s'y sent pas chez lui, il est contraint de la quitter. » « Comme dans un rêve. » L'agitation de Val. est un trait très saillant : irritation nerveuse, ne peut rester tranquille ; douleurs déchirantes, crampes, > le matin. Chaleur et malaise constants. La digestion est perturbée. Le goût provoqué par Val. est aussi dégoûtant que son odeur. Avant le dîner, goût de suif fétide ; de très bonne heure le matin, au réveil, le goût est fade, visqueux. Les nausées commencent dans la région ombilicale et remontent vers le pharynx. Dans la préface de son Pocket Book, Bœnninghausen rapporte un cas qui met en évidence de nombreux caractères de Val. : « E. N., 50 ans, au teint fleuri, presque floride, d'ordinaire gai, mais, pendant ses accès les plus violents, enclin à des explosions de colère avec excitation nerveuse marquée, souffrait depuis quatre mois d'un genre particulier de douleur très violente dans la jambe droite, après la suppression antérieure, par des remèdes externes allopathiques qu'on n'a pu déterminer, d'une prétendue douleur rhumatismale de l'orbite droite ; cette dernière douleur s'attaquait aux muscles de la partie postérieure de la jambe, surtout du mollet au talon, sans cependant intéresser le genou ni l'articulation de la cheville. La douleur elle-même, il la décrivait comme extrêmement aiguë, crampiforme, saccadée, déchirante, fréquemment interrompue par des élancements s'étendant de dedans en dehors ; mais, dans les heures du matin, lorsque la douleur était généralement plus supportable, elle était sourde, fouillante, avec sensation de meurtrissure. La douleur devenait < vers le soir et pendant le repos, surtout après un mouvement antérieur, en position assise et debout, particulièrement s'il s'arrêtait ainsi au cours d'une marche en plein air. En marchant, la douleur sautait souvent du mollet droit au bras supérieur gauche s'il mettait la main dans la poche de son habit ou sur sa poitrine et gardait le bras immobile ; mais elle était > pendant l'usage du bras, puis la douleur revenait soudainement dans le mollet droit. Le plus grand soulagement était ressenti en marchant de long en large dans la chambre et en frottant la partie affectée. Les symptômes concomitants étaient : insomnie avant minuit, accès revenant fréquemment le soir de bouffées soudaines de chaleur avec soif, sans frisson préalable, goût dégoûtant, graisseux, dans la bouche avec nausées dans la gorge, et douleur presque constante, pressive, dans la partie inférieure de la poitrine et au creux de l'estomac, comme si quelque chose s'y trouvait en cherchant à faire saillie au dehors. » Bien entendu, Val. fut le remède. Val. a une forte affinité pour le tendon d'Achille, et j'ai guéri avec lui de nombreux cas d'affection douloureuse de ce tendon et du talon lorsque les modalités de Val. étaient présentes. Nash guérit avec lui un cas grave de sciatique chez une femme enceinte sur le symptôme : « douleur < en restant debout et en laissant le pied reposer sur le sol. » Elle pouvait rester debout avec le pied posé sur une chaise, ou être couchée, sans gêne. Val. est un membre important du groupe des remèdes qui répondent au manque de réaction. Il est adapté à : (1) des femmes hystériques qui ont pris trop de tisane de camomille. (2) des sujets nerveux, irritables, hystériques, chez qui les facultés intellectuelles prédominent et qui souffrent d'hystérie et de névralgie. Il convient aux « affections nerveuses survenant chez des tempéraments excitables ; dans l'hypocondrie, il calme la nervosité, abaisse l'excitation