Sanicula
par John Henry Clarke — Dictionnaire de matière médicale pratique
aqua. Eau d'une source minérale d'Ottawa, Ill., U.S.A. (Renfermant, approximativement, en grains par gallon - Nat. m. 93, Calc. m. 23 1/2, Mag. m. 23 1/4, Calc. bicarb. 14 1/4, Calc. sul. 9 1/2, K. sul. 5, Nat. bicarb. 1, Nat. bro. 1/3, Fe. bicarb. 1/10, Nat. iod. 1/12, Sil. 1/2, Alumina 1/100, et des traces de Lith. bicarb., Nat. ph., Borax.) Dilutions de l'eau de la source. Triturations du sel évaporé. [Ce remède a parfois été confondu avec la plante Sanicula Marylandica, dite racine noire de serpent.]
Clinique
Aménorrhée / Névralgie crurale antérieure / Asthme / Piqûres d'abeilles / Furoncles ; aveugles / Borborygmes / Sensibilité douloureuse du coccyx / Condylomes / Conjonctivite / Constipation : chez les enfants / Ulcération de la cornée / Coryza / Toux / Pellicules / Débilité / Diabète / Digestion lente / Hydropisie ; pendant la grossesse / Eczéma / Amaigrissement / Énurésie / Excoriations / Sueur des pieds / Gastrite / Abcès gingival / Mal de tête / Dyspepsie / Grippe / Fièvres intermittentes / (Sable intestinal.) Gale ; supprimée / Démangeaison / Leucorrhée / Sensibilité douloureuse du foie / Lumbago / Mélancolie / Lait trop clair / Bouche douloureuse / Névralgie / Neurasthénie / Terreurs nocturnes / Croûtes dans le nez / Ophtalmie ; des tarses / Col de l'utérus dilaté / Ossification trop précoce / Ozène / Sueur excessive / Enfants au ventre ballonné / Nausées de grossesse ; hydropisie de grossesse / Crampe dans le rectum / Rhumatisme / Rachitisme / Scorbut / Mal de mer / Rhumatisme des épaules / Gorge douloureuse / Herpès circiné de la langue ; brûlure / Mal de dents / Prolapsus de l'utérus ; sensibilité douloureuse de l'utérus ; (tumeur de l'utérus) / Vomissements de lait ; d'eau / Furoncles au poignet
Caractéristiques
L'eau de la source Sanicula est sans odeur ni couleur, et a un goût agréable et légèrement alcalin. Elle a été éprouvée par J. G. Gundlach, qui, avec sa famille, en but pendant plus d'un an. Écrivant dans H. P., en septembre 1890, Gundlach dit : « Bien que la pathogénésie ait été faite il y a quelque cinq ans, nous tous (c'est-à-dire ma famille) souffrons encore de ses effets, et je crains que nous ne nous en remettions jamais complètement, car presque tous les symptômes reviennent encore. » Sherbino éprouva Sanic. aux dynamisations, et un grand nombre des symptômes des deux pathogénésies ont été confirmés. Nous avons en Sanic. l'un des remèdes de la matière médicale les mieux éprouvés, un polychreste et antipsorique d'un vaste rayon d'action. Mon Schéma est emprunté à l'arrangement de Frank W. Patch dans Med. Adv., xxviii. 16l. Les crochets indiquent les symptômes guéris. La cachexie de Sanic. a pour caractère le plus marqué : asthénie, amaigrissement, démangeaisons, peau mal nourrie, visage boutonneux, aspect du corps « sale, graisseux et brunâtre », ophtalmie scrofuleuse et éruptions scrofuleuses, mains et pieds froids et moites, sueur fétide des pieds, sueur abondante à l'arrière de la tête et au cou, cheveux secs et sans éclat, épaisses pellicules sur le cuir chevelu et les sourcils, digestion lente, constipation, ou bien diarrhée, selles devenant vertes, enfants ventrus et rachitiques. D'autre part, lorsqu'il est pris par une femme gravide, Sanic. a provoqué la fermeture prématurée des sutures et des fontanelles avant la naissance. L'état mental de la cachexie Sanic. se caractérise par un manque d'énergie, sans constance dans les intentions ; passant d'une occupation à l'autre, n'achevant jamais rien. Il y a aussi beaucoup de dépression, avec sentiment de malheur imminent. Les enfants sont entêtés, volontaires, se mettent en colère et se jettent en arrière. La digestion est lente. Les enfants vomissent du lait ou des caillots épais peu après la tétée. Les règles sont irrégulières, retardées, peu abondantes, et accompagnées de douleur. La sensibilité nerveuse est exagérée, et il existe une intolérance générale et locale à la moindre secousse. Cela a conduit à son emploi avec succès contre le mal des voyages en train et le mal de mer. La faible vitalité de Sanic. se manifeste par la froideur moite d'autres parties que les mains et les pieds. Sherbino [ J. of Hcs. (Hitchcock's), ii. 147] rapporte ce cas : M. F. avait une douleur névralgique du coccyx, du sacrum et de la région lombaire, < par tout mouvement, en se tournant dans le lit, en se levant d'une chaise, en se courbant ; en restant immobile. Parties douloureuses au toucher. . Pieds froids et moites. 10m guérit après l'échec d'autres remèdes. La sueur des pieds survient entre les orteils, les rendant douloureux, ainsi que sur les plantes, qui sont comme si l'on avait marché dans de l'eau froide. D'autre part, il peut y avoir « brûlure des plantes, il faut les découvrir ou les mettre dans un endroit frais », et « l'enfant rejette ses vêtements même par le temps le plus froid ». Les de sont caractéristiques. La selle a une odeur de fromage pourri, et aucun lavage n'en fait disparaître l'odeur. Les gaz ont la même odeur. Les pertes vaginales et les condylomes du pénis ont une . Cela a conduit à un certain nombre de guérisons. Le tube digestif est profondément troublé par . Les aliments laissent un arrière-goût prolongé ; ils tournent à l'aigre. Les enfants vomissent du lait ayant l'aspect de « Schmierkäse ». L'appétit est augmenté : faim avant les repas ; ou bien déréglé. Désir de sel ; désir de lard gras, qui . Manger besoin d'aller à la selle ; doit quitter la table. Soif intense ; boit peu et souvent ; vomit dès que cela atteint l'estomac. Incontinence d'urine et de matières fécales. Besoin par gaz ; doit croiser les jambes pour empêcher les matières fécales de s'échapper. est aussi grand remède contre la constipation que contre la diarrhée. Il n'y a pas de désir de selle avant qu'une longue accumulation ne se soit produite. Après de grands efforts, la selle partiellement