Moschus
par Constantine Hering — Les symptômes directeurs de notre matière médicale
Porte-musc. Moschina.
La sécrétion desséchée du sac à musc de Moschus moschiferus, indigène de l'Asie centrale.
Pathogénésies par Hahnemann, Gross et Stapf (Mat. Med. Pura., vol. 1, p. 316).
AUTORITÉS CLINIQUES.
Épistaxis
, Hartmann, Rück. Kl. Erf., vol. 1, p. 413 ;
Incontinence d'urine
, Young, Hahn. Mo., vol. 6, p. 172 ;
Troubles urinaires
, Young, Hahn. Mo.,
vol. 6, p. 172 ;
Impuissance avec diabète
, Young, Hahn. Mo., vol. 6, p. 171 ;
Croup
, Müller, Kafka, Rück. Kl. Erf., vol. 5, p. 762 ;
Spasmes du larynx
, Kafka, Rück. Kl.
Erf., vol. 5, p. 782 ;
Asthme
, Frank (2 cas), N. A. J. H., vol. 9, p. 253 ;
Asthma Millari
, Müller, Kafka, Rück. Kl. Erf., vol. 5, p. 782 ;
Paralysie menaçante des poumons
,
Müller, Rück. Kl. Erf., vol. 4, p. 753 ;
Palpitations cardiaques
, Boyce, Hahn. Mo., vol. 10, p. 459 ; Hughes, Pharmacodyn., p. 557 ;
Affection cardiaque
(angor pectoris), Moore, Org., vol. 1, p. 357 ;
Hystérie
,
Hartmann, Rück. Kl. Erf., vol. 2, p. 287 ; Hughes, Pharmacodyn., p. 557 ;
Convulsions
, Dittrich, Raue's Rec., 1874, p. 286 ;
Spasmes
, Bethmann, Nenning, Rück. Kl. Erf., vol. 4, p. 582 ;
Fièvre typhoïde
, Kurz, Rück. Kl. Erf., vol. 4, p. 753.
Copyright © Médi-T
®
2002
Moschus.
ESPRIT. [1] [
Mosch.
]
Grande anxiété avec palpitations cardiaques ; impression d'attente anxieuse.
Anxiété hypochondriaque et mauvaise humeur.
Querelleuse ; continue jusqu'à ce que ses lèvres deviennent bleues, que ses yeux se fixent, et qu'elle tombe évanouie.
Grande crainte de la mort, avec pâleur du visage, évanouissement ; ne parle que de la mort prochaine.
Affections hypochondriaques ayant leur origine dans l'appareil sexuel.
Se plaint sans savoir ce qu'il a, avec angoisse, palpitations, etc.
Chagrin larmoyant et humeur chagrine, avec disputes violentes, allant jusqu'à la malveillance et à la rage les plus extrêmes.
Grande agitation affairée, pendant laquelle tout lui tombe des mains par faiblesse.
Étourderie, avec gestes niais et plaintes de douleur.
Perte subite de la mémoire, avec incapacité complète de reprendre ses esprits.
Grande tendance à s'effrayer, tremblements, palpitations du cœur et crainte de la mort.
SENSORIUM. [2] [
Mosch.
]
Sensation comme si elle tombait d'une hauteur, avec stupeur.
Sensation comme s'il était tourné si rapidement qu'il perçoit le courant d'air produit par le mouvement.
Vertige : dès qu'on remue la tête ; en remuant les paupières, > en plein air ; en se baissant, cessant en se relevant ; s'accompagnant d'une sorte de dégoût ; avec nausées ; vomissements, désir de café noir et de se coucher ; avec yeux fixes et sorte de spasme dans la bouche, qui empêche de parler, bien qu'il voie et entende tout ; avec évanouissement soudain ; avec violent afflux sanguin à la tête, > en plein air ; avec stupeur ; congestion de sang à la tête ; accès tétaniques et évanouissements ; obscurcissement de la vue.
