Kalium carbonicum
par James Tyler Kent — Leçons de matière médicale homéopathique
Kalium Carbonicum - LEÇONS DE MATIÈRE MÉDICALE HOMŒOPATHIQUE par JAMES TYLER KENT, A.M., M.D.
LEÇONS DE MATIÈRE MÉDICALE HOMŒOPATHIQUE
Ancien professeur de matière médicale au Hering College, Chicago.
Kalium Carbonicum
Le malade de Kali carb. est un malade difficile à étudier, et le remède lui-même est difficile à étudier.
Il n'est pas employé aussi souvent qu'il le devrait, et la raison en est que c'est un remède très complexe et déroutant. Il présente un grand nombre de symptômes opposés, de symptômes changeants, et se rapporte ainsi à des malades qui dissimulent leurs symptômes et ont beaucoup de symptômes vagues.
Esprit : Le malade est fantasque, irascible, irritable au plus haut degré, se querelle avec sa famille et avec son gagne-pain. Il ne veut jamais être seul, il est plein de peurs et d'imaginations lorsqu'il est seul, « peur de l'avenir, peur de la mort, peur des fantômes ».
S'il est obligé de rester seul dans la maison, il demeure éveillé, sans sommeil, ou bien son sommeil est rempli de rêves horribles. Il n'est jamais en paix, il est plein d'imaginations et de peur.
« Et si la maison brûlait ! »
« Et si je faisais ceci ou cela ! » et
« Et si ceci ou cela devait arriver ! »
Il est hypersensible à tout, sensible à chaque changement atmosphérique ; il n'arrive jamais à obtenir dans la chambre la température exactement convenable ; il est sensible au moindre courant d'air et à la circulation de l'air dans la pièce. Il ne peut pas supporter que les fenêtres soient ouvertes, même dans une partie éloignée de la maison. Il se lève la nuit dans son lit et regarde d'où vient ce courant d'air. Ses troubles sont plus mauvais par temps humide et par temps froid.
Douleurs : Il est sensible au froid et frissonne toujours. Ses nerfs ressentent le froid ; ils deviennent tous douloureux quand il fait froid. Les névralgies lancent ici et là quand il fait froid, et si l'on maintient au chaud la partie atteinte, la douleur se porte ailleurs. Toutes ses douleurs changent de place et vont vers la partie froide ; s'il couvre une partie, la douleur gagne la partie découverte.
Ce remède est plein de douleurs lancinantes, brûlantes, déchirantes, et celles-ci volent d'un endroit à l'autre. Bien entendu, Kali carb. a aussi des douleurs qui restent localisées, mais d'ordinaire les douleurs errent dans toutes les directions. Douleurs coupantes comme des coups de couteau. Douleurs comme des aiguilles brûlantes, piquantes, cuisantes et brûlantes.
Ces douleurs sont ressenties dans les parties internes et dans les conduits desséchés. Brûlure dans l'anus et le rectum, décrite comme si un tisonnier rougi au feu était enfoncé dans ce passage ; brûlure comme par le feu. Les hémorroïdes brûlent comme des charbons ardents. La brûlure de Kali carb. est semblable à celle d'Arsenicum.
En étudiant encore le texte, on verra que c'est un caractère commun de ce médicament que de voir ses symptômes survenir à 2, 3 ou 5 heures du matin. Dans Kali carb., la toux viendra ou présentera sa plus grande < à trois, quatre ou cinq heures du matin.
L'état fébrile surviendra de 3 à 5 heures du matin. Le malade sujet à la dyspnée asthmatique aura une attaque à 3 heures du matin, le réveillant de son sommeil. Il se réveillera avec divers symptômes et restera éveillé jusqu'à 5 heures du matin, après quoi ils seront dans une large mesure soulagés.
Bien entendu, il y a des souffrances à n'importe quelle heure des vingt-quatre heures, mais c'est là le pire moment. Il se réveille à 3 heures du matin avec peur, peur de la mort, peur de l'avenir, se fait du souci pour tout et reste éveillé pendant 2 à 3 heures, puis il se rendort et dort profondément.
Son corps est froid et il lui faut beaucoup de vêtements pour le maintenir au chaud, mais malgré cela il sue abondamment ; sueurs froides abondantes sur le corps. Il sue au moindre effort, il sue à l'endroit de la douleur, il sue au front ; sueurs froides au front avec céphalée.
Névralgie du cuir chevelu, des yeux et des pommettes, associée à ces douleurs nerveuses fulgurantes. Violentes douleurs çà et là dans la tête, comme si elle allait être écrasée. Douleurs coupantes et poignantes dans la tête. Violentes céphalées congestives comme si la tête était pleine. Tête chaude d'un côté et froide de l'autre ; front couvert de sueurs froides.
Tête : Il a des céphalées congestives catarrhales.
Chaque fois qu'il sort dans l'air froid, le nez se dégage et les membranes muqueuses deviennent sèches et brûlent ; lorsqu'il revient dans une pièce chaude, le nez se met à couler, puis se bouche au point qu'il ne peut plus respirer par lui, et c'est alors qu'il se sent le plus à l'aise ; de sorte qu'il y a obstruction nasale dans une pièce chaude, et dégagement du nez au grand air. Quand le nez est dégagé au point qu'il peut respirer par lui, c'est alors que la tête est le plus douloureuse ; elle est sensible à l'air froid, et l'air froid la fait brûler.