expulsée rentre. Grande évacuation de petites boules sèches, grises, qu'il faut retirer mécaniquement. Selle carrée, comme taillée au couteau. La diarrhée change de caractère et de couleur : comme des œufs brouillés ; écumeuse, vert gazon ; devient verte en reposant ; comme l'écume d'une mare aux grenouilles. Il y a excoriation de la peau autour de l'anus, du périnée et des organes génitaux. En plus de la faiblesse du rectum et de la vessie, il existe une faiblesse utérine et un poids vers le bas comme si le contenu du bassin allait s'échapper ; doit porter la main à la vulve pour l'en empêcher. La marche, un faux pas ou une secousse cela, ainsi que la sensibilité douloureuse de l'utérus. Sherbino (., xxvi. 133) rapporte le cas de Mme X., qui était de santé médiocre depuis plusieurs années. Grande, anémique. Urine trop souvent et trop abondamment, se lève plusieurs fois dans la nuit. Urine claire, pâle. A une leucorrhée abondante, changeante de couleur, parfois laiteuse, puis jaune, pendant la selle. Faible et prostrée, grondements intestinaux avant les repas, après avoir mangé et quand l'estomac est plein. Mains froides, moites ; pieds également, par temps froid ; bas toujours humides. Deux doses de ., 10m puis 50m, guérirent tout le trouble. H. C. Morrow considère comme le chronique de . (., ix. 253). Il rapporte le cas d'un bébé qui avait été malade tout un été avec diarrhée. Morrow le guérit avec 50m (F.), un symptôme particulier du cas étant que le garçon , tout maigre qu'il fût. Morrow avait lui-même souffert depuis l'enfance des effets d'une gale supprimée. Parmi ses symptômes figuraient : « impression d'avoir des bas froids et humides », et « sueur à la tête et au cou pendant le sommeil, mouillant largement l'oreiller tout autour ». n'apporta aucun soulagement. Sherbino conseilla ., et après l'avoir pris Morrow jouissait d'une meilleure santé qu'il n'en avait eue depuis vingt ans. Morrow rapporte aussi ces cas (., xxiv. 47) : () Une dame était constipée depuis un an. Devait très fort pour expulser la selle ; parfois les matières étaient si grosses, dures et sèches qu'elle était contrainte de les retirer avec les doigts. soulagea. () Un condylome sur le gland, avec un écoulement de sa surface qui guérit. Gundlach rapporte (., xxvi. 97) ces cas : () Mme K. sentait venir un accès de fièvre. Triste et abattue. Avait eu de la fièvre la nuit précédente avec mal de tête, mais pas de soif. Bouche sèche, langue enduite, haleine fétide ; sur la face interne des lèvres et des joues, beaucoup de petits ulcères aphteux ; pas d'appétit ; intestins constipés ; sensation de fatigue, d'engourdissement et de membres comme boiteux dans tous les membres ; frissonnante, recherche la chaleur, mais la tête se sent mieux au grand air. 10m, toutes les trois heures, guérit. () M. C. se plaignait de sentir le palais comme échaudé, en prenant quoi que ce soit de chaud dans la bouche, surtout une boisson chaude. Les fumeurs ont ce genre de bouche douloureuse, mais le malade n'était pas fumeur. Gundlach se souvint de ses propres symptômes semblables de la pathogénésie, et donna 10m, qui fit promptement disparaître l'affection. ( provoque une brûlure de la langue si intense qu'il faut la tirer dehors pour la refroidir : voilà encore le « par la chaleur » de la bouche). () Le cheval de Gundlach n'était pas bien, ne voulait pas manger, intestins constipés, selles sombres et peu abondantes. Fatigué, il se frottait la queue à toute occasion jusqu'à ce que presque tous les poils en fussent arrachés. Un vétérinaire diagnostiqua des « lampers », et dit que les gencives seraient tuméfiées et douloureuses, et qu'il faudrait les scarifier. Les gencives furent trouvées douloureuses et gonflées, la bouche visqueuse, la langue enduite. 10m fut donné trois fois par jour, et aucune scarification ne fut nécessaire. Il était guéri en quelques jours. Sherbino (., xxvi. 135) fit disparaître par 10m et 50m ces symptômes chez un homme souffrant des suites de l'influenza et de beaucoup de médication : sensibilité douloureuse dans la région de l'estomac et du foie. Foie hypertrophié, grande douleur à la pression ou à la secousse. Ne pouvait rire sans soutenir l'estomac et les intestins. Quand l'estomac est plein, quand il est vide. G. M. Chase (., xxiv. 336) rapporte un cas de catarrhe gastrique aigu. Le malade avait eu des accès répétés durant de trois à sept jours. Deux doses de guérirent. Les symptômes mentaux furent les principaux guides : irritable, la moindre parole ou le moindre acte la « bouleversait ». Interprète tout de travers. Mélancolique, triste, déprimée, sans énergie. Fièvre mais . Mal de tête, ne peut supporter la lumière ni le bruit. Haleine fétide, mais ne venant pas des dents. , à gauche, s'étendant à la poitrine. N'était soulagée que par la chaleur ; la malade restait assise, le dos au feu. Gundlach (., xxiii. 381) rapporte ce cas semblable : Mme W., 55 ans, après un violent refroidissement deux jours auparavant, avait une grande douleur dans les muscles du cou, des épaules et du haut du dos, douleur constante, mais devenant vive lorsqu'elle essayait de porter les mains à la tête ou derrière elle. Ne pouvait regarder autour d'elle sans tourner tout le corps. Par le froid ou le mouvement ; par la chaleur et le repos jusqu'à ce qu'elle se fatigue de tenir la tête et le corps dans la même position, alors elle devait bouger. 30 fit une guérison rapide. C. M. Boger (., xvi. 265) rapporte le cas d'un charpentier blond, 35 ans, qui avait une toux irritative provenant de la trachée après le lever du matin, aussi le soir. Éternuements parfois dans la journée. Plaies croûteuses dans la narine droite. Douleur sourde dans les sinus frontaux, en se courbant. Douleur endolorie dans les muscles de tout le dos, élancements vers le haut, par le mouvement. Sueur des pieds, rendant les pieds douloureux, raidissant les bas, détruisant les chaussures. Éruption prurigineuse sur le sternum. Boutons prurigineux au coccyx. 