INTÉRIEUR DE LA TÊTE. [3] [
Mosch.
]
Céphalée compressive, surtout à droite au-dessus de la racine du nez.
Tension dans la partie postérieure de la tête et du cou, avec nausées, < le soir, assis dans la chambre et lorsqu'il se refroidit, > en plein air et en se réchauffant.
Douleur sourde dans la tête, avec froideur comme par des cataplasmes froids.
Congestion de sang à la tête, lourdeur de la tête.
Céphalée avec nausées, obligeant à se coucher.
Céphalée stupéfiante, compressive, surtout au front, avec nausées le soir, < en remuant la tête et dans la chambre, > en plein air.
Céphalée hystérique avec spasmes syncopaux et sensation de constriction de la poitrine, sensation de froid dans tout le corps, tendance à des selles involontaires et écoulement abondant d'urine incolore ; grande agitation des membres inférieurs, céphalée pressive comme sous un poids considérable dans la tête ; sensation dans la tempe droite comme si une corde était souvent tirée et serrée comme pour couper la tête en deux ; douleur comme si un clou était enfoncé dans l'occiput, dont la pointe transperce le cerveau ; < dans la chambre, > à l'air frais.
VUE ET YEUX. [5] [
Mosch.
]
Accès de cécité subite ; obscurcissement de la vision.
Yeux tournés vers le haut, fixes et brillants.
Pression, démangeaison, cuisson mordicante dans les yeux.
OUIE ET OREILLES. [6] [
Mosch.
]
Bruit dans les oreilles comme d'un vent violent, ou comme du battement d'une aile d'oiseau.
Détonation dans l'oreille (d.) comme un coup de canon, accompagnée de l'écoulement de quelques gouttes de sang.
Dureté d'ouïe ; surdité nerveuse.
ODORAT ET NEZ. [7] [
Mosch.
]
Saignement de nez ; secousses spasmodiques des muscles.
Fourmillement à la pointe du nez.
PARTIE SUPÉRIEURE DU VISAGE. [8] [
Mosch.
]
Teint terreux, pâle.
Visage pâle, avec sueur.
Rougeur de la joue droite sans chaleur, avec pâleur de la gauche, qui paraît chaude.
Chaleur au visage sans rougeur, et obscurcissement de la vue.
Tension des muscles du visage, comme s'ils étaient trop courts.
PARTIE INFÉRIEURE DU VISAGE. [9] [
Mosch.
]
Mouvement de la mâchoire inférieure comme pour mâcher.
Desquamation des lèvres.
INTÉRIEUR DE LA BOUCHE. [12] [
Mosch.
]
Bouche et gorge sèches et chaudes ; goût amer, putride ; grande soif.
APPÉTIT, SOIF. DÉSIRS, AVERSIONS. [14] [
Mosch.
]
Grand désir de bière ou d'eau-de-vie.
Aversion pour les aliments ; leur vue lui soulève le cœur ; éructations ; vomissements ; douleurs pressives, brûlantes et distension de l'estomac.
MANGER ET BOIRE. [15] [
Mosch.
]
Elle s'assied pour ses repas et tombe complètement évanouie dès qu'un peu plus de nourriture qu'à l'ordinaire entre dans l'estomac.
HOQUET, ÉRUCTATIONS, NAUSÉES ET VOMISSEMENTS. [16] [
Mosch.
]
Brûlures d'estomac avec palpitations.
Éructations avec salive chaude dans la bouche.
Hoquet nerveux spasmodique, surtout s'il apparaît chez des sujets hystériques.
Nausées en pensant à la nourriture.
Nausée soudaine comme venant de l'épigastre ; ombilic rentré.
Vomissement d'aliments, puis nouveaux vomissements, puis encore davantage de vomissements.
Copyright © Médi-T
®
2002
Moschus.
SCROBICULE ET ESTOMAC. [17] [
Mosch.
]
Sensation de plénitude et d'oppression à l'épigastre avec malaise nauséeux, < en mangeant.