L'air froid lui paraît chaud. Tous ces malades souffrent d'un coryza chronique, et lorsqu'ils vont à cheval dans le vent, l'écoulement catarrhal cesse et une céphalée survient ; ainsi il a mal à la tête pour avoir monté dans le vent froid.
Chaque fois que l'écoulement s'arrête après avoir pris froid dans un courant d'air, une céphalée survient ; et à mesure que l'écoulement redevient libre, la céphalée est soulagée. Douleurs névralgiques dans les yeux, le cuir chevelu et à travers les pommettes, par suppression d'un écoulement catarrhal chronique, et quand l'écoulement recommence, ces douleurs cessent.
Avec le coryza chronique du nez, il existe un écoulement épais, coulant, jaune ; sécheresse du nez, alternant avec l'obstruction. Celui qui souffre d'un coryza chronique aura aussi, le matin, un écoulement qui remplit le nez de mucus jaune. Le matin, il se mouche et crache en raclant la gorge des croûtes sèches et dures qui remplissent les fosses nasales, jusque dans le pharynx et jusque dans la gorge.
Ces croûtes deviennent sèches comme si elles s'étaient partiellement formées sur la membrane muqueuse et, lorsqu'on les expulse, il y a saignement. Le saignement part de l'endroit où les croûtes ont été détachées. Il est sujet aux maux de gorge, attrape toujours froid, et cela lui descend dans la gorge. Il est également sujet à l'hypertrophie des amygdales et, avec cela, à l'augmentation de volume et à l'induration chronique des parotides, d'un côté ou des deux. Gros ganglions sous l'oreille, derrière la mâchoire.
Ils grossissent et deviennent durs, et parfois douloureux ; douleurs fulgurantes, dartreuses, lorsqu'il se déplace au grand air. Quand l'air atteint ces glandes hypertrophiées, elles sont sensibles et douloureuses, et il est amélioré en entrant dans un endroit chaud.
Les rhumes aigus s'étendent à la poitrine, mais Kali carb. s'est montré surtout adapté au catarrhe chronique de poitrine, à la bronchite chronique.
Poitrine : La poitrine est très souvent affectée exactement de la même manière que le nez.
Il y a sécheresse et toux sèche, aboyante, irritative, dans l'air froid, mais une expectoration abondante de mucus lorsqu'il fait chaud, et c'est alors qu'il est le plus à l'aise, car l'expectoration semble le soulager. Il souffre surtout d'une toux sèche, irritative, avec expectoration matinale. La toux commence sèche, irritative, augmente graduellement et parfois très rapidement jusqu'à devenir violente. Toux spasmodique avec haut-le-cœur ou vomissements, et en toussant il a l'impression que sa tête va voler en éclats.
Face : Le visage devient bouffi, les yeux semblent saillir et l'on voit alors ce qui est si communément présent dans Kali carb., une sorte particulière de tuméfaction entre les paupières et les sourcils, qui se gonfle quand il tousse.
J'attire votre attention sur ce trait particulier, car même s'il n'y a d'œdème nulle part ailleurs sur le visage, ce petit pochage apparaîtra au-dessus de la paupière et au-dessous du sourcil. Il se remplit parfois au point de former une petite poche d'eau.
Une telle tuméfaction a été produite par Kali carb., et parfois ce symptôme seul conduit à examiner le remède afin de déterminer si Kali carb. ne correspond pas à tout le reste du cas.
Boenninghausen parle d'une épidémie de coqueluche dans laquelle la majorité des cas réclamaient Kali carb., et ce trait frappant était présent. Aucun remède ne doit jamais être donné sur un seul symptôme. Si un symptôme particulier vous conduit à un remède, étudiez à fond le remède et la maladie afin de vous assurer qu'ils sont suffisamment semblables l'un à l'autre pour espérer une guérison. Toute déviation de cette règle est ruineuse et conduit à la pratique de donner des médicaments sur des symptômes isolés.
Une toux sèche, irritative, incessante, avec haut-le-cœur, reprise inspiratoire, épistaxis, vomissement de tout ce qui est dans l'estomac et expectoration de mucus strié de sang, est une coqueluche que Kali carb. guérira souvent, surtout s'il existe ce trait particulier et frappant d'une tuméfaction en poche au-dessous du sourcil et au-dessus des paupières, avec bouffissure des yeux.
Il est des cas de pneumonie qui réclament Kali carb. au stade d'hépatisation (comme Sulph.). De même, lorsque la pneumonie est passée, pensez à Kali carb. si chaque fois que le malade prend un peu froid, cela lui descend dans la poitrine avec les symptômes que j'ai décrits.
Il y a sensibilité de l'organisme aux changements de temps, à l'air froid et à l'humidité, une toux sèche, irritative, persistante, avec haut-le-cœur, aggravée de trois à cinq heures du matin, et le malade présente des douleurs névralgiques erratiques. Ces symptômes augmentent peu à peu et le malade les fait remonter à sa pneumonie. Il dit :
« Docteur, je n'ai jamais été tout à fait bien depuis ma pneumonie. »
L'état catarrhal s'est fixé dans sa poitrine et il existe une tendance chronique à prendre froid. Ces cas menacent d'évoluer vers la phtisie et ne guériront guère sans Kali carb. Dans cette tendance des états catarrhaux à se localiser dans la poitrine, il faut penser à Kali carb. aussi bien qu'à Phosphor., Lycopod. et Sulphur.
