Radium Bromatum
par John Henry Clarke — Dictionnaire de matière médicale pratique
Bromure de radium. Ra Br 2 , 2 H 2 O. Trituration.
Clinique
Acné / Artérite / Albuminurie / Appendicite / Arthrite / Athérome / Affections osseuses / Callosités / Cancer / Carcinose / Caroncule de l'urètre / Bouffées climatériques / Cors / Dermatite / Diarrhée / Ulcère duodénal / Eczéma / Épistaxis / Épithélioma / Érythème / Affections des yeux / Goutte / Hémorragie / Céphalée / Lumbago / Lupus / Nævus / Névralgie / Neurasthénie / Nez : affections ; catarrhe ; rougeur / Ophtalmie / Phimosis / Prurigo / Prurit de l'anus et de la vulve / Psoriasis / Rhumatisme / Ulcère rongeant / Sclérotite / Affections de la peau / Tic douloureux / Trachome / Ulcères / Verrues / Rayons X / Dermatite
Caractéristiques
La découverte du Radium et de ses propriétés en 1898 par Pierre Curie et sa femme fit beaucoup réfléchir, et notamment, naturellement, ceux qui s'occupent de guérir les malades. Curie lui-même fit la première « pathogénésie ». Il plaça une infime quantité de sel de Radium dans une capsule de caoutchouc et l'attacha à son bras, en la laissant en place dix heures. Quand il l'enleva, la peau était rouge ; l'endroit se transforma en plaie, qui mit quatre mois à guérir, laissant une cicatrice blanche de la taille d'une pièce d'un shilling, entourée d'une peau décolorée et plissée. Lors d'une autre expérience il la laissa une demi-heure. Une plaie apparut au bout de quinze jours et mit encore quinze jours à guérir. Lors d'une troisième expérience, laissée en place seulement huit minutes, deux mois plus tard la peau devint rouge et un peu douloureuse, mais cela passa vite. En 1904 je commençai quelques pathogénésies avec la 30e, et en 1908 je les publiai dans Radium as an Internal Remedy, avec quelques observations du Dr Molson, ressenties par lui-même lors de la préparation des triturations, et du Dr Stonham avec la 30x. On en trouvera un exposé complet dans mon livre. De beaucoup la pathogénésie la plus importante est celle du Dr William H. Dieffenbach, de New York City, publiée dans The Journal of the American Institute of Homœopathy, août 1911, puis réimprimée la même année sous forme de brochure. Dieffenbach eut la collaboration des Drs R. S. Copeland, W. G. Crump, H. C. Sayre et Guy B. Stearns dans sa pathogénésie, et cela laisse peu à désirer. Elle fut menée à la fois sur des hommes et des femmes, sur une échelle beaucoup plus héroïque que la mienne, avec 30x, 12x et 6x, en doses répétées, mais la 6x produisit des symptômes si sévères que Dieffenbach met en garde contre son emploi médicinal. Le Radium pur est un métal blanc qui « s'oxyde dans l'eau, brûle le papier, noircit à l'exposition à l'air, et possède la propriété d'adhérer fermement au fer ». Cette dernière qualité n'est pas sans signification et montre une étroite affinité avec Ferrum. Son poids atomique est de 225. On le trouve dans la pechblende, et les Drs E. Stillman Bailey et F. H. Blackmarr, de Chicago (J. A. I. H., septembre 1911), ont utilisé pour des traitements radiothérapiques des triturations de ce minerai combiné au Thorium. Bien que Dieffenbach ait employé des préparations beaucoup plus brutes que moi, ses résultats confirment la plupart des miens et les étendent aussi grandement, les yeux, la peau, les articulations et le tube digestif étant surtout affectés. Dieffenbach cite le professeur William His, de Berlin, qui publia un article sur l'« Use of Radium in Gout and Rheumatism ». His employa des (inhalations du gaz), des injections de dans les articulations et les muscles, et l'ingestion d'eau au . Les pathogénésies montrent la correspondance homéopathique du médicament avec ces affections, bien que His l'ait utilisé empiriquement. Dieffenbach, qui étudiait le depuis dix ans avant de publier sa brochure, rapporte qu'à la suite d'expériences antérieures avec les rayons X et les rayons du Radium, les mains d'un expérimentateur présentaient, au début de la pathogénésie, des éruptions eczémateuses, des fissures, des excroissances squameuses et des saillies verruqueuses. Après sa pathogénésie avec la 6x, celles-ci disparurent peu à peu. Ceci est confirmé par un cas rapporté par M. E. S. Pierrepont. Une jeune fille employée au département des rayons X de l'hôpital auquel il est attaché développa une dermatite de la main et des doigts d. Une pommade fut prescrite sans bénéfice, et des fissures apparurent sur la peau. Deux doses de . 