Hématémèse ; devient sans pouls, en collapsus.
Troubles persistants des fonctions digestives chez des sujets hystériques susceptibles, avec palpitations cardiaques, dyspnée et prostration ; a peur de se coucher de crainte de mourir.
ABDOMEN ET LOMBES. [19] [
Mosch.
]
Distension excessive de l'abdomen, avec douleurs pinçantes.
Grand tympanisme chez les femmes hystériques, avec évanouissements.
Gaz emprisonnés.
Sensation comme si tout dans l'abdomen était resserré, obligeant à marcher, incapable de faire aucun travail ni de rester tranquille nulle part.
Spasmes abdominaux hystériques.
SELLES ET RECTUM. [20] [
Mosch.
]
Selles molles, d'odeur douceâtre.
Selles liquides involontaires pendant le sommeil.
Diarrhée nocturne abondante, aqueuse, avec grand tympanisme.
Élancements dans l'anus, s'étendant jusqu'à la vessie.
ORGANES URINAIRES. [21] [
Mosch.
]
Urine : claire comme de l'eau et très abondante ; rare, épaisse comme de la levure.
Brûlure dans l'urètre, avec grande excitabilité nerveuse.
Urine d'aspect normal pendant le jour, mais la nuit rouge foncé, très fétide, déposant au repos un sédiment muqueux.
θ
Incontinence d'urine.
(Chez le malade :) Soif insatiable, grand amaigrissement, constipation, bouche moite, émission fréquente de grandes quantités d'urine renfermant du sucre.
θ
Impuissance.
ORGANES SEXUELS MASCULINS. [22] [
Mosch.
]
Violente excitation sexuelle, avec titillation insupportable dans les organes génitaux.
Érection, avec envie d'uriner.
Émissions involontaires : douloureuses ; sans érections.
Impuissance : occasionnée par un refroidissement, précédant un diabète sucré.
ORGANES SEXUELS FÉMININS. [23] [
Mosch.
]
Violent désir sexuel.
Règles : trop précoces et trop abondantes, avec douleurs tiraillantes ; avec titillation insupportable dans les organes génitaux ; grande tendance à défaillir.
Tiraillement et pesanteur vers les organes génitaux ; sensation comme si les règles allaient paraître.
GROSSESSE. ACCOUCHEMENT. LACTATION. [24] [
Mosch.
]
Elle se plaint beaucoup, mais de rien de particulier.
θ
Grossesse.
VOIX ET LARYNX. TRACHÉE ET BRONCHES. [25] [
Mosch.
]
Sensation soudaine dans la partie supérieure du larynx comme s'il se fermait sur le souffle.
Sensation soudaine de constriction dans le larynx et la trachée comme par des vapeurs de soufre.
Spasmus glottidis.
Constriction spasmodique du larynx et de la poitrine, surtout lorsqu'on a froid.
θ
Asthme.
Cas hystériques, avec paralysie imminente du pneumogastrique.
θ
Asthma thymicum.
Laryngismus stridulus chez les femmes nerveuses et les enfants.
Souvent utile au dernier stade du croup lorsque toutes sortes de remèdes ont été employés en vain.
RESPIRATION. [26] [
Mosch.
]
Respiration difficile.
Spasme du diaphragme.
Asthme chez les sujets hystériques et chez les enfants.
Oppression de poitrine et accès suffocants comme par des vapeurs de soufre, commençant par l'envie de tousser et devenant < jusqu'à faire désespérer de surmonter les paroxysmes.
θ
Asthme.
Spasmes du larynx pendant la coqueluche ; longue inspiration cornante comme dans le laryngismus stridulus, suivie de plusieurs respirations normales, puis le cornage reparaissait, accompagné d'anxiété et d'agitation.
Spasmes de la glotte ou des bronches ; contraction spasmodique des organes de la respiration menaçant d'étouffement pendant le croup.
Constriction soudaine du larynx comme par des fumées de soufre, accompagnée de secousses spasmodiques et de mouvements des bras et des jambes ou d'une rigidité tétanique du corps.