Hydropisies : Un autre état général appartenant à ce remède est une tendance aux hydropisies.
Il a des hydropisies dans tout le corps. Les pieds gonflent et les doigts se boursouflent ; le dos des mains garde le godet à la pression, le visage paraît bouffi et cireux. Le cœur est faible. Je puis me rappeler un bon nombre de cas de dégénérescence graisseuse du cœur dans lesquels j'aurais pu prévenir tout le trouble par Kali carb. si j'avais mieux connu le cas au début.
Ces cas sont insidieux, et les indications appelant Kali carb. doivent être vues de bonne heure, sinon le malade évoluera vers un état incurable. Cet état particulier de faiblesse et de circulation débile qui finit par se terminer en hydropisie et en beaucoup d'autres complications a son semblable dans Kali carb.
Il y a chez Kali carb. un caractère insidieux dans l'approche de toutes ses affections.
Il a une sorte d'aspect indéfinissable, il est flétri, présente beaucoup de dyspnée en montant une côte ou même en marchant sur le plat. L'examen des poumons les montre dans un état assez satisfaisant, mais finalement des complications surviennent, il se produit un effondrement avec des lésions organiques, et vous revenez sur ces cas en disant : si seulement j'avais vu, au début de ce cas, ce que je vois maintenant, il semble que le malade aurait dû être guéri.
Nous apprenons les débuts des remèdes comme nous apprenons les débuts des maladies. C'est une chose prudente pour un médecin homœopathe que de revenir sur un cas où il a échoué, ou où quelqu'un d'autre a échoué, pour en étudier les débuts et voir quelles en furent les manifestations. Ce genre d'étude est pour le médecin homœopathe aussi délicieux que les autopsies le sont pour l'ancienne école.
Dents : Les dents présentent un état particulier. Les gencives prennent un caractère scorbutique ou scrofuleux. Les gencives se décollent des dents et les dents se carient, se décolorent et se déchaussent, de sorte qu'il faut les extraire tôt dans la vie.
Il souffre des dents chaque fois qu'il prend froid en allant à cheval dans le vent et par temps cru. Les douleurs surviennent même quand les dents ne sont ni jaunes ni cariées : douleurs lancinantes, déchirantes, comme d'arrachement, dans les dents. Odeur fétide provenant des dents ; du pus suinte autour des dents. La bouche est pleine de petits ulcères, de petites plaques aphteuses. La membrane muqueuse est pâle et s'ulcère chaque jour. La langue est blanche avec goût fétide ; enduite de gris, avec céphalées digestives.
Alors que beaucoup de symptômes de Kali carb. sont aggravés après avoir mangé, certains symptômes sont soulagés après avoir mangé. Il y a des battements au creux de l'estomac lorsque l'estomac est vide. Il y a aussi des battements dans tout le corps, une pulsation jusque dans les doigts et les orteils ; il n'est pas une partie qui ne batte, et cela le tient éveillé. Pulsations même quand il n'y a souvent aucune sensation de palpitations dans la région du cœur. Il y a aussi de violentes palpitations du cœur.
Estomac : Kali carb. convient à beaucoup de vieux dyspeptiques.
Après avoir mangé, il se sent prêt à éclater tant il est ballonné. Grande flatulence ; il renvoie du vent par haut et émet des gaz par bas ; flatuosités fétides. Les éructations ascendantes s'accompagnent aussi de remontées liquides, de liquides acides qui agacent les dents ; ils excorient, ou provoquent une cuisson dans le pharynx ou la bouche. Douleur dans l'estomac après avoir mangé ; brûlure dans l'estomac après avoir mangé.
Sensation de vide dans l'estomac, qui n'est même pas soulagée par le fait de manger. Un état particulier de Kali carb. est une angoisse ressentie dans l'estomac, comme si c'était de la peur. Une des premières malades que j'aie eues l'exprima mieux que dans les livres ; elle disait :
« Docteur, d'une manière ou d'une autre, je n'ai pas peur comme les autres, parce que moi, je l'ai dans l'estomac. »
Elle disait que lorsqu'elle était effrayée, cela lui tombait toujours dans l'estomac.
« Si une porte claque, je le sens juste ici » (région épigastrique).
Voilà qui est frappant, voilà qui est particulier. Il ne se passa pas longtemps avant que je découvre un autre trait de Kali carb.
Par une légère maladresse de ma part, mon genou heurta le pied de la malade, qui dépassait un peu du bord du lit, et la malade s'écria : « Oh ! »
Bien sûr, c'était encore Kali carb., car vous trouverez dans Kali carb. un malade qui a peur, chez qui tout se porte à l'estomac, et chez qui, lorsqu'on touche la peau, il se produit une angoisse, une peur ou une appréhension ressentie dans la région de l'estomac.
Vous pourriez imaginer que cela est lié au plexus solaire, mais pour le médecin, le symptôme est tout.
Pieds : Le malade de Kali carb. est si sensible à la plante des pieds que le simple contact du drap provoque une sensation de frisson à travers tout le corps. Une forte pression convient très bien, elle ne le trouble pas, mais ce qui survient à l'improviste l'excite.
Le malade de Kali carb. est hypersensible à tout ce qui l'entoure, hypersensible au toucher ; il frissonne au contact le plus simple et le plus léger, même quand une forte pression lui est agréable. Il est violemment chatouilleux à la plante des pieds. J'ai souvent examiné les pieds alors qu'un malade frissonnait, retirait vivement les pieds et poussait un cri :
« Ne me chatouillez pas les pieds. »
Je les avais probablement touchés si légèrement que je ne savais même pas que je les avais touchés.