10m (F. C.) guérit. Gundlach (., xxiii. 382) rapporte ces deux cas de constipation. () M. A., toujours habitué à prendre des pilules. Pas de selle, ni d'envie, depuis cinq jours. Céphalalgie frontale sourde avec vertige ; se courber ou se relever brusquement vertige. En marchant, la vue se voile et il a des étourdissements, doit rester immobile jusqu'à ce que cela passe. Peu d'appétit ; langue large et flasque, à enduit jaunâtre. Mauvais goût le matin ; parfois estomac plein et oppressé après avoir mangé ; accumulation de gaz. Selle peu abondante et demandant de grands efforts pour être expulsée. Sensation de « ne pas en avoir fini » après la selle. 10m guérit promptement et complètement. () Mlle R., 20 ans, constipée toute sa vie. Reste une semaine sans envie. Grands efforts nécessaires pour expulser la selle, qui parfois rentrait. 30 aida aussitôt. W. J. Guernsey (., xxiii. 382) rapporte plusieurs cas de troubles intestinaux chez les enfants. () R., âgé d'un mois, a la bouche douloureuse. Sursaute au réveil. Selle difficile avec efforts. 10m guérit en quelques jours. Trois mois plus tard, le même enfant avait un gonflement autour des yeux. Écoulement aqueux du nez. Se frotte continuellement le nez, l'air effrayé. 10m guérit en cinq doses. () B., quatre mois, selles molles, vertes. Sans repos la nuit. Maigrit. Les yeux paraissent très lourds. La mère avait fait disparaître la bouche douloureuse avec des lavages au Borax, 10m, 50m et cm, guérit graduellement. () S., âgé de sept mois, selle molle et abondante. . Urine beaucoup. Vomit de gros caillots de lait. Se réveille en criant de frayeur. 10m. Tous les symptômes disparurent, mais un gros anthrax apparut sur la fesse droite qui, cependant, était moins douloureux que sa taille ne l'aurait fait supposer, s'ouvrit en cinq orifices et suppura dans la semaine, puis suivit une guérison rapide. Guernsey choisit sur le symptôme en italiques, étant l' de l'état particulier de , et comme il n'est noté sous aucun autre remède. Les opposés aussi bien que les semblables peuvent servir d'indications. Gundlach (., xiii. 158) rapporte ces cas : () Imprimeur, 40 ans, souffrant depuis quelques semaines des suites du surmenage. Douleur sourde au front au-dessus des yeux ; impression que les yeux sont refoulés dans la tête ; dans une pièce chaude et confinée, par l'effort mental ; au grand air. L'esprit s'égare lorsqu'il essaie de se concentrer. Ne peut se tenir à une seule chose. Pas d'appétit. Mauvais goût, langue enduite blanche, le matin. Bouche sèche, pas de soif. Craint de perdre la raison. 10m guérit. () Mme H., 45 ans, constamment frissonnante, avec des bouffées de chaleur mêlées. Frissons en bougeant, même en se tournant dans le lit ; par la chaleur externe. Frissons à des heures irrégulières ; montent de bas en haut. Pendant le frisson veut être couverte ; pendant la chaleur veut se découvrir. Douleurs et endolorissement dans les membres, sensation de meurtrissure et de contusion, dans les chairs comme dans les os ; ne peut porter les mains à la tête ni derrière elle à cause de la douleur des épaules. Tête sourde, lourde. La chaleur les douleurs, mais la tête. Mauvais goût ; désire les choses acides ; un peu de soif avec la fièvre ; urine sombre, peu abondante. 10m guérit. J. V. Allen (., ix. 380) observa que, dans les cas oculaires de , il existe une photophobie marquée sans beaucoup d'inflammation. Les cas qu'il guérit présentaient ces symptômes : doit fermer continuellement les yeux ; avec cela, un affreux écoulement de matière épaisse, jaunâtre, verdâtre, excoriant toute partie qu'il touche. Chez un enfant, il y avait en plus un écoulement nasal verdâtre, excoriant les narines et les lèvres. : tête comme ouverte et traversée par le vent. Comme d'un linge froid autour du cerveau. Cuir chevelu comme entièrement tiré vers le vertex. Froid dans la gorge. Gorge comme trop volumineuse. Dos comme en deux morceaux. Vertèbres lombaires comme glissant l'une contre l'autre, surtout en se balançant sur une chaise. Sensation de distraction mentale. Grande peur de l'obscurité ; désir constant de regarder derrière elle. Rêves de voleurs. La « selle pleine de particules dentelées » évoque l'état connu sous le nom de « sable intestinal ». La selle carrée est également particulière. Les symptômes sont au toucher. L'enfant ne peut supporter qu'on l'approche. Au lit, on ne peut supporter d'être couché près d'un autre ni de le toucher. Ne peut supporter qu'une partie du corps en touche une autre ; sueur là où les parties (comme les cuisses croisées) se touchent. La partie sur laquelle on est couché transpire. Doit desserrer ses vêtements. Une légère pression plus qu'une pression forte. par effort ; en roulant en voiture. en descendant. par le mouvement ; en levant les bras ; en portant les bras derrière le dos ; en travaillant. par faux pas, marche, secousse. La toux éclatement au vertex. par le repos. en penchant la tête en avant ; en la renversant en arrière. S'éveille la nuit, les bras sous la tête. Au réveil, l'enfant se frotte les yeux et le nez avec le poing. Lumière et bruit . Manger ; besoin d'aller à la selle pendant qu'on mange. Aussi avant de manger (faim) ; et après le petit déjeuner ; et quand l'estomac est plein. Avaler . Vomir. À midi. Au grand air. Dans une pièce chaude (surtout les symptômes de la tête et de la peau). Par la chaleur ; s'enveloppe la tête par temps froid. En se refroidissant après avoir couru (douleur de la mâchoire). Par un courant d'air, surtout froid. Ne peut supporter le vent froid sur l'occiput ou la nuque. Par les changements, surtout vers un temps humide. Périodicité, frissons un jour sur deux. Les symptômes de la pathogénésie ont reparu à plusieurs reprises pendant cinq ans. En fumant, les éructations , la nausée . Les douleurs vont de droite à gauche ; d'avant en arrière ; et d'arrière en avant ; elles se déplacent beaucoup.