θ
Asthme.
TOUX. [27] [
Mosch.
]
Toux sévère, sèche, < le matin, et douleur sous le sein g. en toussant.
Dernier stade, quand l'expectoration a presque cessé ; toux spasmodique, avec vertige et constriction de la poitrine et de la trachée.
θ
Coqueluche.
POITRINE INTERNE ET POUMONS. [28] [
Mosch.
]
Serrement de poitrine ; est obligé de prendre une inspiration plus profonde.
Violents spasmes de poitrine, dans lesquels il semble qu'elle doive presque mourir ; devient bleue du visage et écume par la bouche.
Spasmes hystériques de la poitrine ; constriction nerveuse, suffocante, surtout quand elle se refroidit.
Sorte de crampe dans le poumon, commençant par une envie de tousser, augmentant graduellement, rendant désespéré.
Douleur rongeante dans la poitrine, avec sensation d'étouffement.
Paralysie des poumons, lorsqu'il y a un fort râle de mucus et que le malade est agité ; surtout indiquée après la fièvre typhoïde ; le pouls devient de moins en moins fort, et finalement le malade tombe en syncope.
CŒUR, POULS ET CIRCULATION. [29] [
Mosch.
]
Palpitations hystériques, ou lorsque l'énergie nerveuse ou musculaire du cœur est affaiblie par un grand effort mental, l'anxiété ou les émotions.
Palpitations cardiaques ; dyspnée ; prostration ; nervosité ; dit : "Je vais mourir, je sais que je vais mourir."
θ
Dyspnée.
Palpitations nerveuses du cœur, avec urine abondante et aqueuse.
Sensation de tremblement autour du cœur, avec constriction de toute la poitrine, presque jusqu'à l'étouffement ; se sent continuellement obligé de prendre haleine ; pouls 88, respiration oppressée ; arcus senilis, peu marqué.
θ
Affection cardiaque.
Pouls : plein et accéléré, avec bouillonnements.
Grande pauvreté sanguine, avec pouls faible et évanouissements.
Prostration suivie d'un collapsus menaçant.
θ
Angor.
POITRINE EXTERNE. [30] [
Mosch.
]
Sensibilité douloureuse du thorax sous les bras, à la pression.
Copyright © Médi-T
®
2002
Moschus.
MEMBRES INFÉRIEURS. [33] [
Mosch.
]
Agitation dans les membres inférieurs, doit les remuer continuellement.
Sensation de froid au tibia.
MEMBRES EN GÉNÉRAL. [34] [
Mosch.
]
Douleurs sourdes dans les membres supérieurs et inférieurs.
REPOS. POSITION. MOUVEMENT. [35] [
Mosch.
]
Reste étendue au lit, immobile, les bras serrés contre les côtés, pendant les spasmes.
Ne peut rester dans une seule position, les parties sur lesquelles on se couche semblent foulées.
Désir de se coucher.
Doit se coucher : céphalée et nausées.
A peur de se coucher par crainte de mourir de dyspnée.
En se baissant : vertige >.
En se relevant : le vertige cesse.
Se cambre en arrière : pendant les spasmes.
Mouvement : de la tête, vertige ; des paupières, vertige de la tête, céphalée et nausées <.
Doit marcher : constriction de l'abdomen ; membres agités.
Impossibilité de remuer les bras et les jambes : par douleur.
NERFS. [36] [
Mosch.
]
Maladies inflammatoires compliquées d'une grande hyperesthésie nerveuse et de subdélire ; coma vigile ; subsultus et trémulations fibrillaires.
Très nerveux, tremblant, agité.
Hystérie : globus hystericus ; excitation nerveuse du cœur ; imitant des spasmes tétaniques ; spasmes avec évanouissement ; pleure un instant et l'instant d'après éclate d'un rire incontrôlable ; froideur et défaillance ; insensibilité ; querelle jusqu'à tomber sans connaissance.
