Lamium
par Timothy F. Allen — Encyclopédie de la matière médicale pure
LAMIUM. - L'ENCYCLOPÉDIE DE LA MATIÈRE MÉDICALE PURE par TIMOTHY F. ALLEN,
A.M., M.D.
L'ENCYCLOPÉDIE
DE
Présenté
par Médi-T
LAMIUM.
Lamium album, Linn.
Ordre naturel
, Labiatées.
Noms communs
, Ortie blanche; (all.),
Taub-Nessel; (fr.), L'Ortie Blanche.
Préparation
, Teinture des feuilles et des fleurs.
Autorités.
Archiv f. Hom., 12, 2, 179;
1
, Hahnemann;
2
,
Franz;
3
, Kummer;
4
, Langhammer;
5
,
Stapf.
ESPRIT.
►
Humeur pleureuse ; elle pleurait comme si elle avait été abandonnée,
[1]
.
►
Tristesse extraordinaire ; il pensait qu'on lui avait reproché des revers dont il était innocent, et qu'en conséquence il était contraint d'en souffrir ; non toutefois sans désir de travailler,
[4]
.
►
Angoisse pendant le frisson ; elle ne trouvait de repos ni assise, ni debout, ni en marchant,
[1]
.
►
Mécontent de son travail (après quatre jours),
[3]
.
►
Un texte ou un autre lui revient continuellement à l'esprit d'innombrables fois de suite, et elle est incapable d'en empêcher la répétition dans son esprit, de sorte qu'à la fin elle en devient triste et pense qu'elle va perdre la raison,
[1]
.
TÊTE.
►
Confusion.
►
Confusion de la tête ; il ne peut pas complètement rassembler ses sens et il est obligé de faire un effort pour parler,
[2]
.
► Tête en général.
►
Grande mobilité de la tête, surtout d'avant en arrière,
[3]
.
►
Mal de tête le matin au réveil et en marchant en plein air,
[1]
.
►
Mal de tête, pire en se levant d'une chaise, meilleur en restant assis,
[1]
.
[10.]
►
Mal de tête indescriptible, profond dans le cerveau, comme au début d'un mal de tête très violent, et comme si elle allait avoir de fortes nausées, pire en se relevant après s'être courbée en avant (disparaissant la nuit pendant le sommeil) ; (après deux heures),
[1]
.
►
Mal de tête le matin au lit, pire en étant couché, avec une confusion comme après une nuit de débauche : la tête semble serrée par une corde ; cela disparaît en se levant,
[1]
.
►
Mal de tête comme par compression du cerveau de tous côtés, de sorte que la douleur la plus violente siège au milieu du cerveau (aussitôt),
[1]
.
►
Mal de tête vers 10 heures du soir ; d'abord quelques élancements çà et là, puis battements et violent frisson secouant tout le corps au lit,
[1]
.
►
Mal de tête (comme un déchirement) durant de 6 heures du soir jusqu'à minuit,
[1]
.
►
Tempes.
►
Douleur compressive dans la région temporale droite (après une heure),
[3]
.
►
Élancements tiraillants, comme d'aiguilles, dans la tempe gauche,
[4]
.
►
Très vive douleur dans les tempes, comme endolories intérieurement,
[2]
.
► Occiput.
►
Douleur à l'occiput, comme s'il reposait sur une pierre et comme si le lit était trop dur, en étant couché sur l'un ou l'autre côté,
[1]
.
► Tête externe.
►
Le cuir chevelu est très tendu, surtout dans la région de la suture coronale (après six heures),
[3]
.
ŒIL.
[20.]
►
Démangeaisons aux canthi à divers moments, surtout le soir ; il est obligé de les frotter (après douze heures),
[3]
.
►
Démangeaison de la paupière inférieure, imposant le frottement (après une heure),
[3]
.
►
Pression sur le globe oculaire, avec vision trouble et indistincte, surtout le soir,
[3]
.
►
Pupilles extrêmement dilatées (après dix-sept heures),
[4]
.