30 furent administrées, sur la suggestion de M. Pierrepont, une le matin et une le soir. Le lendemain, la malade se couvrit d'une éruption, que la surveillante prit pour la rougeole, les yeux larmoyants, les doigts très douloureux, et elle se sentait très mal. Le jour suivant, l'éruption avait disparu et elle se sentait bien. , et ils guérirent tout à fait, sauf qu'une sensation douloureuse persistait après le lavage. Un trait remarquable de la pathogénésie de Dieffenbach comme de la mienne fut la disparition de petits nævi, ce qui est significatif, puisque les rayons sont utilisés pour détruire les nævi. Parmi les usages locaux les plus heureux du , on peut citer des cas de lupus, d'épithélioma, de carcinome du col utérin et de caroncule urétrale. Il est établi que le , comme les rayons X, peut provoquer aussi bien que guérir le cancer. J'ai cité un cas (., août 1923) d'un praticien qui contracta un carcinome spinocellulaire à la suite d'une manipulation négligente de tubes de Radium. Les cas de guérison d'affections cutanées par le en dynamisations sont nombreux. T. Simpson (., avril 1923) en rapporte un. Un ancien agent des contributions indirectes avait une éruption rebelle sur les organes génitaux, la face interne des cuisses et les jambes, qui l'empêchait d'obtenir un sommeil depuis trois ans. Un comprimé de . 30 chaque matin fut prescrit pendant un mois. Toutes les manifestations furent très notablement améliorées, et le malade guérit sans autre médication. J'en ai rapporté un autre (., mai 1924). Une jeune femme célibataire, après l'application d'un emplâtre de sur le dos pour un lumbago, développa une éruption œdémateuse intéressant tout le visage et le cou, extrêmement irritante, la nuit, empêchant le sommeil. À la nuque se trouvait une plaque douloureuse et suintante. Après un soulagement temporaire obtenu par quelques remèdes, persistait encore une éruption irritante et suintante, yeux douloureux . d'abord le d., puis le g. . paupières tuméfiées, suintant aux commissures, lèvres dures, tuméfiées. Une dose de . 30 fut donnée. Le résultat fut spectaculaire. La première nuit elle put dormir, ne s'éveillant qu'une seule fois. Deux jours plus tard l'éruption avait presque disparu, et les yeux avaient cessé de larmoyer. En quelques jours tout s'était évanoui, et la malade put de nouveau jouir du plein air. Dans . (avril 1923), le Dr S. L. Guild-Leggett rapporte le cas d'une fillette âgée de 2 ans et demi qui avait un rhumatisme erratique . du pied g. au genou d., puis au genou g., aux mains et aux orteils. Elle présentait aussi une particularité concernant ses selles. Elles étaient couleur ardoise, très fétides, impérieuses, et survenaient pendant un repas. Sur ces symptômes de la pathogénésie de Dieffenbach : « Défécation à midi ; selle molle, foncée, ou fétide, couleur ardoise, couleur argile ; douleurs dans les membres, se réveille à 4 h du matin, douleurs dans toutes les articulations . genoux, chevilles, pieds ; ne pouvait marcher, », on donna qui guérit complètement. D'autres de mes cas guéris se trouvent dans le Schéma, marqués (°). J'ai également distingué les symptômes de ma pathogénésie par la lettre (C) ajoutée à chaque symptôme. Tous les autres proviennent de Dieffenbach. Cela permet de comparer les deux.
Les sensations caractéristiques sont : comme si le crâne était trop petit ; comme s'il y avait un corps étranger (cil) dans l'œil ; comme si quelque chose était tombé dans la trachée. Les genoux donnent l'impression que les os vont faire saillie. Une intolérance au tabac fut produite.