Se plaint de douleurs dans tout le corps sans les localiser en aucun endroit particulier ; abattement et malaise allant jusqu'à l'évanouissement ; afflux soudain de sang à la tête, avec yeux fixes, mâchoires serrées, suivi de paroles rapides et confuses, pâleur mortelle du visage, sueur abondante autour de la tête.
θ
Hystérie.
Avant l'accès, constriction de la gorge, grande agitation, oppression de poitrine, impatience et intolérance aux couvertures du lit ; les accès surviennent toutes les demi-heures ou toutes les heures et durent environ quinze minutes, pendant lesquelles elle reste entièrement consciente ; devient soudain rigide, avec distorsion des yeux, secousses du visage, contraction des doigts ; la respiration s'arrête, la gorge enfle, la bouche s'ouvre, la tête se renverse et le corps est projeté en tous sens dans ses violents efforts pour avoir de l'air ; les accès se terminent par des éructations et des secousses de différentes parties, suivies d'une sensation de fourmillement dans les bras ; pendant les accès elle se renverse en arrière et crie : "maintenant c'est fini, maintenant mon souffle s'en va."
θ
Spasmes.
Visage pâle et anxieux ; prostration extraordinaire et vertige ; douleur indescriptible dans les membres et impossibilité complète de remuer les bras et les jambes ; peau sèche ; toutes les sécrétions et excrétions supprimées ; reste étendue au lit, immobile, les bras serrés contre les côtés ; après plusieurs minutes, distorsion des yeux, légères secousses autour du nez et de la bouche, tête tirée à plusieurs reprises et rapidement vers le bas et vers l'arrière, ailes du nez tantôt contractées, tantôt dilatées ; après une inspiration profonde la respiration cesse pendant une demi-minute à deux minutes, puis le thorax se contracte et se dilate alternativement avec violence, pendant quoi surviennent plusieurs respirations courtes et rapides et le battement du pouls devient irrégulier ; crampes cloniques dans les muscles abdominaux, les droits de l'abdomen se soulevant et s'abaissant comme les mouvements d'un serpent ; tous les mouvements musculaires ont une direction déterminée, soit de haut en bas, soit en sens inverse ; finalement surviennent des mouvements convulsifs semblables dans les membres, les doigts et les orteils étant atteints d'abord, puis les parties proches du tronc ; le paroxysme dure cinq à six minutes, avec conscience conservée et perte de la sensibilité ; épistaxis ; élancements dans les côtés de la poitrine ; haut-le-cœur violents ; hochement involontaire de la tête ; ni pincement, ni piqûre, ni secousse ne produisent sur elle la moindre impression ; pouls 65 ; pupilles dilatées, fixes ; règles absentes ; toute l'attaque dure quarante-huit heures et est suivie d'une interruption de dix à quinze minutes.
Convulsions : spasmes tétaniques ; par suite d'albuminurie à la cinquième semaine d'une attaque de scarlatine ; par intoxication urémique.
Les paroxysmes surviennent la nuit, ou en plein air, avec spasmes pulmonaires, ou sont suivis de céphalée.
θ
Syncope.
Douleurs purement névralgiques ou troubles fonctionnels dus à un refroidissement.
SOMMEIL. [37] [
Mosch.
]
Assoupissement pendant le jour.
Insomnie : par surexcitabilité ; chez les personnes hystériques ; après le chloral.
Ne peut rester la nuit dans une seule position, parce que les parties sur lesquelles on se couche semblent déboîtées et foulées.
Sommeil agité, se réveille toutes les demi-heures et rejette les couvertures, se sent trop chaude, et pourtant ne transpire pas.
Nuits agitées, pleines de rêves de lutte et d'effort.
TEMPS. [38] [
Mosch.
]
Matin : toux sèche violente < ; sueur moite.
Jour : urine normale ; assoupissement.
Soir : tension dans la tête < ; céphalée ; avec nausées, chaleur brûlante.