Relations
W. J. Guernsey considère Sanic. comme le chronique de Cham. Comparer : les constituants de l'eau, surtout Nat. m. et Calc. Crainte du mouvement vers le bas, Brx. Sueur de la tête, Calc., Sil. Sensibilité douloureuse derrière les oreilles, écoulement visqueux, Graph., Pso. Herpès circiné sur la langue, Nat. m., Ran. sc., Tarax. Boit peu et souvent, vomit dès que cela atteint l'estomac, Ars. Les symptômes changent continuellement, Lac c., Puls. Sphincter sans contrôle, Alo. La selle remonte, Sil., Thu. ; doit être retirée mécaniquement, Sel. ; s'émiette à l'anus, Mg. m. L'odeur des selles persiste malgré le bain, Sul. Excoriation autour de l'anus, Sul., Lyc., Cham. Porte la main à la vulve pour se soutenir, Lil. t., Murex. Sueur fétide des pieds, Graph., Pso., Sil. Plantes des pieds brûlantes, Lach., Med., Sang., Sul., Calc. Rejette les couvertures même par le temps le plus froid, Hep., Sul. Peau du cou ridée, tombant en plis, Abrot., Iod., Nat. m., Sars. Vomit du « Schmierkäse » ; s'endort après avoir vomi, Æthus. Odeur de saumure de poisson, Calc. (rectum), Graph. (croûte d'ulcération), Med. (moiteur de l'anus), Tell. (écoulement auriculaire), (Trimeth.). Selles en mangeant, Fer., Trombid. Toux en riant ou en parlant, Pho., Arg. n. Expectoration sucrée, Sang., Stan, < en levant les bras, Bar. c., Con., Cup., Fer., Led. Les symptômes augmentent jusqu'à midi puis diminuent ensuite, Sang., Spig. Rêves de voleurs, Nat. m. Pleure avant d'uriner, Lyc. Craint l'obscurité, Grindel., Stram. Craint le toucher, Cin., Ant. t., Arn. Mal de mer et mal de train, Arn., Cocc., Tab. Céphalalgie de la nuque aux yeux, Sil., Sang. S'enveloppe la tête, Mg. m., Sil., Pso. Agitation mentale en lisant, Dros. Dépression avec sentiment de malheur imminent, Calc. Irritabilité, Cham., Con. L'enfant se frotte le nez et les yeux au réveil, Scil. Cheveux ternes, Alm., K. ca. Croûtes dures, K. bi.
Causalité
Efforts. Secousses.
1. Esprit
Instabilité dans les intentions. Change continuellement d'occupation. Manque d'énergie. Oublieux. Dépression ; l'esprit passe d'un sujet à un autre, même pendant la conversation. Irritabilité nerveuse. Interprète mal les actes des autres. Enfant volontaire et obstiné, pleurant et donnant des coups de pied, surtout de 9 heures du soir à minuit. Humeur revêche et volontaire alternant rapidement avec le rire et l'enjouement chez les enfants. Dépression intense ; elle sent que personne ne l'admire, que tout le monde la hait, ne veut avoir affaire à personne, les plus minces soucis sont insupportables. Crainte d'un malheur imminent. Désir inquiet d'aller d'un endroit à un autre ; grande répugnance pour l'obscurité. Désir constant et irrésistible de regarder derrière elle. Envie de jurer (fièvre intermittente). (L'enfant veut être continuellement en mouvement, nuit et jour.). N'aime pas être touché. Sans repos ; aucun > par le mouvement. Bouleversé aisément par une parole ou un acte léger. Oublie les détails ordinaires de l'occupation récente. Redoute le travail à cause de la faiblesse et de l'épuisement.)
2. Tête
Sensation étrange, folle, démente dans la tête. Vertige : en se relevant après s'être courbé ; en étant assis à table ou à un bureau ; après avoir mangé ; avec nausées, doit appuyer la tête contre quelque chose pour ne pas tomber. Étourdissement en pétrissant, avec afflux sanguin à la tête et désir d'air frais. Sensation de défaillance, d'étouffement, avec grand désir de grand air. Sensation de mal de mer après avoir monté à cheval dans l'obscurité. Sensation nerveuse, comme d'ivresse. (Cécité et vertige en marchant. Mouvement descendant de l'ascenseur = impression que tout se dérobe sous elle, et comme si le sommet de la tête allait s'envoler.). Sensation pesante et sourde dans la tête ; s'élevant de la nuque et s'étendant au front et aux yeux ; au réveil. Sensation, au réveil le matin, comme d'avoir été couché sur une planche dure. Céphalalgie frontale sourde avec douleur vive, lancinante, allant du côté d. de l'occiput au front et à l'œil droits, se terminant par la sensation que l'œil était saisi et tiré en arrière pendant un moment. Céphalalgie frontale sourde, < en penchant la tête en avant (en lisant ou en écrivant), ou dans une pièce chaude et confinée ; > en penchant la tête en arrière et au grand air frais. La céphalée passe de d. à g. Douleur dans la tête < par un courant d'air, surtout s'il est froid. Sensation que la tête est ouverte et que le vent la traverse. Enveloppe parfois sa tête, même en été, pour la protéger du vent. Céphalée < en étant couché ; > en se déplaçant au grand air. Douleur sourde, constante, de l'os frontal, < au-dessus de l'œil g. La douleur se déplace du front vers l'arrière-tête. Sensation de froid dans le cerveau. Sensation d'un linge froid autour du cerveau. (Céphalée chaque semaine, durant deux ou trois jours, avec nausées et vomissements. Céphalée du sommet de la tête à l'occiput. Douleur partant de la portion supérieure du rachis, contournant sous les mâchoires jusqu'à la gorge, avec sensation de constriction, < du côté d. et par la déglutition. Douleurs névralgiques de la tête et du visage après exposition à des vents chauds ou froids. Douleur de l'arrière-tête au visage, parfois depuis aussi bas que les épaules, < du côté d. Céphalée < par la lumière ou le bruit. Douleurs névralgiques au-dessus de l'œil d.). Le cuir chevelu paraît contracté de l'arrière et de l'avant vers le sommet de la tête ; peau du front contractée, avec froncement, causant le désir de relever les sourcils et de pencher la tête en arrière ; vers midi, le soir ; par le mouvement, en penchant la tête en avant, par le bruit, les secousses, un faux pas ; par le repos, en étant couché, le sommeil. Occiput sensible à la pression. Grande accumulation de pellicules au sommet de la tête, avec démangeaison quand la tête se réchauffe ; ne peut supporter le vent froid sur l'arrière de la tête ou le cou. L'enfant sue abondamment à l'arrière de la tête et au cou pendant le sommeil, mouillant l'oreiller tout autour. Cheveux fins, clairsemés, secs, sans lustre. Cheveux électriques, crépitant quand on les peigne. (Chute des cheveux. Petits furoncles sur la tête qui ne mûrissent pas.)