de la circulation, fait disparaître la veille, favorise le sommeil et provoque une sensation de calme et de bien-être ; la tristesse disparaît ; dans le globus, dans toutes les toux asthmatiques et hystériques, les palpitations nerveuses du cœur, l'émission abondante d'urines limpides » (cité par Hering). « Les parties rouges deviennent blanches » est une autre indication donnée par Hering. Parmi les sensations : comme s'il volait dans l'air. Comme si les yeux allaient être transpercés de dedans en dehors. Comme s'il y avait de la fumée dans les yeux. Comme si un fil pendait dans la gorge. Comme si quelque chose se frayait un passage à travers le creux de l'estomac. Comme si quelque chose de chaud montait de l'estomac. Comme si quelque chose poussait au dehors dans la partie inférieure de la poitrine. Comme après refroidissement ou soulèvement excessif, douleur dans les reins. Comme s'il s'était froissé la région lombaire gauche. Comme une décharge électrique à travers l'humérus. Comme si la cuisse allait se briser. Comme une entorse à la cheville droite. Comme une meurtrissure à la malléole externe du pied droit. Légèreté dans la jambe. Comme du plomb dans les membres. Les symptômes sont : < par le toucher (vésicules sur la joue et la lèvre). Le frottement > la crampe du mollet. Pression de la main ou couverture par le chapeau = froideur glaciale au vertex. Escarres précoces dans la fièvre typhoïde. Lésion légère = spasmes. Repos ; position assise ; station debout <. Mouvement >. Mouvement des yeux < la céphalée. Renverser la tête en arrière < la douleur occipitale. Étendre le membre < la sciatique. < à midi. < avant minuit (ne peut dormir avant minuit). Sueurs abondantes la nuit. < en plein air ; courant d'air. > après le sommeil. < à jeun. > après un repas.
Relations
Antidoté par : Bell., Camph., Cin., Coff., Puls. Antidote de : Merc., abus de tisane de Camomille. Comparer : Hystérie, Mosch. (Mosch. présente plus d'inconscience), Ign., Asaf. États mentaux alternants, Croc. Réaction défectueuse, Ambra., Pso. (désespoir de guérison), Chi., Lauro. (affections thoraciques), Caps., Op., Carb. v. Névralgie périodique, Ars. (Val. chez les patientes hystériques). Douleur = défaillance, Cham., Hep., Ver. Affection rhumatismale > par le mouvement, Rhus. Douleurs qui viennent et s'en vont soudainement, Bell., Lyc. Nourrisson qui vomit du lait caillé, Æth. Hyperesthésie, Nux. Aversion pour l'obscurité, Stram., Stro., Am. m., Ars., Bar. c., Berb., Calc., Carb. a., Carb. v., Caus., Lyc., Pho., Pul., Rhus. Comme dans un rêve, Ambr., Anac., Calc., Can. i., Con., Cup., Med., Rhe., Ver., Ziz. Lévitation, Nux m., Sti. p., Ph. ac.
Causalité
Lésions (la moindre lésion = spasmes. Les escarres se forment vite dans la fièvre typhoïde).
1. Esprit
Délire extrême, essayant de sortir par la fenêtre, menaçant et vociférant avec fureur. Sensation anxieuse, hypocondriaque, comme si tout autour était désolé, pénible ou étrange (disposition très changeante). Excitation joyeuse et tremblante ; délire léger. Intelligence obscurcie. Peur, surtout le soir, et dans l'obscurité. Désespoir. Les symptômes moraux les plus opposés apparaissent alternativement. Extrême instabilité des idées. Illusions générales et erreurs de l'esprit. Hallucinations : surtout la nuit ; voit des figures, des animaux, des hommes ; pense être quelqu'un d'autre, se déplace jusqu'au bord du lit pour faire de la place. Grand flux d'idées se poursuivant l'une l'autre. Se sent comme quelqu'un qui rêve. Hystérie avec hyperexcitabilité nerveuse.