►
Contraction des pupilles (après trois heures et demie),
[4]
.
OREILLE.
►
Surdité,
[1]
.
NEZ.
►
Éternuements de temps à autre ; quelques gouttes d'eau coulent parfois du nez (après un quart d'heure),
[3]
.
►
Coryza violent (après quelques heures),
[2]
.
►
Elle se mouche du sang,
[1]
.
►
Douleur comme par contusion dans les parties molles des deux côtés du nez, mais non douloureuse au toucher,
[1]
.
FACE.
[30.]
►
Élancements dans le côté droit de la mâchoire inférieure, derrière l'oreille,
[1]
.
GORGE.
►
Un mucus épais, d'un goût très acide, est ramené du fond de la gorge par hemmement (après une heure),
[3]
.
►
Pharyngalgie intérieure en avalant (après un frisson), comme s'il y avait une boule dans la gorge ; le lendemain matin, non seulement la même douleur en avalant, mais aussi une douleur des amygdales en bougeant le cou, en avalant et à la palpation,
[1]
.
►
Raclement dans la gorge,
[5]
.
ESTOMAC.
►
Soif.
►
Soif continuelle, mais non pendant le frisson,
[1]
.
► Éructations.
►
Éructations à vide (aussitôt),
[3]
.
►
Éructations acides,
[5]
.
►
Pyrosis, deux soirs de suite,
[1]
.
► Nausées et vomissements.
►
Nausées et vomissement d'aliments pris une heure et demie auparavant, précédés d'une chaleur inhabituelle et d'un grand épuisement et d'une grande exténuation ; en même temps, tout devenait noir devant les yeux,
[2]
.
► Estomac.
►
Pression au-dessous de l'épigastre en mangeant ; pendant ce temps, haut-le-cœur et nausées, presque comme dans le pyrosis, mais sans remontée de liquide dans la bouche,
[1]
.
[40.]
►
Élancements dans l'épigastre,
[1]
.
►
Il sent le pouls dans l'épigastre et le voit même extérieurement,
[2]
.
►
Fourmillement dans l'estomac, avec nausée,
[5]
.
ABDOMEN.
► Hypochondres.
►
Grondement dans la région hypochondriaque (après huit à dix heures),
[3]
.
►
Une douleur sourde et pénible dans la région hépatique, qui ne pouvait être calmée qu'en y posant la main,
[1]
.
►
Douleur comme par contusion dans les muscles abdominaux au-dessous des fausses côtes,
[1]
.
► Abdomen en général.
►
Distension inhabituelle du ventre, pendant plusieurs jours,
[1]
.
►
Sensation dans le ventre comme si une diarrhée allait survenir, suivie d'une selle pâteuse (après quelques heures),
[2]
.
►
Colique comme par gaz emprisonnés (après trois quarts d'heure),
[4]
.
►
Colique tordante, comme par emprisonnement de gaz, qui, après une selle ultérieure avec émission de beaucoup de flatuosités, continue encore quelque temps (après douze heures),
[4]
.
► Bas-ventre et régions iliaques.
[50.]
►
Colique tordante dans l'abdomen inférieur, avec surexcitation très violente, comme si les règles allaient venir, durant deux jours (après trois heures),
[1]
. [Chez une femme qui, depuis quelque temps, était privée de menstruation en raison de son âge.]
►
Traction dans le côté gauche de l'abdomen, vers le bas dans la région pubienne, comme si une hernie allait y faire saillie,
[2]
.
SELLES.
►
Traction et pression comme pour aller à la selle, mais seulement dans le rectum ; bientôt suivies d'une selle molle,
[3]
.
►
Selle pâteuse, dure, avec passage d'un peu de sang,
[1]
.
ORGANES URINAIRES.
► Urètre.
►
Un peu d'humidité s'écoule par l'urètre (après deux jours),
[3]
.