Nuit : urine rouge foncé ; la syncope survient ; ne peut rester dans une seule position.
TEMPÉRATURE ET TEMPS ATMOSPHÉRIQUE. [39] [
Mosch.
]
Au lit : chaleur brûlante.
En se réchauffant : tension dans la tête >.
Assis dans la chambre : tension dans la tête < ; céphalée et nausées ; douleur comme si un clou était enfoncé dans l'occiput <.
En plein air : vertige > ; tension dans la tête > ; céphalée avec nausées ; douleur comme si un clou était enfoncé dans l'occiput > ; la syncope survient.
Lorsqu'il se refroidit : tension dans la partie postérieure de la tête <.
Tendance à se découvrir.
FIÈVRE. [40] [
Mosch.
]
Sensation comme si de l'air froid soufflait sur lui, surtout sur les parties découvertes.
Sensation de froid dans tout le corps.
Frisson avec tremblement, se répandant du cuir chevelu sur tout le corps.
Sensation de froid ; veut être près du feu.
Froideur externe, avec chaleur interne.
Une joue pâle et chaude, l'autre rouge et froide ; une main brûlante, chaude et pâle, l'autre froide et rouge.
Chaleur brûlante au visage, avec éruption de boutons.
Chaleur brûlante le soir, au lit, souvent du côté droit, avec agitation et tendance à se découvrir.
Sueur moite le matin, sentant le musc.
Paralysie imminente des poumons, le pouls devenant de plus en plus lent, la toux cessant et le mucus ne pouvant être expectoré ; en avalant, les liquides roulent audiblement le long de la gorge, et selles et urine s'échappent involontairement.
θ
Fièvre typhoïde.
Faiblesse de l'action du cœur ; spasmes intermittents, pendant lesquels il peut survenir une perte de connaissance.
θ
Fièvre typhoïde.
ACCÈS, PÉRIODICITÉ. [41] [
Mosch.
]
Les paroxysmes durent cinq à six minutes.
Alternativement : le thorax se contracte et se dilate violemment.
Toutes les demi-heures : se réveille et rejette les couvertures.
Accès de spasmes : toutes les demi-heures ou toutes les heures, durent environ quinze minutes.
Chaque nuit : diarrhée abondante, aqueuse.
Tout le spasme dure quarante-huit heures ; suivi d'une interruption de dix à quinze minutes.
À la cinquième semaine d'une attaque de scarlatine : convulsions.
LOCALISATION ET DIRECTION. [42] [
Mosch.
]
Droite : sensation dans la tempe comme si une corde était tirée et serrée ; détonation dans l'oreille comme un coup de canon ; rougeur de la joue sans chaleur ; chaleur brûlante souvent seulement de ce côté.
Gauche : pâleur de la joue qui paraît chaude ; douleur sous le sein ; boutons sur le bras supérieur g.
De haut en bas, ou en sens inverse : tous les mouvements musculaires.
SENSATIONS. [43] [
Mosch.
]
Comme si elle tombait d'une hauteur ; comme s'il était tourné si rapidement qu'il perçoit le courant d'air produit par le mouvement ; froideur comme par des cataplasmes froids sur la tête ; céphalée comme sous un poids considérable ; comme si une corde était souvent tirée et serrée comme pour couper la tête en deux ; comme si un clou était enfoncé dans l'occiput, dont la pointe transperce le cerveau ; bruit dans les oreilles comme d'un vent violent ou comme du battement d'une aile d'oiseau ; muscles du visage comme trop courts ; mouvement de la mâchoire inférieure comme pour mâcher ; nausée comme venant de l'épigastre ; comme si tout dans l'abdomen était resserré ; comme si les règles allaient paraître ; comme si le larynx se fermait soudain sur le souffle ; constriction dans la gorge comme par des vapeurs de soufre ; les parties sur lesquelles on se couche semblent déboîtées et foulées ; comme si de l'air froid soufflait sur lui.
Douleur : sous le sein gauche ; dans tout le corps.