Les modalités de Radium sont très marquées : en général > par le mouvement, < par la chaleur du lit, et > en plein air ; > couché ; > après le sommeil ; > par la pression. < la nuit. < par le rasage, par le lavage. < en fumant. < à 3 h du matin, 4 h du matin, 7 h du matin, 11 h du matin, midi, la nuit.
Relations. . Rad. bro. est antidoté par Rhus et Nux mos. (sécheresse de la bouche) ; Rhus ven. agit rapidement dans mes cas. Dieffenbach employa avec succès Rhus ven. et Rhus tox., et la correspondance homéopathique est assez évidente. Rad. est bien suivi par Rhus ; (dans certains cas j'ai donné des doses intermédiaires de Rhus v. 3x sans gêner les effets curatifs et en évitant des aggravations pénibles) ; par Kali iod., Sep., Calc. Rad. b., antidote Bell. (H. W., mai 1924). Comparer : les nosodes cancéreux, Hydrast., Con., Cundur., Uran. (Rad. se trouve dans la pechblende, qui est un minerai d'Uranium. Tellur. est également lié à Rad. par son origine, et ses symptômes sont étroitement semblables sous de nombreux rapports). Lyc. correspond dans la direction d. vers g., les symptômes flatulents, et les douleurs soudaines ; pour les symptômes gastriques, Cad. sul., Ornith., Arg. n. et Uran. n. sont apparentés ; dans la sclérotite, Act. r. ; dans l'alternance d'obstipation et de diarrhée, Ant. c. Rad. b. donne une sensation de chaleur descendant l'œsophage, Manc. donne la même sensation remontant l'œsophage. Carb. an. a < par le rasage.
Étiologie
Suite de brûlures par rayons X.
1. Mental
Appréhensif. Dépression ; à peine capable de se déplacer. Peur d'être seul ; du noir ; veut avoir quelqu'un près de lui. Irritable, maussade, facilement contrarié. Esprit embrumé et incapable de penser clairement ; hébété avec céphalalgie frontale sourde toute la journée. Après une dose unique, se sentit d'humeur beaucoup meilleure (curatif).
2. Tête
Vertige avec douleurs dans l'occiput ; > après le sommeil. Vertige après s'être levé ; tendance à tomber à gauche ; > à midi et après avoir mangé ; > couché ; > en plein air ; > après avoir mangé. Étourdissement avec palpitations du cœur l'après-midi. Vertige avec tendance à tomber à g. ; > en plein air. Sensation de légèreté de la tête avec nausées et défaillance à l'épigastre ; pulsation vers l'extérieur ; le crâne semblait trop petit. Engourdissement ou compression des os de la tête. Plénitude de la tête. Tête lourde ; douleur sourde. Céphalalgie frontale sourde ; dure toute la journée ; la tête paraît légère ; > par la pression ; avec esprit obscurci, incapable de penser. Douleur terrible au-dessus de l'œil d., s'étendant en arrière jusqu'à l'occiput, persistante le lendemain matin. Céphalée aiguë intense commençant au-dessus de l'œil g. et s'étendant à toute la tête ; > par la chaleur, < par le froid et la pression. Douleur vive au-dessus de l'œil d., s'étendant au vertex, > en plein air. Tête lourde toute la journée ; commençant à l'occiput ; vive au-dessus de l'œil d. ; battante, pulsatile, < par le mouvement, < couché, < par l'air chaud, > assis avec la tête renversée en arrière, > par l'air froid, > par la pression sur le front et l'œil d. ; incapable de rester couchée au lit avant 5 h du matin. Douleur lancinante vive au côté d. de la tête ; aussi dans la tempe g. ; en se mettant au lit. Céphalée dans l'occiput le matin ; sensation de tension, < par le mouvement (C). Céphalée occipitale sourde, > par la pression et en plein air. Céphalée sourde, surtout occipitale.