3. Yeux
Vue trouble, voit parfois double, ou les lettres se confondent. Sensation comme si un nuage blanc passait sur les yeux, avec perte de la vue et défaillance. Les yeux paraissent faibles et douloureux au réveil le matin, la lumière est d'abord pénible. Les yeux brûlent, exsudant un liquide visqueux qui, en quelques heures, sèche sur les bords des paupières en formant des squames blanches. Brûlure et cuisson aux canthi. Paupières rouges et enflammées. Petites ulcérations rougeâtres à la paupière inférieure d., qui brûlent après l'enlèvement des croûtes jaunâtres. Ulcération des bords des paupières, s'étendant aussi sur la moitié de la paupière supérieure d., avec photophobie, démangeaison et brûlure. S'éveille avec sécheresse de tout l'œil et sensation que le globe oculaire adhère à la paupière. Ophtalmie catarrhale, avec écoulement jaune abondant ; d'abord l'œil g., puis le d. Paupières agglutinées le matin. Les yeux sont douloureux au mouvement. Cornée ulcérée. Photophobie. Yeux < la nuit. Conjonctivite catarrhale, paupières tuméfiées, globes oculaires rouges. (Ophtalmie chronique. Ophtalmie scrofuleuse. Symptômes oculaires > le matin, < à midi, encore davantage < à mesure que le jour avance. Larmoiement au vent, à l'air frais, ou par application fraîche. Grand gonflement des paupières, qui exige un grand effort pour les maintenir ouvertes.)
4. Oreilles
Catarrhe de la trompe d'Eustache. Sensation d'obstruction dans l'oreille g. (Sensibilité douloureuse derrière les oreilles avec écoulement d'une substance blanche, gluante, collante.)
5. Nez
Nez douloureux et bouché par des croûtes jaunes. Écoulement : gouttes fluides, acres ; épais, jaunâtre, verdâtre, abondant ; croûtes épaisses, couleur de miel ; blanc, tenace, filant ; caillots de sang noir ; ichor sanguinolent ; abondant, jaune ; < à l'intérieur et après avoir mangé. Éternuements et démangeaison du nez. Douleur, sensibilité au toucher, ou ulcération des ailes du nez. Grincement d'avant en arrière après s'être mouché.
6. Face
Petits boutons rouges, surtout sur la joue g. Douleur sourde constante le long de l'os maxillaire supérieur, s'étendant à la tempe g., > par la chaleur, < par le froid. Douleur sourde à la mâchoire supérieure d. en se refroidissant après avoir couru. Douleur sourde constante sur le côté de la face et à la tempe ; tiraillement des muscles. Douleur faciale, du côté d., dans la mâchoire supérieure et les dents, s'étendant à la tempe, < par les boissons froides ou chaudes, et par le moindre vent sur la tête ou la face. Acné autour de l'œil et sur la joue. Excoriation de la lèvre supérieure. (Pellicules abondantes, squameuses, sur les sourcils, et la barbe. Grosses croûtes sur la lèvre supérieure, qu'il arrache continuellement jusqu'au saignement.). Éruptions prurigineuses dans la barbe, surtout sous le menton ; < par la chaleur. Éruption vésiculeuse sur les lèvres et le menton.
7. Dents
Dents sensibles à l'air froid, comme si elles étaient très minces. Gencives endolories et douloureuses ; < en mangeant. Abcès gingivaux. (Les dents paraissent trop longues. Douleur dans le nerf dentaire droit s'étendant à la tête et à la nuque ; elle sent que, si elle pouvait arracher les dents et les faire saigner, elles iraient mieux : < la nuit et en étant couchée ; doit se lever et marcher ; > momentané en serrant les mâchoires.)
8. Bouche
Au réveil, strie brun foncé courant au centre de la langue, qui est chargée et sèche comme du cuir. Les bords de la langue se recourbent vers le haut. La langue colle au palais. Enduit jaune épais sur la partie postérieure de la langue. Goût pâteux désagréable dans la bouche le matin. Sous la langue, masse d'ulcérations douloureuses. Le pain a un goût sec et fade. Langue grosse, flasque. (Brûlure de la langue ; doit la tirer hors de la bouche pour la garder fraîche. Herpès circiné sur la langue.) Le palais paraît à vif ; < par les boissons tièdes ou chaudes, les aliments, etc. Grosses ulcérations douloureuses au centre du palais. La bouche et la face interne des lèvres sont couvertes d'une masse d'ulcérations douloureuses ; l'enfant ne peut prendre aucune nourriture. Grande sécheresse de la bouche et de la gorge, sans soif. Gonflement des glandes sublinguales, avec écoulement intermittent d'une cuillerée à café de liquide salé. Haleine fétide. (Aphtes blancs sur les lèvres et dans la bouche, pouvant être raclés avec le doigt. Scorbut avec salivation abondante pendant le jour ; < la nuit. Écoulement abondant de salive blanche, limpide, transparente, filante, pendant la dentition ; < à l'état de veille et pendant le jour ; > pendant le sommeil et la nuit. Brûlure dans la bouche ; mieux par l'eau froide ou en aspirant de l'air frais. Stomatite des enfants, avec atrophie, aspect blanc comme du lait caillé.)
9. Gorge
Ulcérations à base jaunâtre sur les amygdales. Endolorissement des deux côtés de la luette, remontant vers les fosses nasales postérieures, avec douleurs en avalant. Gorge et paroi postérieure du pharynx de couleur violacée. Exsudat gris sur la paroi postérieure du pharynx. Le matin, expulsion par la toux de gros bouchons durs qui avaient obstrué les fosses nasales postérieures pendant quarante-huit heures ; tenaces, comme du cartilage bouilli strié de sang. Catarrhe fluent des fosses nasales postérieures pendant le jour, sec la nuit. Sécrétion catarrhale grisâtre, < le matin après avoir mangé ; doit quitter la table pour se racler la gorge. Sensation de froid dans la gorge, comme si un morceau de glace y avait été maintenu. La gorge paraît trop grosse. Enrouement à la suite d'un mal de gorge ; doit se racler la gorge avant de parler. Sécheresse de la gorge ; > en avalant la salive ou de l'eau. Sécheresse et rugosité après avoir dormi dans un courant d'air. Désir constant d'humecter la région, mais n'y parvient pas. Avale mieux les solides que les liquides. (Sensation dans le pharynx et la luette comme s'il avait inhalé de la menthe poivrée. Sensation d'étouffement dans la gorge comme par une miette de pain.)
10. Appétit
Grand désir d'eau de source. L'enfant veut téter tout le temps, et pourtant maigrit. L'enfant désire de la viande, du lard gras, etc., qui <. Désir de sel. Perte du désir de pain, sauf s'il est fraîchement cuit. Appétit excellent ; très grande faim avant l'heure des repas. Pas d'appétit au petit déjeuner. L'enfant devient frénétique à la vue du verre d'eau ; boit avidement de grandes quantités. (Soif de petites quantités très fréquentes, qui sont vomies presque aussitôt qu'elles arrivent à l'estomac. Perte d'appétit, aucun désir pour rien d'autre que l'eau.) Se sent mieux après avoir mangé.
