Lathyrus
par Timothy F. Allen — Encyclopédie de la matière médicale pure
LATHYRUS. - L'ENCYCLOPÉDIE DE MATIÈRE MÉDICALE PURE Par TIMOTHY F. ALLEN,
A.M., M.D.
L'ENCYCLOPÉDIE
DE
Présentée
par Médi-T
LATHYRUS.
[Comparer avec Physostigma. -T. F. A.]
Lathyrus sativus, Linn.
Ordre naturel
, Légumineuses.
Noms communs
(français), Gesse ou Jarosse,
Pois de brebis, etc.; (all.), Kicherling.
Préparation
, Trituration des pois.
Sources.
1
,
Benninger et Duvernoy, Diss. de Lath., 1770, effets de L. cicer; d'après
Wibmer;
2
, Hirzel, du même;
3
, Puihn, Mat. ven. reg. veg.; d'après Wibmer;
4
, Prag, Med. Monats., 12, 176, effets lorsque ingéré
avec du pain (Lath. sativus);
5
,
Zeit. f. H. Kl., 2, p. 37, effets généraux;
6
,
Br. J. of Hom., 20, p. 136, nombreux cas tenus pour dus à l'usage
de ce pois comme aliment (survenant dans un district très marécageux);
7
, effets de l'alimentation fondée sur une récolte de ce
pois, la récolte de blé ayant manqué; les tristes effets commencèrent à apparaître
l'année suivante, Br. J. of Hom., 3, 257;
8
,
Cantani, effets chez trois frères, âgés de 20, 10 et 8 ans, après avoir mangé quotidiennement
pendant plusieurs semaines de la farine mêlée à du maïs d'Inde (Lyon Med.), d'après
L'Art Méd., août 1874, p. 174.
►
Paralysie des membres inférieurs
avec démarche tremblante et chancelante; la peau des membres paralysés est
parfois hyperesthésique,
[5]
.
►
Paralysie des membres inférieurs, la
sensibilité demeurant intacte; il arrive que des personnes qui se couchent en bonne santé
se réveillent avec les membres raides, et qu'en quelques jours la paralysie soit complète,
[4]
. [On dit que ce symptôme ne survient
que par temps humide, habituellement brusquement, et qu'il est limité aux districts
marécageux, ou s'y observe le plus fréquemment.]
►
Nombreux cas de boiterie; les malades affirmaient qu'ils étaient tous devenus
paralytiques pendant la saison des pluies, dans la plupart des cas brusquement, et, chez beaucoup,
pour la nuit; il n'y avait ni douleur ni splénomégalie,
[6]
.
►
La partie la plus jeune de la population de ce village et des villages voisins,
depuis l'âge de trente ans et au-dessous, commença à être privée de l'usage de
ses membres au-dessous de la taille par des attaques paralytiques, dans tous les cas soudaines,
mais plus sévères chez certains que chez d'autres; environ la moitié de la jeunesse de ce
village, des deux sexes, fut atteinte pendant les années 1833 et 1834,
et beaucoup d'entre eux ont entièrement perdu l'usage de leurs membres et sont
incapables de se mouvoir; la jeunesse des villages environnants a souffert
dans une égale mesure; on n'a constaté chez aucune personne une fois atteinte le retour de
l'usage du membre affecté; tous déclaraient que leurs douleurs et infirmités
étaient entièrement limitées aux parties au-dessous de la taille; ils décrivaient
l'attaque comme survenant brusquement, souvent pendant le sommeil,
et sans aucun symptôme annonciateur quel qu'il soit; et déclaraient qu'une plus grande
proportion de jeunes hommes était atteinte que de jeunes femmes,
[7]
.
►
Les muscles fessiers et ceux des membres inférieurs étaient manifestement
émaciés, tandis que les membres supérieurs conservaient leur aspect naturel.
En étant couchés au lit, ils remuaient leurs membres inférieurs avec une facilité
considérable, et les jambes pouvaient être entièrement étendues; l'abduction s'exécutait bien,
mais la flexion était difficile; et il leur était particulièrement difficile
de soulever les membres. Chez le malade le plus âgé, le
membre gauche était nettement plus faible que le droit. Le plus jeune pouvait
se tenir debout et marcher; faire l'un ou l'autre était difficile pour l'aîné, et
impossible pour le malade restant sans un appui solide. Tous les trois,
en marchant, projetaient bien la poitrine en avant, les hanches faisant saillie
en arrière, de sorte qu'ils semblaient littéralement tomber d'un pied sur l'autre.
Ils plaçaient aussi mal les pieds, que deux d'entre eux amenaient
trop près de la ligne médiane, et qu'ils faisaient parfois dépasser, occasionnant
le croisement de leurs jambes et leur enchevêtrement; le troisième et le plus gravement
atteint marchait, au contraire, très jambes arquées. Tout le poids
du corps reposait sur les articulations métatarso-phalangiennes, le talon
ne touchant jamais le sol. La marche à reculons s'effectuait de la même manière, mais
était encore plus difficile. Lorsqu'on leur disait de se tenir immobiles, deux d'entre eux obéissaient
avec grande difficulté, et pour quelques minutes seulement, s'ils n'étaient pas fermement
soutenus; ils oscillaient amplement en avant et de côté, et semblaient en
danger constant de tomber; ils cherchaient instinctivement à garder leur
équilibre en appuyant les mains sur les hanches. S'ils fermaient les
yeux en station debout ou en marchant, leurs attitudes et leurs mouvements n'étaient en rien
modifiés,
[8]
.
►
Paralysie des jambes ou des genoux,
[2]
.
►
Genoux raides et fléchis, avec faiblesse des pieds et boiterie, sans
douleur,
[3]
.
►
Raideur des chevilles avec boiterie,
[1]
.
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2000