Dans Lach. aussi, le contact léger est douloureux, tandis qu'une forte pression est agréable, mais ici il ne s'agit pas tant de chatouillement. Dans Lach. l'abdomen est si sensible que le contact du drap est douloureux. J'ai vu des malades de Lach. utiliser un arceau pour empêcher un drap léger de toucher l'abdomen. Vous savez alors que vous êtes dans la sphère de Lachesis, et qu'il en est comme chez ces personnes incapables de supporter le moindre contact au cou et qui souffrent d'un malaise à porter un col.
Tout cela, cependant, est différent de cet état de chatouillement. J'ai vu des malades réellement si sensibles de la peau que je n'oserais pas les toucher, à moins qu'ils ne sachent exactement où j'allais les toucher.
« Maintenant je vais prendre votre pouls, tenez-vous tranquille. »
Si je touchais la main, ou si j'avançais pour prendre le pouls sans prévenir, il y aurait un frisson.
Un tel état est conforme à Kali carb. Il faut souvent dégager ces choses par l'observation, en étudiant la nature des pathogénésies et en faisant les rapprochements. Ces traits qui relèvent de l'hypersensibilité des malades ont une très grande valeur clinique. Les ressources de notre matière médicale sont quelque chose de merveilleux, mais elles pourraient être développées bien plus rapidement si un certain nombre de médecins homœopathes appliquaient la matière médicale avec exactitude et intelligence, observant ce qu'ils voient et le rapportant littéralement.
À l'heure actuelle, il n'y a qu'un très petit nombre de médecins homœopathes capables de se réunir en corps et de dire des choses qui valent la peine d'être écoutées, un nombre honteusement faible si l'on considère depuis combien de temps les livres de Hahnemann sont devant le monde.
Foie : Il y a beaucoup de vieux sujets chroniques du foie qui ne parlent de rien d'autre que du foie.
Chaque fois qu'ils vont chez le médecin, ils parlent du foie, d'une sensation de plénitude dans la région hépatique et d'une douleur à travers l'omoplate droite et remontant par le côté droit de la poitrine, avec beaucoup d'oppression et de distension ; vomissements bilieux et grand désordre de l'estomac, plénitude après les repas ; accès de diarrhée alternant avec une constipation durant de nombreux jours, avec de grands efforts à la selle.
Accès bilieux périodiques, lorsqu'un état constipé est présent ; impossibilité de se coucher la nuit ; respiration difficile la nuit ou à 3 heures du matin, surtout chez un malade hypersensible au froid, au temps humide, qui veut rester assis au coin du feu en permanence.
Ces sujets hépatiques sont souvent guéris à fond par Kali carb. Parfois ils ont eu recours à toutes sortes de traitements hépatiques empiriques, prenant des médicaments qui purgent ou provoquent des vomissements, des drogues qui aggravent réellement le trouble. Kali carb. va au fond de ces cas et en extirpe le mal.
Abdomen : Dans l'abdomen, nous avons beaucoup de symptômes de Kali carb.
Personnes sujettes à des accès répétés de colique, douleurs coupantes, avec distension, avec douleur après les repas, constipation ou diarrhée. Colique avec douleurs coupantes, déchirantes, les pliant en deux, revenant à tout moment. Flatulence énorme. Lorsque l'accès de colique est là, il pourrait vous rappeler Colocynth ou quelque autre remède aigu qui guérit la colique en deux ou trois minutes, mais vous constaterez que ces remèdes aigus qui soulagent si rapidement la colique, lorsqu'on les donne pour la deuxième ou la troisième fois, ne produisent pas un effet aussi marqué.
Vous trouverez nécessaire de chercher un antipsorique, un remède qui maîtrise l'ensemble du cas. En étudiant seulement la colique pendant son accès, vous n'obtenez qu'une vue unilatérale du cas, et lorsque la colique est terminée, disons qu'elle a été guérie par Colocynth, vous étudiez alors le malade et reprenez le cas, et voici que tous les symptômes sont couverts par Kali carb. Après avoir donné ce remède, vous pouvez espérer que le malade n'aura plus d'autre attaque.
Telle est la nature de Kali carb. Il agit profondément, longtemps, il descend profondément dans la vie. Il guérit des états dus à la psore, ou à la suppression d'éruptions dans l'enfance, ou à la fermeture d'anciens ulcères et d'orifices fistuleux, avec une histoire de troubles depuis lors. Toutes ces douleurs errantes et cette frilosité sont à nouveau soulagées par des éruptions, par le retour des écoulements, par les hémorragies, par des ulcères profondément rongeants et abondamment suintants, et par des orifices fistuleux.
« Coupures dans l'abdomen, comme s'il était déchiré en pièces. »
« Violentes douleurs coupantes ; il doit s'asseoir penché en avant en comprimant avec les deux mains, ou se renverser fortement en arrière pour être soulagé ; il ne peut pas se tenir assis droit. »
« Douleurs coupantes et tiraillantes comme des douleurs de faux travail. »
Il y a une grande sensation de froid avec les douleurs, avec ces coupures abdominales ; il veut de la chaleur, des boissons chaudes, des bouillottes. Une froideur chronique est ressentie dans l'abdomen, froid extérieurement et intérieurement.