11. Estomac
Ballonnement de l'estomac en commençant à manger. Se sent terriblement rempli après un repas. Peu après avoir tété, tout l'aliment remonte d'un jet, et l'enfant tombe dans un sommeil stuporeux. Sensation de plénitude et ballonnement de l'estomac peu après avoir mangé, surtout après le souper, ou après avoir pris des acides ; doit desserrer ses vêtements. Ne peut goûter les aliments pendant des heures après avoir mangé. Les aliments deviennent acides et rances, avec désir brûlant d'eau, qui > seulement pour peu de temps, puis <. Éructations de gaz sans saveur, acides, rances, brûlantes ; < après avoir fumé ; procurent un certain soulagement. Nausées après avoir mangé, avec mal au coeur ; > en fumant. Nausée subite pendant le repas ; vomit toute la nourriture ingérée. Vomissements ; >. L'enfant vomit du lait ayant l'aspect de « Schmierkäse » ; s'endort après avoir vomi. Vomissement de gros grumeaux tenaces, semblables au blanc d'un oeuf dur. Vomissement de lait peu après avoir tété. L'enfant vomit après avoir bu de l'eau froide. (Nausées et vomissements en wagon ou en voiture fermée, avec désir d'air libre. Mal de mer.) Nausées et crampe à l'estomac au réveil, la nuit ou le matin, ou après s'être levé le matin, comme des « nausées matinales » ; > après le petit déjeuner. Ballonnement de l'estomac en commençant à manger. Sensation d'une boule dans l'estomac. (Endolorissement de tout l'estomac, sensible à la pression et aux secousses ; ne peut rire sans se tenir l'estomac et les intestins ; < quand l'estomac est vide.)
12. Abdomen
Gargouillements dans l'hypochondre g., descendant le long du côlon descendant ; < avant les repas. Douleur endolorie et sensible, commençant à g. de l'ombilic, faisant le tour jusqu'à la colonne vertébrale en trois jours ; < au toucher ; au point où la douleur a cessé, apparition d'une éruption vésiculeuse qui est revenue peu à peu vers l'ombilic, avec brûlure et picotements. Endolorissement dans toute la région hépatique. Augmentation de volume du foie, sensible à la pression et aux secousses. Grondement dans le côté g. de l'abdomen à 9 h du soir. Gargouillement comme un tonnerre lointain le long du trajet du gros intestin. Intestins distendus comme s'ils allaient éclater. Douleurs contusives dans les aines, au-dessous des ligaments de Poupart, après la marche. (Grondements dans les intestins avant les repas ; > après avoir mangé. Enfants ventrus ; l'abdomen est la partie la plus volumineuse de leur corps.)
13. Selles et anus
Pas d'envie de selle pendant trois ou quatre jours. Après d'intenses efforts de poussée, la selle, presque évacuée, remonte. Même une selle molle exige de grands efforts pour être expulsée. Évacuation abondante de petites boules sèches et grises ; il faut les retirer avec les doigts de peur qu'elles ne rompent le sphincter. Grande douleur au périnée pendant la selle, comme s'il allait éclater ; tout le périnée reste endolori et brûlant pendant quelques heures après la selle. Selle mince, jaune, d'au moins dix pouces de long, n'exigeant pas beaucoup d'effort. La selle semble pleine de particules anguleuses, très douloureuse, déchirant l'anus et causant endolorissement et saignement. Selles petites et peu fréquentes, première partie dure et sèche, dernière partie molle. Constipation avec envies vaines d'aller à la selle. Impossible d'évacuer la selle, formée de boules gris blanchâtre, comme de la chaux vive, dures et friables, avec odeur de fromage pourri ; elle doit être retirée mécaniquement. Selle jaune, molle, cunéiforme, comme une amande, sans force pour l'expulser. Selle faite de gros amas de caséine indigeste, déchiquetés ou filamenteux, sentant le fromage pourri ou le limburger. Selle ressemblant à des oeufs brouillés. La partie liquide de la selle est écumeuse et d'un vert gazon ; toute la masse devient verte en restant à l'air. Selles vertes, écumeuses, aqueuses, comme l'écume d'une mare à grenouilles. (Selles changeantes chez l'enfant ; aqueuses, jaunes, vertes.) À 9 h 30 du soir, diarrhée abondante avec besoin pressant et précipitation ; selle jaune et fétide, comme après avoir mangé des oignons. Selle molle, visqueuse, pâteuse, à deux reprises chaque jour. Selles chaque fois qu'il prend de la nourriture ; doit quitter précipitamment la table après chaque repas. Douleur crampiforme dans le côlon et le rectum. Besoin causé par les gaz ; doit croiser les jambes pour empêcher la selle de s'échapper. (Odeur persistante autour de l'enfant, rappelant quelque peu celle d'un fromage en décomposition, que les bains ne font pas disparaître ; diarrhée. Douleur avant la selle, un certain > après. Douleur pendant la selle. Sensation de ne pas en avoir fini après les selles. La selle pâlit en restant à l'air.) Selle carrée, comme taillée au couteau. (Excoriation de la peau autour de l'anus, s'étendant de chaque côté aux fesses, à l'appareil génital et aux aines ; peau à vif, comme de la chair de boeuf, avec écoulement aqueux. Aucune maîtrise du sphincter, se salit souvent en restant debout, en courant, en jouant, ou même la nuit. La selle s'échappe au passage des gaz.)
14. Organes urinaires
Besoin fréquent d'uriner avec émission abondante; survient subitement avec sensation que l'urine est au méat. De grands efforts sont nécessaires pour retenir les urines, parfois cela est impossible; pourtant, si l'on résiste au besoin, l'envie pressante cesse. Douleur crampoïde le long du trajet de l'uretère l., lorsqu'il essaie de retenir les urines, l'obligeant à se mettre debout, bien qu'il ne puisse se tenir droit à cause des douleurs. Sensation qu'un corps dur, comme un crayon de plomb, est poussé vers le haut et en arrière, de la vessie vers le rein; cela s'efface peu à peu environ quinze minutes après la miction. Rend de grandes quantités d'urines pâles, de faible densité spécifique. Besoins urgents d'uriner, comme si la vessie allait éclater. L'enfant fait des efforts pour uriner pendant la selle. Urines de l'enfant peu abondantes, émises à de longs intervalles. L'enfant pleure avant d'uriner. L'urine tache la couche en rouge.
15. Organes sexuels masculins
Désir sexuel accru au début, puis très diminué. Émission de sperme trop précoce avec peu de sensation. Quelques heures après le coït, odeur de saumure de poisson au niveau du gland, durant parfois un ou deux jours. Les parties génitales de l'enfant sentent la saumure de poisson même après le bain. Bourses relâchées, sueur moite au niveau des parties. (Condylome figuiforme sur le gland pénien, sycose, avec écoulement de sa surface sentant la saumure de poisson. Ulcères syphilitiques couleur cuivre.)