2. Tête
Tête confuse, comme après ivresse. Ivresse et vertige, avec absence d'idées. Tournis dans la tête en se penchant en avant. Céphalée survenant soudainement ou par secousses. Plénitude comme par afflux sanguin à la tête. Céphalée compressive, ou accompagnée de lancinations pressives, surtout au front, vers les orbites, alternant souvent avec confusion et vertige de la tête. Céphalée ; < le soir, au repos et en plein air ; > par le mouvement dans la chambre et en changeant de position ; la pression au-dessus des orbites alterne entre un caractère compressif et un caractère piquant ; la douleur piquante est comme une douleur fulgurante, déchirante, comme si elle allait transpercer les yeux de dedans en dehors. Céphalée une heure après le dîner, pression au-dessus des yeux comme s'ils allaient être pressés au dehors, < en les remuant. Douleur tiraillante d'un côté de la tête, par courant d'air. Céphalée au soleil. Constriction stupéfiante dans la tête, comme à la suite d'un coup violent sur le vertex. Sensation de froideur glaciale dans la partie supérieure de la tête, par la pression du chapeau. Pression et tiraillement dans un côté de l'occiput. Tiraillement perçant, avec pression de la nuque vers l'occiput, en renversant la tête en arrière. Sueur dans les cheveux du front et sur le front vers midi.
3. Yeux
Yeux abattus, comme après une débauche nocturne, surtout après un repas. Pression, sensation brûlante et cuisson dans les yeux comme par fumée : le matin après le lever. Douleur déchirante dans le globe oculaire droit, vue trouble le matin, et douleur comme par manque de sommeil. Voit les objets éloignés plus distinctement que d'ordinaire. Les yeux brillent. Rougeur, tuméfaction et douleur comme d'excoriation au bord des paupières. Gonflement et sensibilité douloureuse des paupières. Myopie. Lueur et lumière devant les yeux lorsqu'il est dans l'obscurité, de sorte que les objets deviennent presque discernables ; avec cela une sensation comme s'il sentait les choses près de lui même sans les regarder ; en regardant, il s'aperçoit qu'elles étaient réellement là (10 h du soir). Étincelles devant les yeux.
4. Oreilles
Otalgie, avec douleurs tiraillantes spasmodiques. Secousses dans les oreilles. Tintements et bourdonnements d'oreilles. Illusions de l'ouïe ; s'imaginait entendre sonner la cloche.
5. Nez
Éternuements violents.
6. Face
Douleur de la face, avec secousses spasmodiques et tiraillements dans l'apophyse zygomatique. Rougeur et chaleur des joues en plein air ; un quart d'heure plus tard, la sueur éclate sur tout le corps, surtout au visage. Secousses des muscles de la face. Élancement comme électrique dans la branche droite de la mâchoire inférieure.
7. Dents
Mal de dents avec douleur lancinante.
8. Bouche
Vésicules blanches sur la langue et la lèvre supérieure, douloureuses au toucher.
10. Appétit
Goût dans la bouche (et odeur devant le nez) de suif fétide (de très bonne heure le matin après le réveil). Goût amer au bout de la langue lorsqu'on la passe sur les lèvres après un repas. Goût fade et visqueux dans la bouche au réveil, le matin. Boulimie, avec nausées.
11. Estomac
Renvois avec goût d'œufs gâtés, au réveil le matin. Renvois fréquents, vides, ou rances et brûlants. Faim vorace avec nausées. Nausées et sensation comme s'il y avait un fil allant du gosier à l'abdomen (partant de l'ombilic et remontant peu à peu jusqu'aux fauces), avec accumulation abondante de salive. Nausées, avec syncope, lèvres blanches et corps froid. Tendance au vomissement. Vomissements de bile et de mucus, avec frissonnement violent et secousses. Vomissements nocturnes. Faiblesse de l'estomac et de la fonction digestive. Pression au creux de l'estomac, apparaissant et s'effaçant soudainement, avec gargouillement dans l'abdomen.