Il serait parfois cruel de donner une dose de Kali carb. pendant que la colique sévit, car si le remède correspond constitutionnellement au cas, si tous les symptômes du cas sont ceux de Kali carb., vous provoqueriez probablement une aggravation inutile.
Il y a quantité de remèdes à courte durée d'action qui soulageraient rapidement la douleur, et à la fin de l'accès le remède constitutionnel pourrait alors être donné. Si le malade peut supporter la douleur jusqu'au bout, il vaut mieux attendre qu'elle cède sans aucun médicament.
Cela est parfois cruel, et alors les médicaments d'action courte doivent être donnés. Tous les troubles récurrents, ceux qui reviennent périodiquement, ou après avoir mangé certains aliments, ou par exposition, ou avec une périodicité liée au temps, tous ces états sont chroniques ; ce ne sont pas des troubles aigus.
Ils ne sont qu'une petite portion d'un miasme chronique, une vue latérale, et tous ces cas doivent avoir tôt ou tard un remède constitutionnel. Il est vrai que vous pouvez soulager une douleur violente à la première visite, mais ensuite vous devez regarder plus profondément et empêcher votre malade d'avoir d'autres ennuis.
Sinon, si vous donniez Bell. ou Colocynth ou n'importe quel médicament qui ne correspond qu'à la colique, le trouble reviendrait ; vous n'auriez pas guéri votre malade, vous n'auriez fait que pallier. Mais, d'autre part, prenez une telle colique que celle décrite ici : Kali carb. ne correspond exactement qu'à ces symptômes pris isolément et ne correspond pas à toute la constitution du malade.
C'est alors qu'un remède constitutionnel et de longue durée comme Kali carb. agit pleinement. Il ne met pas le temps habituel à agir et ne s'accompagne pas d'aggravation.
« Muscles abdominaux douloureux au toucher ; tuméfaction des ganglions. »
Dans l'abdomen aussi, à la suite de troubles intestinaux, ou après une péritonite, nous avons un épanchement dans le sac péritonéal, généralement associé à une hydropisie des membres, mais pas toujours. C'est surtout dans les hydropisies hépatiques que ce remède est utile.
Rectum : Il a un très grand nombre de troubles du rectum et de l'anus et de la selle.
Il a des tumeurs hémorroïdaires énormes et très persistantes, qui brûlent, extrêmement sensibles au toucher, saignent abondamment, sont extrêmement douloureuses, au point de l'empêcher de dormir. Il est obligé de se coucher sur le dos et d'écarter les fesses, parce que la pression est très douloureuse sur les hémorroïdes externes.
Les hémorroïdes ne peuvent pas être réduites ; il y a grande distension et tuméfaction intérieure. Hémorroïdes qui sortent après la selle, saignent abondamment et sont très douloureuses ; il faut les repousser, et longtemps après s'être couché elles brûlent comme le feu.
Il y a une grande aggravation par la selle, laquelle est dure et noueuse et demande de grands efforts pour être expulsée. Fistules de l'anus. La brûlure est temporairement soulagée en s'asseyant dans l'eau froide.
Il a une diarrhée chronique et aussi une diarrhée alternant avec la constipation. Très souvent, lorsqu'il existe de nombreux détails particuliers, nous devons nous appuyer sur les généraux caractéristiques du remède. Le texte donne beaucoup moins de diarrhée que ce que l'usage clinique a développé.
« Diarrhée indolore, avec grondements dans l'abdomen et brûlure à la selle, seulement le jour ; cas chroniques avec bouffissure sous les sourcils. »
Il donne peu de symptômes, mais c'est un remède vaste et étendu dans les diarrhées chroniques. Chez les vieux sujets délabrés, chez les sujets faibles et pâles, à mauvaise digestion, avec grande flatulence, distension marquée et désordre hépatique.
Reins, vessie : Puis le rein, la vessie et l'urètre ont aussi leur part de troubles, lesquels sont de nature catarrhale.
Écoulements de la vessie, écoulements purulents d'un mucus épais, tenace, abondant, déposé dans l'urine. Conformément à cela, il y a beaucoup de brûlure ; brûlure dans l'urètre pendant et après la miction.
« L'urine s'écoule lentement avec endolorissement et brûlure. »
Kali carb. se rapproche beaucoup de Natr. mur. dans nombre de ses anciens troubles vésicaux de longue date. Dans les vieux cas d'écoulement urétral chronique et les anciens troubles urinaires faisant suite à une blennorragie, ces deux médicaments sont utiles, l'un et l'autre convenant à l'écoulement blanc, peu abondant, chronique, qui persiste. Dans les deux cas, la miction est douloureuse.
Dans Nat. mur., la brûlure survient après la miction. Lorsqu'il y a un écoulement chronique, peu abondant, et que la brûlure est très marquée, mais seulement après la miction, et que le malade est extrêmement nerveux et agité, Natrum mur. guérira.
Si la brûlure est pendant et après la miction, et que vous avez la constitution délabrée que nous avons décrite, alors le remède peut être Kali carb. Quelques-uns de ces vieux cas sont entièrement indolores, n'ayant aucune douleur ni pendant ni après la miction.