16. Organes sexuels féminins
Quelques heures après le coït, apparition d'un léger écoulement aqueux provenant du vagin, avec odeur de saumure de poisson, durant environ vingt-quatre heures; ne disparaît pas au bain. Leucorrhée avec forte odeur de saumure de poisson. Menstruations irrégulières. Menstruations toujours retardées, débutant avec douleur broyante ou dilatante dans l'abdomen inférieur, avec sensibilité douloureuse de l'utérus; douleur dans le dos > une fois le flux établi; tumeur de la taille d'un œuf de poule, du côté l. de l'utérus, juste au-dessus du col, survenue depuis l'expulsion. Le sang menstruel est d'abord rouge pâle, mince et aqueux, puis foncé et cailloté. Douleurs crampoïdes comme des « douleurs post-partum » dans la région utérine avant les règles, cessant après l'écoulement. Douleur juste au-dessus de l'os sacrum < avant le flux et par le mouvement; > par le repos. Asthénie de la partie inférieure de l'abdomen avec pesanteur vers le bas, comme si le contenu allait s'échapper; < en marchant, par le mouvement, un faux pas ou une secousse; > par le repos et en étant couchée. Utérus sensible aux secousses. Désir de soutenir les parties relâchées en plaçant la main contre la vulve. (Élancements : du côté l. du pelvis à travers la région pelvienne, aussi jusque sous le sein l.). Sensibilité douloureuse de l'utérus. Menstruations arrêtées avec nausées matinales. Sensation que le vagin est large. Impossible d'arrêter la menstruation. (Leucorrhée abondante, changeant de couleur; laiteuse, jaune, &c., < pendant la selle.). Pendant la grossesse : gonflement des extrémités inférieures au troisième mois, < le soir; gonflement et raideur des mains et des pieds, surtout du côté l. pendant la grossesse; les pieds gardent le godet à la pression; disposition triste, pleureuse; après être restée debout, sensation que l'orifice utérin s'ouvre ou se dilate, avec tiraillement à la face interne des cuisses. Orifice utérin dilaté jusqu'à la taille d'une pièce d'un demi-dollar trois semaines avant le travail. Tête de l'enfant dure et compacte à la naissance, sans trace de suture ni de fontanelle postérieure. Lait fluide, aqueux, à réaction acide.
17. Organes de la respiration
Larynx sensible à la pression, surtout du côté l., avec toux sèche, chatouilleuse. Sensation d'encombrement au réveil le matin; incapable de parler pendant un certain temps. Enrouement. (Aphonie complète, doit parler en chuchotant. Sensation de trachée à vif, < après expectoration de gros amas de mucus. Sensation dans la trachée en avalant, comme si une substance dure y était présente, comme une pierre.). Toux : toux profonde, creuse, avec râle sonore, provoquée par un chatouillement sous le sternum. Chatouillement en se couchant le soir et au réveil. L'irritation qui provoque la toux est ressentie surtout à d. du milieu de la poitrine. Toux râlante, l'enfant a des haut-le-cœur et vomit une gorgée de matière tenace, filante. Toux en riant ou en parlant; < dans une pièce chaude; le matin; > au grand air. Toux = sensation d'éclatement au vertex. Expectoration : jaune; douceâtre; en grosses masses caséeuses qui coulent au fond de l'eau; abondante le matin et après les repas; en amas floconneux; libre et durant toute la journée.
18. Poitrine
Respiration asthmatique, < après le souper. Sifflement, râle sous le sternum, < pendant ou après le repas. Chatouillement sous le sternum. Grande sensibilité douloureuse de la partie supérieure de la poitrine; en toussant, doit la soutenir avec les mains. (Brûlure de la gorge aux poumons.). Accès subit d'une terrible sensation de poids sur la poitrine; pendant quelques instants, elle a l'impression qu'elle va éclater, puis peu à peu survient un abattement moral intense. Éruption sur la poitrine, au-dessus de l'appendice xiphoïde, de la taille d'une pièce d'un shilling, avec démangeaison intense.
20. Nuque et dos
Petit furoncle douloureux sur le côté l. de la nuque, ne tendant pas à suppurer. Nuque si faible et émaciée que l'enfant ne peut tenir sa tête droite. Les muscles de la nuque paraissent trop courts; faiblesse et sensation de défaillance dans les reins. La peau autour du cou se ride et pend en plis. Douleurs sourdes et endolories entre les scapulas au réveil le matin, comme s'il avait passé toute la nuit dans une position gênée. Douleur profonde dans les muscles de la colonne, surtout vers le côté l. Sensibilité douloureuse et raideur du dos, que la respiration n'influence pas; > par le mouvement. Douleurs rhumatismales dans les épaules, surtout l.; la seule > vient de la chaleur, le patient s'assied le dos au feu. Douleur < en remuant les épaules ou en levant les bras; ne peut mettre les bras sur la tête ni derrière le corps. Douleur aiguë au moindre mouvement de rotation; doit se tenir raide et tourner tout le corps pour regarder autour de lui. Penche la tête en avant pour soulager la douleur dans les muscles de la nuque. Douleur aiguë à l'angle interne de la scapula l. en rejetant la tête en arrière. Région scapulaire l. très sensible douloureuse. Sensation de faiblesse, de fatigue et de brisement dans la région lombaire, survenant juste après le lever le matin, augmentant graduellement jusqu'à midi, puis diminuant jusqu'à disparaître vers 6 ou 7 heures du soir. Sensation, dans la partie inférieure de la région lombaire, que les vertèbres glissent l'une sur l'autre, ressentie surtout en se berçant sur une chaise. Sensation de luxation dans la dernière vertèbre lombaire. Mal de dos, avec sensation brûlante à travers les régions lombaire et sacrée; > par un exercice doux ou en étant couché à plat sur le dos; < en position assise. Région du coccyx douloureuse, comme excoriée. Froid le long de la colonne; < en allant dans l'air frais ou en restant assis sans bouger; > par la chaleur externe et le mouvement. Dos très douloureux à midi. Sensation que le dos est en deux morceaux. Le dos se fatigue et s'affaiblit en marchant sur la neige. Après un effort, gêne locomotrice et raideur du dos le matin; > après s'être remué. Point douloureux dans le dos en allongeant le bras ou en faisant un effort. Chair de poule dans le dos. Petits furoncles sur le dos qui ne mûrissent pas.
21. Membres
Agitation avec douleurs dans les articulations. Raideur et douleurs des membres en se levant le matin; < aux premiers mouvements. (Sensation d'engourdissement dans les membres). Sueur froide et moite sur les membres.