►
Sensation dans l'urètre comme si une goutte d'eau y coulait, bien qu'aucune humidité n'ait été observée à l'orifice (après six à dix heures),
[3]
.
►
Sensation sans douleur, comme de brûlure, au milieu de l'urètre, hors de la miction (après quatre heures),
[3]
.
► Miction.
► Besoin d'uriner, avec émission extrêmement faible
(après une heure et demie),
[4]
.
►
Besoin fréquent d'uriner, avec émission plus scant que d'ordinaire (après deux heures),
[3]
.
►
Mictions fréquentes,
[5]
.
ORGANES SEXUELS.
► Homme.
[60.]
►
Chatouillement dans le gland (après une demi-heure),
[3]
.
► Femme.
►
Grande excitation dans l'utérus (dans l'abdomen inférieur), mais surtout douleur coupante au-dessus des hanches, comme si les règles allaient brusquement paraître, bien qu'elles viennent de cesser,
[1]
.
►
Écoulement de leucorrhée, avec sensation mordicante des parties (après une heure),
[1]
.
►
Quelques gouttes de leucorrhée s'écoulent fréquemment du vagin,
[1]
.
►
Leucorrhée abondante, sans sensation (après dix heures),
[1]
.
►
Menstruation survenant quelques jours trop tôt et très peu abondante (après cinq jours),
[1]
.
►
Menstruation survenant onze jours trop tôt, à la nouvelle lune (après sept jours),
[1]
.
ORGANES RESPIRATOIRES.
►
La voix est très faible et mal assurée, comme chez quelqu'un d'angoissé,
[2]
.
►
En parlant, il manque de souffle ; sa poitrine lui paraît tout à fait faible,
[2]
.
POITRINE.
►
Sensation de pression sur la poitrine et nausées qui le rendent très angoissé,
[2]
.
[70.]
►
Brûlure au milieu de la poitrine ou dans l'œsophage, toujours après avoir mangé ou bu,
[1]
.
►
Douleur compressive au-dessus du mamelon gauche, très violente pendant l'assoupissement ; remarquée lors d'un réveil partiel du sommeil, mais non à l'état de pleine veille,
[3]
.
►
Douleur du sein gauche jusqu'à l'épaule, comme battu et tiraillé,
[1]
.
DOS.
►
Douleur dans les lombes, comme après avoir été battu,
[2]
.
►
Élancements sourds dans la région du rein droit en prenant une profonde inspiration
(après dix heures),
[3]
.
MEMBRES EN GÉNÉRAL.
►
Douleurs tiraillantes et déchirantes çà et là dans les membres supérieurs et inférieurs (après vingt-quatre heures),
[3]
.
MEMBRES SUPÉRIEURS.
►
Lourdeur et faiblesse du bras droit, surtout au repos (après quatre heures),
[3]
.
►
Douleur comme par contusion à la face interne du bras, surtout au pli du coude, surtout remarquée en étendant le bras,
[1]
.
►
Engourdissement fourmillant, avec sensation d'endormissement, du dos de la main et de l'éminence thénar (sensibles au toucher), avec douleur de la peau de ces parties, seulement en remuant la main, et fine cuisson piquante comme si elles avaient été fouettées,
[1]
.
►
Douleur déchirante crampoïde dans le muscle du pouce droit (après trois heures),
[4]
.
[80.]
►
Douleur tiraillante et déchirante dans la première phalange de l'index gauche (après trois heures),
[3]
.
►
Douleur tiraillante et déchirante à la première articulation des deux derniers doigts de la main droite (après six heures),
[3]
.
MEMBRES INFÉRIEURS.
► Douleurs tiraillantes, compressives et déchirantes par intermittence dans les muscles postérieurs inférieurs de la cuisse droite (en position assise)
,
(après quatorze heures),
[4]
.
►
Douleur au pli de la cuisse comme contuse, ou comme après une longue marche (en se déplaçant et en position assise), (après huit heures),
[3]
.
►
Tension au travers du milieu des mollets en marchant, comme s'ils ne cédaient pas,
[2]
.