12. Abdomen
Douleurs dans la région hépatique et la région épigastrique au toucher. Secousses douloureuses dans l'hypochondre droit. Abdomen ballonné et dur. Forte sensation de distension dans l'abdomen, comme s'il allait éclater. Tendance à rentrer l'abdomen. Spasmes dans l'abdomen, généralement le soir, au lit, ou après le dîner, ne laissant aucun > dans quelque position que ce soit. Coliques hémorroïdaires ; dues à des vers. Tranchées et pincements douloureux dans l'abdomen quand on le rétracte. Douleurs dans le côté gauche de l'abdomen le soir, comme par ulcération sous-cutanée. Tiraillement, pression et douleurs comme de meurtrissure dans le bas-ventre, les aines et les muscles abdominaux, comme après un refroidissement ou un effort. Douleurs fouillantes dans l'abdomen.
13. Selles et anus
Évacuations relâchées. Selles verdâtres, de consistance pâteuse, mêlées de sang. Douleurs perforantes dans le rectum. Pression bouillonnante au-dessus de l'anus, dans la région du coccyx. Émission de sang par l'anus. Ascarides venant du rectum.
14. Organes de l'appareil urinaire
Émission abondante et fréquente d'urine. L'urine contient un sédiment blanc, rouge ou trouble. Pendant la miction, grands efforts et prolapsus du rectum.
15. Organes sexuels masculins
Fourmillement et tiraillement dans la verge, comme si elle s'était engourdie ; érections fréquentes la veille, tôt le matin. Gargouillement tensif dans le testicule droit en position assise.
16. Organes sexuels féminins
Règles trop tardives et peu abondantes. Neurasthénie des organes sexuels chez la femme. L'enfant vomit dès qu'il a tété, après que la mère s'est mise en colère. L'enfant vomit du lait caillé en gros grumeaux ; même aspect dans les selles.
17. Organes respiratoires
Suffocation au creux de la gorge au moment de s'endormir ; se réveille comme en train d'étouffer. Les inspirations deviennent de moins en moins profondes et plus rapides jusqu'à cesser ; elle reprend alors son souffle par un effort sanglotant, par accès. Sensation comme si quelque chose de chaud montait de l'estomac, arrêtant la respiration, avec chatouillement profond dans la gorge et toux.
18. Poitrine
Respiration gênée et angoisse dans la poitrine. Respiration oppressée, avec pression dans la partie inférieure de la poitrine. Secousses et points fréquents dans la poitrine (avec la sensation comme si quelque chose était pressé au dehors), parfois du côté gauche (dans la région du cœur) en inspirant. Points soudains dans la poitrine et le foie, de dedans en dehors. Éruption de petites nodosités dures sur la poitrine.
20. Dos
Douleurs tiraillantes aux reins et dans le dos. Douleur dans la région des reins comme après un refroidissement ou un effort. Lancinations dans la région lombaire gauche au-dessus de la hanche, pires en station debout, et surtout en position assise, qu'en marchant. Douleurs rhumatismales dans les omoplates.
21. Membres
Tiraillement douloureux dans les membres supérieurs et inférieurs lorsqu'on reste assis tranquillement, > en marchant.
22. Membres supérieurs
Tiraillements et secousses spasmodiques, ou bien douleurs déchirantes dans les bras. Tiraillement crampiforme dans la région du biceps, dans le bras droit de haut en bas pendant l'écriture. Douleur déchirante, fulgurante, crampiforme, comme une décharge électrique, à travers l'humérus à plusieurs reprises, extrêmement douloureuse. Douleur paralytique dans les articulations de l'épaule et du coude vers la fin d'une marche. Éruption de petites nodosités dures sur les bras. Tremblement des mains en écrivant. Secousses douloureuses à travers la main.