Alors vous obtenez une classe de remèdes entièrement différente. Les anciens écoulements chroniques faisant suite à une blennorragie sont aussi embarrassants pour le jeune médecin que tout ce qui puisse jamais lui tomber entre les mains. Les remèdes sont nombreux, les symptômes peu fournis, et bien souvent le malade n'est pas depuis longtemps sous les soins du médecin ; celui-ci ne connaît donc pas bien l'état constitutionnel du malade, et le malade ne peut lui parler que de l'écoulement.
« Rien que l'écoulement, docteur. »
Vous ne pouvez pas l'amener à penser à ses symptômes ; il a oublié qu'il se réveille à 3 heures du matin et ne peut se rendormir avant 5 heures, il a oublié toutes les manifestations nerveuses. Avec le malade que vous avez eu sous votre surveillance, dont vous connaissez l'état constitutionnel avant que cette affection n'apparaisse, vous ne devriez pas avoir beaucoup de difficulté.
Une des preuves que le malade de Kali carb. est de constitution faible et en route vers l'effondrement, c'est que tous ses symptômes sont éveillés et mis en action après le coït, après l'excitation sexuelle. Vous remarquerez cela dans la pratique et vous vous en souviendrez : le coït est une chose naturelle chez l'homme, lorsqu'il se déroule dans l'ordre, et lorsque ce qui est naturel est suivi de prostration, et que cela dure depuis longtemps, il y a une rupture dans la constitution, il y a quelque chose de radicalement faux.
Organes génitaux : Tous les symptômes sont susceptibles d'être pires après le coït dans Kali carb. Il a la vue faible, faiblesse des sens, tremblement, et il est généralement nerveux ; il est sans sommeil et faible, et il frissonne et tremble pendant un jour ou deux après le coït.
Des symptômes analogues s'observent chez la femme. Malgré la faiblesse du malade, le désir sexuel est excessif. Il n'est pas réglé. Il existe un éréthisme sexuel qui n'est pas sous le commandement de la volonté, et chez l'homme il est sujet à des pollutions abondantes et fréquentes, à des rêves nocturnes, à une prostration sexuelle. De jeunes hommes qui ont abusé d'eux-mêmes, ou qui se sont livrés avec excès aux plaisirs sexuels, entrent dans le mariage avec des organes génitaux affaiblis, incapables ; puis survient le dégoût, et il n'est pas étonnant qu'il y ait tant de divorces dans le monde. Quand le malade est jeune, une partie de ce trouble peut être surmontée par une vie régulière et par une homéopathie correcte.
Dans Kali carb., il existe de nombreuses affections touchant les organes génitaux masculins ; malaise et sensibilité des testicules. L'un d'eux est dans un état de tuméfaction et d'induration. Démangeaisons, cuisson et sensations gênantes dans le scrotum, sensations rappelant constamment au malade qu'il a des organes génitaux. Irritation constante attirant son attention sur les organes génitaux, provoquée par les abus, le vice, les excès. Phosphorus est un médicament souvent mal employé dans ce domaine. Beaucoup de médecins le considèrent comme l'un des grands remèdes de la faiblesse des organes génitaux.
Dans Phos., les indications génitales sont une excitation extrême, des érections trop actives, une force désordonnée des organes génitaux. Prenez garde à le donner dans l'impuissance ou la faiblesse, car cet état est souvent associé à des constitutions très débiles, et Phos. non seulement manque de guérir, mais semble ajouter encore à la faiblesse. C'est une faiblesse dont vous apprendrez qu'elle est une faiblesse vitale. Phos. fera dépérir plus rapidement les malades souffrant d'une faiblesse vitale, toujours fatigués, simplement faibles, toujours prostrés et voulant se coucher.
La femme trouve dans Kali carb. un grand secours. Il est plein de ses affections et possède de nombreux symptômes que l'on est susceptible de rencontrer chez une femme malade. Il est utile dans les cas d'hémorragies utérines qui ont été incessantes chez des femmes pâles, cireuses, hémorragiques ; hémorragie incessante à la suite d'un avortement.
Elle a été curetée et a reçu toutes sortes de traitements, mais ce suintement continue toujours. À l'époque menstruelle, l'écoulement est très abondant et cailloté, puis après des règles prolongées d'une dizaine de jours environ, pendant lesquelles elle a eu un flux abondant, elle retombe dans un état de suintement et d'écoulement jusqu'au mois suivant, puis cela se ranime en une nouvelle dizaine de jours de menstruation abondante. Kali carb. a guéri un certain nombre de cas de tumeur fibreuse bien avant l'époque où l'âge critique aurait dû les guérir.
Vous devez vous rappeler qu'il existe une tendance naturelle pour un fibrome à cesser de croître à la période climatérique, puis à se ratatiner, et que cela se produit sans aucun traitement ; mais les remèdes appropriés feront cesser cette hémorragie, feront cesser la croissance de cette tumeur, et après quelques jours il y aura une grande diminution de son volume.
Grossesse : Kali carb. est souvent un remède du vomissement de la grossesse, mais pour savoir quand c'est le remède du vomissement de la grossesse, il faut considérer tout l'état constitutionnel.
Le vomissement de la grossesse n'est pas guéri, bien qu'il puisse être soulagé temporairement, par Ipeca, car c'est un médicament qui ne correspond qu'aux nausées elles-mêmes. Dans un grand nombre de cas, les haut-le-cœur et les nausées ne sont qu'un symptôme de second ou de troisième ordre dans le remède qui guérira. L'état dépend réellement de la constitution, et le remède qui doit guérir doit être un remède constitutionnel. Sulphur, Sepia et Kali carb. sont parmi les remèdes le plus communément indiqués.