3. Yeux
Les yeux picotent et paraissent rouges (C). Les yeux ont une sensation gluante et sont rouges ; comme s'il y avait du sable dedans. Sensation comme s'il y avait un morceau de coton dans les yeux, > par le frottement. Les deux yeux sont douloureux, surtout le g. Gonflement des tissus de l'orbite g. avec léger prurit. Paupières lourdes, difficiles à maintenir ouvertes. Un écoulement de l'œil droit descend sur le nez et forme des croûtes jaunes. Bords palpébraux enflammés et brûlants. Les deux yeux font mal le long du bord des paupières. Brûlure, picotement dans les yeux. Yeux sensibles à la lumière. Un peu de sécrétion sur les cils de l'œil d. au réveil (C). L'œil d. commença à devenir douloureux, avec douleurs lancinantes intermittentes et sécrétion accrue, < à la lecture, < à la lumière artificielle, > en fermant l'œil ; vaisseaux scléroticaux injectés courant vers la cornée des deux côtés ; prurit intermittent des paupières, < à la supérieure (C). Blennorrhée de l'œil d. ; injection de la sclérotique, légère injection de la partie inférieure de la cornée ; la pupille de l'œil d. se dilate et se contracte plus lentement que celle du g. (C). S'éveilla avec l'œil d. très douloureux, avec sensation de corps étranger, > en plein air (C). Sensation comme d'un cil dans l'œil g., légère douleur du globe (C). Après avoir lu quelque temps, les lettres dansent et deviennent floues.
4. Oreilles
Chatouillement dans les oreilles, très intense la nuit. Douleur lancinante vive juste au-dessus de l'oreille d. Otalgie, forte douleur dans l'oreille (d.), avec élancements et battements (C). Bruit d'eau qui coule (lié à l'accélération de l'action cardiaque après des rêves vifs).
5. Nez
Beaucoup de mucus sans s'être enrhumé (C). Picotement et sensation poivrée dans la narine g. (C). ° Tache næviforme sur la pointe du nez (C). ° Catarrhe avec écoulement vert (C). ° Épistaxis (C). ° Sensation brûlante dans le nez (C). Démangeaison et sécheresse des deux fosses nasales. Picotements et croûtes dures. Démangeaison du nez.
6. Face
Visage congestionné. Léger érythème par plaques diffus sur le front (C). Succession de petits boutons sur le front et la poitrine, saillants, rouges, laissant sourdre, lorsqu'on les pique, du sérum, du sang et une petite quantité de pus. Petite papule au centre de la joue g., qui se dessécha puis reparut de nombreuses fois. Une croûte épaisse se forma sur la région quand la papule était grattée. Cela aussi se reproduisit de nombreuses fois. La peau du visage très irritable ; cela s'aggrava peu à peu et dura deux mois ; la peau s'épaissit et se fendilla par endroits, laissant suinter une humidité claire ; > par le grattage, < par le lavage, qui provoquait l'écoulement ; > par le bain dans une eau très chaude ; < par le rasage (possible seulement un jour sur deux) ; < la nuit, lorsqu'il fait chaud au lit. (Finalement guéri par Rhus ven.) (C). Petit nævus sur le menton devient noir, se desquame et disparaît (C). Décharges douloureuses soudaines et violentes dans les branches inférieures du 5e nerf crânien, à g., si intenses et d'une soudaineté si fulgurante qu'elles arrachent une exclamation (C). Forte douleur sourde à l'angle de la mâchoire inférieure d. ° Érythème du nez et du visage. ° Acné. Secousses et sensation brûlante dans les lèvres. Lèvre inférieure tirée et raide, avec sensation comme si elle enflait.
7. Dents
Dents douloureuses, semblant allongées. Abcès gingival à la mâchoire inférieure d., derrière les molaires ; le gonflement et la douleur empêchaient de parler.
8. Bouche
Sèche le matin (C). Sensation desséchée, sèche, au palais, > par l'eau froide mais revenant bientôt, > Nux moschata. Bouche sèche, l'haleine paraît chaude. La salive afflue dans la bouche. Langue très douloureuse du côté d., vers le milieu (C). Langue blanche (C). Langue blanc bleuâtre et épaisse, avec sensation de gonflement ; parole difficile et lourde. Goût : métallique particulier ; aigre-amer ; de craie avec ptyalisme accru ; amer et huileux. ° Le goût revient (C).