22. Membres supérieurs
Douleur constante dans l'articulation de l'épaule d.; < par le mouvement. Douleur constante, sourde, dans le bras et l'épaule d., avec sensation de froid depuis le coude vers le haut. Sensation douloureuse, comme contusionnée, sur la face externe de l'avant-bras et de la main l.; < davantage par une légère pression que par une forte. Douleur tiraillante sur la face externe du bras jusqu'au coude en levant le bras; < au lever le matin et par un changement vers un temps humide. Ne peut lever le bras ni le mettre derrière lui à cause de douleurs aiguës. Grande plaque ovale, de teinte sombre, sur le bord cubital du bras l., accompagnée de démangeaison; elle devient rouge après grattage. Chair de poule sur les bras. Furoncles au poignet qui ne mûrissent pas, durs et douloureux, mais peu rouges; la douleur s'étend jusqu'à l'aisselle. Sueur abondante dans l'aisselle. Excoriation dans l'aisselle. Mains tuméfiées et raides au réveil le matin. Gerçures des mains exsudant du sang et un liquide aqueux, et formant des croûtes. Éruption sur les mains de petites vésicules exsudant un liquide aqueux, visqueux. Éruption prurigineuse sur les mains. Éruption eczémateuse apparaissant sur la face externe de la première articulation du pouce de la main l., s'étendant par de nouvelles pustules sur l'éminence thénar, le dos de la main et le poignet, aussi au dos de la main d. Sensibilité douloureuse brûlante et cuisante, avec fissures profondes, enflammées, irrégulières des mains; < par temps froid. Mains aussi froides que si elles maniaient de la glace. Brûlure des paumes. En joignant les mains, elles transpirent jusqu'à ce que la sueur en dégoutte. Les articulations des doigts se gercent et suintent. (Envies.)
23. Membres inférieurs
Douleurs rhumatiques dans l'articulation coxo-fémorale g. ; < par le mouvement et le froid, sans être pour autant > par le repos. Boutons rougeâtres à la face interne des cuisses, avec démangeaison, surtout à g. ; < en se déshabillant la nuit. Sensation endolorie, comme meurtrie, à la face antérieure de la cuisse d. < par une légère pression. Sensation de fourmillement dans l'un ou l'autre membre inférieur, comme un courant électrique, se terminant par une secousse, < au premier moment du coucher. Douleur comme de meurtrissure sur toute la longueur des membres inférieurs ; surtout dans leur partie supérieure. Sensation de fatigue, sourde, lourde et pesante, dans les membres inférieurs, avec besoin de changer de position ; aucune position n'est confortable. Jambes émaciées chez l'enfant. À seize mois, l'enfant ne peut ni marcher ni se tenir debout seul. Après la marche, la douleur commence sous le ligament de Poupart, du côté d., s'étend suivant le trajet du nerf crural antérieur jusqu'à la face interne de l'articulation, puis à sa face antérieure, provoquant une boiterie ; > par le repos. Douleur comme par contusion dans l'ischion g. Douleurs rhumatiques dans les articulations des genoux. Des douleurs vives dans l'articulation du genou g. surviennent brusquement, le faisant crier. Lassitude des genoux. Sensation endolorie, comme meurtrie, à la face interne des deux genoux ; < par une légère pression. Forte douleur dans le creux du pied d. ; pied tuméfié, provoquant une insomnie agitée. Sensation endolorie, comme après une entorse, dans le pied g. ; < à la flexion. Brûlure des pieds, surtout des plantes, veut les mettre dans un endroit frais, dans l'eau, ou les découvrir. Pieds froids et moites. Crampe dans les pieds, au lit, la nuit ; ils sont si froids. Sueur aux plantes des pieds, comme s'il avait marché dans de l'eau froide. Les bas paraissent collants. Sueur entre les orteils, les rendant douloureux, avec odeur fétide.
24. Généralités
Crainte du travail ordinaire en raison de la faiblesse et de l'exténuation, avec désir irrésistible de se coucher. Impatience ; difficulté à rester longtemps dans une même position ; > par le mouvement. Aucun repos jour ni nuit ; toujours < de 9 h du soir jusqu'après minuit. L'enfant repousse les couvertures même par le temps le plus froid. Veut s'étendre sur quelque chose de dur. Grand endolorissement. Raideur et boiterie des parties atteintes. (L'enfant paraît vieux, sale, graisseux et brunâtre.). Amaigrissement progressif.
25. Peau
Peau sèche et flasque. Démangeaison < par le grattage. Boutons au visage. Furoncles au poignet. Eczéma exsudant un liquide collant : derrière les oreilles ; aux poignets ; aux doigts, aux orteils. Gerçures aux doigts. Peau couverte partout d'une fine éruption. Prurit intense de tout le corps la nuit. (Lésions syphilitiques couleur cuivre).
26. Sommeil
S'éveille la nuit, les bras sous la tête. Réveils fréquents la nuit. Sommeil agité, inquiet ; s'éveille à 3 h 30 du matin. S'éveille peu après s'être endormi avec un sursaut et une secousse. L'enfant est agité pendant le sommeil et s'éveille maussade en pleurant. Elle réveille sa compagne pour chercher un rôdeur dans sa chambre, se lève et regarde sous le lit pour le trouver. Au réveil, l'enfant se frotte les yeux et le nez avec le poing. Ne peut supporter que quelqu'un s'étende près de lui ou le touche. Rêves lascifs. Rêves de voleurs et ne peut dormir avant que toute la maison ait été fouillée. Rêves de meurtre et de remords.
27. Fièvre
Frilosité toute la journée ; < dans une pièce chaude. L'air froid lui donne froid. Sensation que les frissons vont survenir. Frisson chaque jour à la même heure. Le frisson commence dans les membres inférieurs. Frisson chaque nuit durant une heure, commençant entre les épaules, de là s'étendant aux bras, aux doigts et à tout le corps ; (fièvre intermittente, trois semaines après l'accouchement.). Soif pendant le frisson, aucune pendant la chaleur ni pendant la sueur. (Frisson à 8 h 30 du matin. Frisson à 17 h. Frisson retardé de deux heures. Frisson un jour sur deux ; fièvre durant toute la nuit. Boit avant le frisson.). Tout le corps semble trop chaud la nuit. Sueur surtout là où les membres se croisent ou touchent le lit. Commence à transpirer dès qu'il est couvert. Transpire au premier endormissement, surtout autour du cou, imbibant les vêtements. Sueur froide et moite à l'occiput et à la nuque ; ces parties sont comme une pierre mouillée au toucher. Sueur de haut en bas sur tout le corps. Fièvre élevée chaque nuit avec insomnie. Tout le corps semble trop chaud la nuit. (Veut gagner une partie fraîche du lit.). Transpire du côté sur lequel il est couché. Faim pendant la sueur ; l'eau a un goût amer.