23. Membres inférieurs
Douleur brûlante dans les hanches au lit, le soir. Douleur déchirante crampiforme à la face externe de la cuisse, s'étendant jusqu'à la hanche. Douleur dans la hanche et la cuisse, insupportable en station debout, comme si la cuisse allait se briser. Tiraillements et secousses spasmodiques dans les cuisses. Grande lourdeur et lassitude dans les jambes, surtout dans les mollets. Douleur tensive à petites secousses sur la face externe du mollet en position assise. Douleur déchirante pulsative dans le mollet droit, assis dans l'après-midi. Douleur comme de fracture dans les cuisses et le tibia. Douleur paralytique dans les genoux vers la fin d'une marche. Violente piqûre dans le genou. Douleur tensive dans les mollets, surtout en croisant les jambes. Tiraillement et sensation de faiblesse le long du tendon d'Achille, vers le talon, comme si la partie avait perdu toute sa force, en position assise ; disparaissant lorsqu'on se lève du siège. Douleur constante dans les talons. En position assise, les talons, surtout le droit, sont douloureux. Tiraillement dans les articulations des pieds en s'asseyant. Douleur soudaine, comme de meurtrissure, à la malléole externe du pied droit, < en station debout, > en marchant. Douleur de torsion dans les articulations du pied et des chevilles. Douleur passagère dans la cheville droite, < en station debout, mais semblant disparaître en marchant. Membres inférieurs contractés. Douleurs et élancements dans les talons, surtout en position assise. Douleurs déchirantes dans les plantes des pieds et dans les orteils.
24. Généralités
[Ce remède ressemble à Puls. dans nombre de ses aggravations, etc., mais il correspond à un tempérament différent... les malades deviennent follement « délirants, déchaînés, jurant » ; ils sont < vers le soir du fait de rester immobiles ; grande insomnie dans la première partie de la nuit... tout cela comme Puls., mais c'est le tempérament qui décide. Affections en général de l'orbite de l'œil ; des bords des paupières ; des mollets. Goût graisseux ; sédiment dans l'urine ; urine rougeâtre ; état hystérique ; douleurs fulgurant de dedans en dehors. < En se penchant ; après avoir bougé puis en restant au repos ; pendant le repos ; debout. > Par le mouvement, par la marche. H. N. G.]. Douleurs déchirantes rhumatismales dans les membres, mais habituellement non dans les articulations, surtout pendant le repos, après l'exercice, et le plus souvent > par le mouvement ; ou bien cédant la place à d'autres sensations dans d'autres parties du corps pendant la marche. Douleurs saccadées et secouantes, apparaissant (en de nombreux endroits) soudainement et par accès. Douleurs se manifestant après être resté longtemps au repos dans une position quelconque, et > en la changeant. Tiraillements et secousses dans les membres, comme dans les os. Douleur comme de paralysie dans les membres, vers la fin d'une marche. Symptômes périodiques, qui reparaissent après deux ou trois mois. Accès épileptiques. Torpeur paralytique dans les membres. La majorité des symptômes se manifestent le soir et après le dîner. Hyperesthésie de tous les sens. Excitation morbide générale et irritabilité, avec lassitude des membres, grande gaieté et apparence de vigueur. Fatigue douloureuse, surtout dans les membres inférieurs, après le lever matinal.
25. Peau
Éruption de petites nodosités, d'abord rouges et confluentes, puis blanches et dures. Éruptions douloureuses. Peau trop sèche et chaude.
26. Sommeil
Insomnie. Sommeil perturbé (ne pouvait s'endormir que vers le matin), avec agitation, et rêves anxieux et confus.
27. Fièvre
La sensation de froid commence généralement à la nuque et descend le long du dos. Sensation de froideur glaciale. Fièvre, avec chaleur constante, après un court accès de frissonnement, s'accompagnant de confusion dans la tête et de soif. Chaleur < le soir et en mangeant. Pouls accéléré. Pouls irrégulier ; généralement rapide et quelque peu tendu, parfois petit et faible. Sueur fréquente, surtout sur la face et le front (apparaissant et s'effaçant souvent soudainement). Sueurs abondantes, surtout la nuit et par l'effort, avec chaleur violente.