Parfois Arsen. est nécessaire. Bien entendu, si une femme enceinte a simplement dérangé son estomac et a vomi de la bile quelques fois, le remède pourrait être Ipeca. Lorsqu'une femme enceinte n'a absolument aucun symptôme constitutionnel, et qu'en examinant le cas vous ne trouvez rien d'autre que les nausées, des nausées accablantes, mortelles, avec vomissements continus jour et nuit, une dose unique de Symphoricarpus rac. aidera.
C'est prescrire sur des données très limitées, et cela ne doit être fait que dans des cas circonscrits ou unilatéraux. Ce n'est pas un remède de longue action, ce n'est pas un remède constitutionnel, et il agit beaucoup comme Ipecac.
Parfois vous entrerez dans la chambre d'accouchement alors que la femme a des douleurs dans le dos au-dessous de la ligne de la taille. Les douleurs utérines sont très faibles, pas assez expulsives pour faire avancer le travail, ce genre de douleur qui fait pousser à la femme le cri :
« Mon dos, mon dos ! »
Les douleurs s'étendent aux fesses et aux jambes. Douleur dans le dos comme si le dos allait se briser. Sous une bonne prescription, ces douleurs se transforment en contractions suffisantes pour expulser le contenu de l'utérus.
Lorsque vous entendez de telles choses, vous remontez l'histoire du cas. Vous remontez sur plusieurs semaines, à mesure que la femme approchait de la fin de la gestation, et vous voyez que ces choses vagues, cette frilosité et les autres traits de son état constitutionnel pour lesquels vous cherchiez un remède, culminent au moment de l'accouchement dans un type de douleur déterminé. Si vous aviez vu cela six semaines auparavant et lui aviez donné Kali carb., vous auriez prévenu le travail pénible.
C'est un travail pénible, un travail prolongé ; l'utérus paraît faible, et les douleurs sont faibles, elles sont toutes dans le dos, et ne vont pas au centre de l'action comme elles le devraient. Or, ce même genre de douleur peut vous tromper en prenant une autre forme. Les douleurs commencent dans le dos, semblent aller à l'utérus, puis remontent le dos, ce qui vous détournerait complètement de la douleur de Kali carb. vers une douleur qui indiquerait Gelsemium.
Parfois ces douleurs sont si sévères qu'elles semblent en réalité empêcher plutôt qu'encourager les contractions de l'utérus ; lorsque les contractions utérines cessent, et que la femme crie et veut qu'on lui frotte les hanches, et crie de douleur de chaque côté de l'abdomen plutôt qu'au centre, douleurs dans la région où devraient se trouver les ligaments larges, Actea racemosa régularisera les douleurs.
Puls. est le médicament pour l'absence de contractions marquées, dans les cas enclins à ne rien faire ; dans un cas inactif où l'orifice est suffisamment dilaté et les parties relâchées, alors que tout annonce un accouchement facile et simple, mais que la malade ne fait rien. C'est un état de douceur ou d'inactivité. Puls. provoquera très souvent en cinq minutes une contraction très forte de l'utérus, parfois presque sans douleur.
« Le dos lui fait si mal lorsqu'elle marche qu'elle a l'impression de pouvoir s'étendre dans la rue », etc.
La douleur semble ôter au malade toute sa force et toute sa vigueur. Après l'accouchement, il existe une tendance à prolonger l'hémorragie, se ravivant à chaque période menstruelle, comme cela a été décrit.
Cœur : Faiblesse du cœur, dyspnée cardiaque ; le souffle est court et le malade ne peut pas marcher, ou bien doit se déplacer très lentement.
C'est l'installation d'une dégénérescence graisseuse du cœur.
Avec l'étouffement et la dyspnée, la respiration est si courte que le malade ne peut pas s'arrêter pour boire ou manger ; la respiration est rapide, non profonde, mais faible. Dyspnée avec palpitations du cœur violentes et irrégulières, battements secouant toute la charpente, pulsations perceptibles jusqu'à l'extrémité des doigts et des orteils.
Violentes pulsations ; le malade ne peut pas se coucher sur le côté gauche ; accompagnées de douleurs lancinantes à travers la poitrine, et de toux. Chez les vieux asthmatiques avec pouls faible, avec les mêmes pulsations et palpitations, et incapables de se coucher.
La seule position dans laquelle il semble pouvoir trouver quelque soulagement est penché en avant, les coudes appuyés sur une chaise. L'attaque est violente et continue, surtout plus mauvaise de 3 à 5 heures du matin, et plus mauvaise en étant couché dans le lit. Il est réveillé à 3 heures du matin par ces accès d'asthme. Dyspnée asthmatique, lorsque l'état est celui d'un asthme humide ou d'un remplissage de la poitrine par du mucus, gros râles dans la poitrine, respiration bruyante et râlante.
Chez les malades qui ont toujours des râles dans la poitrine, une toux râlante, une respiration encombrée ; à chaque période pluvieuse ou brumeuse, ou par temps froid et brouillardeux, l'état devient celui d'un asthme humide ; respiration asthmatique, avec grande faiblesse dans la poitrine, plus mauvaise de 3 à 5 heures du matin. Le malade est pâle, maladif et anémique, et se plaint de douleurs lancinantes dans la poitrine.