9. Gorge
Sécheresse de la bouche et de la gorge. Sensation de chaleur dans l'œsophage et l'estomac, durant une demi-heure après la dose. Gorge douloureuse avec otalgie (C). Désir de boissons froides pour apaiser l'état desséché de la gorge. Mal de gorge suivi d'une toux par chatouillement. Élancements dans la gorge en avalant. Sensation de boule et de constriction. Gorge sèche et à vif, > en avalant et en buvant de l'eau froide. Gorge sèche et congestionnée, < du côté d. ; comme s'il avait trop fumé. Sensation dans la gorge comme après avoir mangé du poivre.
10. Appétit
Pas d'appétit (C). Perte d'appétit, surtout pour la viande (C). Perte d'appétit avec coliques. Aversion pour la viande ; pour le lard grillé au petit déjeuner (° Rhus ven.) (C). Aversion pour les sucreries. Aversion pour les glaces, qu'elle aime d'ordinaire beaucoup. Grande faim une heure avant les repas, vite rassasiée. Perte d'appétit avec coliques. Les aliments habituels ne plaisent pas ; les choses acides ont bon goût. Aversion pour le tabac.
11. Estomac
Vide intense (dura une heure). Sensation de vide une heure avant les repas. Sensation chaude de vide > après avoir mangé. Nausées (C). Nausées à 17 h, envie de vomir mais ne peut pas. Nausées et sensation de défaillance au creux de l'estomac, < en marchant, avec légèreté de la tête. Nausées dans l'abdomen, avant les repas, > en mangeant. Digestion lente des aliments, bien que l'appétit soit bon. Douleurs coliques dans l'estomac. Beaucoup de douleur et de gêne à l'estomac, > par de nombreux renvois de gaz et éructations venteuses. Renvois fréquents.
12. Abdomen
Sensation de distension et dyspepsie après les aliments, alternant avec l'otalgie (C). Inflammation de l'ombilic (C). Fortes douleurs sourdes au-dessus du pubis. Légères douleurs coliques avec émission de flatuosités fétides. Douleur au point de McBurney. Douleur après la dose > en se pliant en deux et après la défécation. Crampes violentes à 23 h, > en se pliant en deux. Nausées dans l'abdomen > en mangeant. Réveillé à 4 h du matin par des coliques abdominales et des élancements dans le rectum, > par l'émission d'une selle sombre et aqueuse ; d'autres selles, moins foncées, suivirent plus tard. Crampes pendant le repas > par la selle. Douleurs coupantes dans les intestins au réveil, avec grande sensibilité à la pression. Douleurs vives soudaines au point de McBurney, aussi à la flexure sigmoïde au-dessus de la crête iliaque ; les accès revinrent plusieurs fois dans la semaine, survenant rapidement comme des décharges et passant rapidement. Gêne abdominale le soir. Deux macules rouges sur les côtés d. et g. de l'abdomen, légèrement prurigineuses. Raideur douloureuse des deux aines après être resté assis et aux premiers mouvements.
13. Selles et anus
Selles plus pâles que la normale (C). Selles relâchées, presque aqueuses, avec lambeaux de mucus (C). Obstipation (C). Obstipation, difficulté d'évacuation même après l'emploi d'un lavement. Selles sèches, dures, peu abondantes. Alternance d'obstipation et de relâchement. Selle molle jaune avec beaucoup de flatulence. Fortes douleurs sacrées avec beaucoup de flatulence, > par la selle. Beaucoup de flatulence ; vents chauds, après diarrhée. Selle jaillissante de mauvaise odeur. Selles jaunes et molles alternant avec selles dures brunes, avec flatuosités fétides. Selle brûlante. Le rectum paraît sec. Selle très volumineuse, brun foncé, très fétide. Obstipation depuis quatre jours, pas de besoin sauf à deux reprises, où furent émises trois petites billes noires ; à midi, petite selle diarrhéique. Obstipation ancienne supprimée chez un expérimentateur. Après plusieurs selles aqueuses, le rectum paraît douloureux et comme prolabé. Selles brun-jaune ou couleur ardoise, de mauvaise odeur. Pas de besoin ; dut forcer une selle, qui était molle et argileuse. ° Eczéma autour de l'anus (C).
14. Organes urinaires
L'urine devient plus abondante. Urine légèrement brûlante. Doit attendre quelques minutes avant de pouvoir uriner. Urine radioactive ; sédiment argileux ou en poussière de brique. Albuminurie (cinq expérimentateurs, dont un montra des cylindres hyalins et granuleux). Élimination accrue des matières solides, surtout des chlorures.