►
Douleur crampoïde et sensation de contusion en externe au péroné droit,
[2]
.
►
Douleur rongeante et compressive dans la partie inférieure du tibia et dans la cheville, avec impression de chaleur et sensation comme si la partie était enflée,
[2]
.
►
Douleur compressive crampoïde à la pulpe du gros orteil gauche, en position assise (après deux heures trois quarts),
[4]
.
SYMPTÔMES GÉNÉRAUX.
►
Malaise de l'esprit et du corps, de sorte qu'il prenait un livre puis le reposait, s'asseyait tantôt ici, tantôt là ; toujours selon des impulsions involontaires (après deux à dix heures),
[3]
.
►
Grand malaise et grande angoisse ; ils ne lui permettaient de rester nulle part ; avec tremblement des membres,
[2]
.
[90.]
►
Faiblesse générale du corps (après huit heures),
[3]
.
►
Faiblesse générale, surtout dans les mains, pendant le frisson,
[1]
.
PEAU.
►
Un bouton dans le pli près de l'aile droite du nez, qui démange et devient douloureusement sensible au toucher,
[1]
.
►
Une ampoule se forme au talon par le moindre frottement en marchant ; elle se rompt et devient un ulcère durable, superficiel, avec aréole rouge et tuméfiée, douloureux par cuisson et fins élancements, puis par morsure ; le matin au lit ; douloureux le soir, avec cuisson et élancements, pire en étant couché (après vingt-quatre heures),
[1]
.
►
Démangeaison corrosive, avec fins picotements, aux bras, aux mains et au cou,
[1]
.
SOMMEIL ET RÊVES.
►
Insomnie et agitation ; elle ne pouvait s'endormir le soir et se réveillait fréquemment,
[1]
.
►
Difficulté à s'endormir la nuit et, après s'être endormie, rêve vif et anxieux qui la réveillait ; mais après s'être rendormie, elle rêvait la même chose,
[1]
.
►
Rêves vifs, pénibles, anxieux, non remémorés,
[4]
.
►
Rêves que les règles, récemment cessées, allaient réapparaître,
[1]
.
FIÈVRE.
► Frissonnement.
►
Pâleur du visage et frissonnement sur tout le corps, avec tremblement intérieur, à 4 heures de l'après-midi ; tout le corps était couvert de chair de poule, particulièrement douloureuse, comme endolorie et écorchée au toucher, au bras supérieur et sur la face externe de la cuisse, avec angoisse et malaise ; elle se retournait çà et là, voulait dormir mais ne le pouvait pas,
[1]
.
► Chaleur.
[100.]
►
Chaleur brûlante des deux joues, sans rougeur ni soif (après vingt-quatre heures),
[4]
.
►
Chaleur brûlante des joues, avec mains froides, sans soif (après vingt-quatre heures),
[4]
.
► Sueur.
►
Transpiration le matin au lit, avec frissonnement et chair de poule, avec chaleur anxieuse au moindre mouvement ou effort, même de parler, disparaissant aussitôt au repos ou dès qu'elle cessait de parler, après quoi le frissonnement revenait aussitôt ; en même temps, les paumes étaient moites,
[1]
.
MODALITÉS.
► Aggravation.
►
(
Matin
), Au réveil, mal de tête ; au lit, pire en étant couché, disparaissant en se levant, mal de tête ; au lit, transpiration, etc.
►
(
Soir
),
Démangeaisons aux canthi ; pyrosis.
►
(
En plein air
), Mal de tête.
►
(
En buvant
), Brûlure dans la poitrine, etc.
►
(
En mangeant
),
Pression au-dessous de l'épigastre ; brûlure dans la poitrine, etc.
►
(
Repos
),
Lourdeur, etc., du bras.
►
(
En se relevant après s'être courbé
), Mal de tête indescriptible.
► Amélioration.
►
(
Assis
),
Mal de tête.
Droits d'auteur
© Médi-T
®
2000