La toux : de ce médicament est l'une des plus violentes toux de tous les médicaments de la matière médicale. Tout l'organisme est secoué. La toux est incessante, accompagnée de haut-le-cœur et de vomissements, survient à 3 heures du matin, toux sèche, irritative, dure, épuisante.
« Toux suffocante et toux d'étouffement à 5 heures du matin.
Grande sécheresse dans la gorge entre 2 et 3 heures du matin. »
Pensez à Kali carb. quand, après des affections telles que la rougeole, il reste un état catarrhal dû à un défaut de réaction, séquelle psorique. La toux qui suit la rougeole est très souvent une toux de Kali carb. Kali carb., Sulphur, Carbo veg. et Drosera sont peut-être plus fréquemment indiqués que d'autres médicaments dans ces toux qui suivent la rougeole ou la pneumonie.
L'expectoration est abondante, très fétide, tenace, grumeleuse, striée de sang ou semblable à du pus, jaune épaisse ou jaune verdâtre. Très souvent elle a un goût âcre, fromagé, prononcé, comme de vieux fromage. Catarrhe de poitrine. Toux sèche jour et nuit, avec vomissement d'aliments et un peu de glaires, pire après avoir mangé et bu, et le soir.
Douleurs : Rien n'est plus frappant dans Kali carb. que les douleurs lancinantes erratiques à travers la poitrine, et la froideur de la poitrine.
La grande dyspnée, les points fugitifs, les points pleurétiques sont des traits importants de ce remède. Un grand nombre des cas dans lesquels Kali carb. convient sont ceux où le trouble s'est propagé à partir d'une origine catarrhale et de la partie inférieure des poumons vers le haut. Il n'est pas aussi communément indiqué dans les cas où la matité a commencé à l'apex d'un ou des deux poumons.
Il écartera très souvent des maladies futures lorsqu'il existe des antécédents familiaux de tuberculose. Ne craignez pas de donner les remèdes antipsoriques lorsqu'il y a une histoire familiale de tuberculose, mais soyez prudent lorsque le malade est si avancé dans la tuberculose qu'il existe des cavernes pulmonaires, ou des tubercules latents, ou des tubercules caséeux enkystés.
Vos antipsoriques pourraient l'éveiller à un état dangereux. Ne supposez pas, cependant, qu'il soit dangereux de donner Sulphur parce que son père et sa mère sont morts de phtisie. Sulphur pourrait justement être le remède pour empêcher l'enfant de suivre le père et la mère.
Kali carb. convient souvent et agira comme remède aigu dans les stades avancés de la phtisie, dans les cas où il n'était pas indiqué primitivement comme remède constitutionnel. Dans de tels cas, il agira comme palliatif dans la phtisie, tandis que s'il était indiqué primitivement comme remède constitutionnel, il ferait du mal dans les dernières semaines.
La chose heureuse, c'est qu'un grand nombre d'homœopathes ne sont pas capables de trouver le remède homœopathique. Si le malade a encore assez de tissu pulmonaire pour être guéri, Kali carb. fera des merveilles lorsque les symptômes concordent.
Goutte : Je veux vous mettre en garde sur un point concernant Kali carb. C'est un médicament très dangereux dans la goutte. Lorsque vous avez un vieux goutteux atteint aux articulations du gros orteil et des doigts, et qu'elles sont douloureuses et enflammées de temps à autre, vous pourriez penser que Kali carb. couvre très bien le cas ; il est troublé par un temps de ce genre, il est pâle et maladif, ses troubles surviennent à 2 ou 3 heures du matin, il a les douleurs fulgurantes.
Mais ces goutteux sont souvent incurables, et s'ils le sont, entreprendre de les guérir serait une calamité effroyable, parce que les aggravations dureraient si longtemps. Si vous donnez Kali carb. à l'un de ces malades incurables en très haute dynamisation, vous aggraverez votre malade, et l'aggravation sera grave et prolongée, mais la 30e peut rendre de grands services. Kali iod., lorsqu'il est indiqué dans l'état goutteux, agit comme remède apaisant et palliatif.
Mais Kali carb. semble être un médicament redoutable à manier, une arme tranchante à double tranchant. N'entreprenez pas de donner un médicament dans le but de guérir ces vieux cas de goutte lorsque les nodosités sont nombreuses. Ne donnez pas ce remède constitutionnel qui aurait dû être administré à ces malades vingt ans auparavant, parce qu'il n'y a plus assez de réaction dans la vie du malade pour le remettre en ordre, et il en serait détruit. Il semble paradoxal de le dire, mais le guérir, c'est le tuer.
L'action vitale nécessaire pour le ramener à la santé déchirerait pratiquement sa charpente en pièces. Vous n'êtes pas obligé de croire ces choses. Mais réfléchissez-y, et un jour, après avoir pratiqué quelque temps et fait de nombreuses erreurs en tentant de guérir des incurables, vous reconnaîtrez l'effroyable puissance des médicaments homœopathiques.
Ils sont simplement redoutables. Dans les vieux cas de goutte, dans les vieux cas de maladie de Bright, dans les cas avancés de phtisie où il y a beaucoup de tubercules, prenez garde à Kali carb. donné à trop haute dynamisation.
En étudiant le livre, parcourez les sensations. Elles sont très nombreuses. Bien entendu, les plus frappantes sont les douleurs lancinantes et déchirantes, les douleurs fulgurantes, pongitives et erratiques.
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Mise en page Copyright © Sylvain Cazalet 2000