15. Organes sexuels masculins
Éruption de psoriasis sur le pénis, à bords circulaires ou serpigineux (C). ° Eczéma du pénis et de la face interne du prépuce (C). Désir sexuel diminué ou absent pendant un mois. Trois semaines après l'arrêt du médicament, désir plus fort que d'habitude. Désir accru. Émissions nocturnes ; une fois pendant le sommeil de l'après-midi. Deux émissions en une nuit. Légères douleurs dans le cordon spermatique g. en marchant. Avant la prise du médicament (12x), il existait un léger phimosis ; celui-ci fut aggravé pendant la pathogénésie, avec prurit et brûlure du gland ; après la pathogénésie, le phimosis était amélioré.
16. Organes sexuels féminins
Règles retardées ; un peu moins douloureuses que d'habitude (C). Douleur sourde au-dessus du pubis au moment de l'apparition des règles (fait inhabituel) ; flux abondant les deux premiers jours, puis s'arrêtant peu à peu. Règles retardées de trois jours. Pendant les règles, douleurs de pesanteur dans le dos. Flux nocturne très abondant et rouge foncé. Leucorrhée, blanche et peu abondante ; caillebotée et caséeuse. ° Caroncule urétrale.
17. Organes respiratoires
Sensation comme si elle ne pouvait pas avoir assez d'air (C). Chatouillement dans le larynx, < couché. Chatouillement très marqué dans la fosse sus-sternale ; une fois la toux déclenchée, impossible de l'arrêter. Aversion pour les sucreries (qu'elle aime ordinairement beaucoup) pendant la toux ; après trois nuits, maîtrisée par Rhus tox. Toux sèche, crampiforme, < en fumant, < à l'intérieur, > en mangeant, > au dehors. Chatouillement dans la gorge et toux irritative avec expectoration mousseuse. Chatouillement dans la trachée, comme si quelque chose y était tombé, provoquant une toux sèche, irritative, > en plein air. Paroxysmes intermittents de toux sèche, avec sensation comme si de la poussière avait atteint le larynx ou les bronches ; > par la toux.
18. Poitrine
La poitrine paraît serrée, comme si elle ne pouvait pas avoir assez d'air (C). L'éruption disparut de la poitrine chez l'expérimentateur (C). Douleur dans la poitrine alternant avec la dyspepsie et une sensation d'encombrement (C). Douleur vive dans la poitrine g., va et vient. Constriction de la poitrine ; dans la région du cœur. Douleur battante à d. du sternum, < à la fin de la respiration.
19. Cœur
Douleurs vives dans la région du cœur, > après la marche. Palpitations au réveil après des rêves avec, dans les oreilles, bruit d'eau qui coule. Sensation constrictive autour du cœur, avec anxiété et besoin d'air, > en plein air. [Appliqué localement à doses massives, Rad. bro. a produit une endartérite, un athérome et une sclérose des vaisseaux sur lesquels il a agi.]. L'examen du sang des expérimentateurs montra une augmentation marquée des neutrophiles polymorphonucléaires . « la police » des corpuscules sanguins, qui attaquent les bactéries envahissantes. Tension artérielle abaissée (chez tous les expérimentateurs de Dieffenbach).
20. Cou et dos
Sensation de gonflement à la nuque (C). Démangeaison de la nuque et de la partie supérieure des deux bras. Battement sourd ; et douleurs vives du côté d. du cou. Blocage (et raideur) dans le muscle sterno-mastoïdien d. Le soir, raideur des muscles du côté g. du cou. Douleur et raideur dans les vertèbres cervicales. Au réveil, douleur entre les 6e et 7e vertèbres cervicales, > par le mouvement. Tache rouge au côté g. du cou ; elle disparut, puis plus tard une tache semblable apparut du côté d. Douleur sous la scapula g., < en bougeant, < en portant l'épaule en arrière, > après s'être levé (C). Douleur lancinante vive sous la scapula g., traversant jusqu'à la partie antérieure du corps, coupant la respiration comme si le diaphragme ne pouvait se soulever. Douleur dorsale sourde de la région lombaire inférieure, > après l'exercice. Douleur sourde de la région lombo-sacrée ; > après un bain chaud. Forte douleur lombo-sacrée, paraissant siéger dans les os : < en montant les escaliers. Douleurs lancinantes vives (également secousses électriques) dans les muscles lombaires, > par l'exercice continu. Douleur soudaine et sévère dans la région lombaire g., > par la pression. Douleur sourde montant du sacrum à l'épaule, ou jusqu'entre les épaules, > par l'exercice. Sensibilité douloureuse des grands dorsaux (surtout g.). Douleurs sacrées avec flatuosités > par la selle. Gonflement au-dessus du sacrum, > en s'étendant sur quelque chose de dur. Mal de dos s'étendant à travers l'abdomen jusqu'aux crêtes iliaques. Sensation rongeante dans les os lombo-sacrés.