Douleur indescriptible : dans les membres.
Élancements : de l'anus à la vessie ; dans les côtés de la poitrine.
Douleurs pinçantes : dans l'abdomen.
Douleur rongeante : dans la poitrine.
Crampe : dans le poumon ; dans les muscles abdominaux.
Douleur sourde : dans la tête ; dans les membres supérieurs et inférieurs.
Douleurs tiraillantes : pendant les règles.
Douleur compressive : dans la tête au-dessus de la racine du nez.
Douleurs pressives, brûlantes : dans l'estomac.
Brûlure : dans l'urètre.
Sensibilité douloureuse : du thorax sous les bras.
Chaleur : au visage ; dans la gorge.
Sécheresse : de la gorge.
Constriction : de la poitrine ; du larynx et de la trachée ; de la gorge.
Tiraillement et traction : vers les organes génitaux.
Serrement : de la poitrine.
Tension : dans la partie postérieure de la tête et du cou ; dans les muscles du visage.
Lourdeur : de la tête.
Plénitude : à l'épigastre.
Oppression : à l'épigastre ; de la poitrine.
Agitation : dans les membres inférieurs.
Tremblement : autour du cœur.
Fourmillement : à la pointe du nez ; dans les bras.
Titillation insupportable : dans les organes génitaux.
Pression, démangeaison, cuisson mordicante : dans les yeux.
Froideur : dans la tête ; au tibia.
TISSUS. [44] [
Mosch.
]
Affections purement nerveuses ; hystérie.
TOUCHER. MOUVEMENT PASSIF. TRAUMATISMES. [45] [
Mosch.
]
Pression : sur le thorax, douleur sous les bras.
Ni pincement, ni piqûre, ni secousse ne produisent sur elle la moindre impression pendant le spasme.
Grattage : fait saigner les boutons.
PEAU. [46] [
Mosch.
]
Froideur de la peau, avec beaucoup de tremblement nerveux et de fréquents évanouissements.
Éruption de boutons, avec chaleur brûlante au visage.
Boutons sur le dos du pied, entre les orteils, sur les épaules et sur le bras supérieur g., saignant après grattage.
Herpès avec brûlure excessive.
Herpès mercuriel et vénérien.
ÂGE DE LA VIE, CONSTITUTION. [47] [
Mosch.
]
Convient aux natures gâtées, sensibles, et aux femmes hystériques.
Enfant, 3 ans ; sujet à des accès durant de cinq à dix jours ; troubles urinaires.
Garçon, 5 ans ; pâle mais robuste ; à la fin d'une attaque de coqueluche ; spasmes du larynx.
Fille, 13 ans ; délicate, mince, règles non encore apparues, avait eu une diarrhée pour laquelle on avait donné Cham. et Rheum ; spasmes.
Fille, 16 ans ; souffrant d'aménorrhée et de chlorose débutante ; paralysie menaçante des poumons pendant une fièvre typhoïde.
Fille, 17 ans ; faible, n'a été réglée qu'une seule fois, il y a un an ; dans sa douzième année avait eu des spasmes à la suite d'une frayeur, soulagés par Ignat. ; les spasmes revinrent il y a trois jours après contrariété et furent accompagnés de haut-le-cœur et de vomissements bilieux, pour lesquels Cham. fut prescrit ; spasmes.
Homme, 40 ans ; avocat, dyspeptique ; incontinence d'urine.
Homme, 43 ans ; marié ; diabète avec impuissance.
Femme, 72 ans ; affection cardiaque.
Vieille dame ; palpitations cardiaques.
RELATIONS. [48] [
Mosch.
]
Antidoté par :
Camphor, Coffea
.
Il antidote : la céphalée de
Therid
.
Comparer :
Ambra, Asaf., Camphor., Castor., Nux mosch
. (douleurs névralgiques et troubles fonctionnels dus à un refroidissement),
Ammon., Ignat., Magn. mur., Valer
.
Copyright © Médi-T
®
2002