21. Membres
Douleur dans tous les membres et dans tout le corps pendant la nuit. Réveillé à 4 h du matin par des douleurs dans tous les membres, ne pouvait les tenir tranquilles, > après un bain chaud. Douleurs dans toutes les articulations, surtout genoux et chevilles ; devait se coucher, les pieds cédaient.
22. Membres supérieurs
Douleur vive dans l'articulation de l'épaule d. ; < mouvement, > par la chaleur ; sensation de raideur douloureuse dans le bras d., l'avant-bras et la main, > exercice, > chaleur ; élancement aigu dans l'articulation de l'épaule g. Blocage dans l'articulation de l'épaule g., > par l'exercice. Raideur douloureuse de l'articulation de l'épaule g., sous le deltoïde, > par le mouvement. Craquement de l'articulation de l'épaule d. en levant le bras. Bras d. très raide, muscles au-dessus du sein d. douloureux. Forte sensation de tiraillement dans les muscles fléchisseurs du bras g. Coude d. raide et légèrement douloureux après avoir écrit. Le matin, douleur tiraillante dans le coude g. Mains froides (C). Ulcère serpigineux à la main (C). Vésicules sur la face dorsale des trois premiers doigts (g.), juste au-dessus des ongles (C). Petite pustule au centre du dos de la main d. Démangeaison à la partie supérieure des deux bras et à la nuque. Douleur comme par contusion au poignet g. Douleurs sourdes dans toute la main d., tous les doigts étant atteints, surtout les phalanges distales ; > par le frottement et l'exercice continu. Douleurs vives dans les articulations des doigts, > par l'exercice. Raideur douloureuse dans l'articulation du pouce g. après avoir tenu un livre.
23. Membres inférieurs
Douleur sourde dans l'articulation de la hanche, localisée à la tête du fémur ; aussi sous la rotule g. Accrochage dans l'articulation de la hanche d., > après avoir marché quelque temps. Douleur battante dans la hanche d. en étant assis à son bureau pour écrire, > au début du mouvement. Raideur douloureuse des deux aines après être resté assis ; l'aine g. est douloureuse, mais les cuisses semblent raides au début du mouvement. Douleur sourde dans l'articulation du genou d., < mouvement, > après mouvement prolongé. Douleur dans les jambes, commençant aux genoux et descendant dans les jambes. > après l'exercice. Douleurs très sévères dans les articulations des genoux, très profondes, > par le froid et l'exercice. Douleurs sourdes dans les deux jambes et le dos, remontant jusqu'aux épaules. Douleurs sourdes, lassantes, dans les creux poplités. Sensibilité douloureuse dans les mollets et les cuisses. Muscles de la partie antérieure de la jambe d. raides. Sensibilité et douleur dans les deux genoux, avec impression que les os vont faire saillie. En croisant les jambes elles s'engourdissaient au bout de peu de temps ; quelques jours plus tard, jambes lourdes, difficulté à monter les escaliers. Douleur vive, fulgurante, sur la face tibiale antérieure g., comme dans le périoste. Muscles de la partie antéro-externe de la jambe d. raides, < par la marche et le frottement. Douleurs vives, fulgurantes, dans le mollet g., venant et partant soudainement. Douleur sous la rotule g., > quand le pied reste immobile, < en marchant et par le mouvement. Sensation contusive dans les mollets. En se levant de la position assise, chevilles et pieds raides et engourdis, pouvait à peine se tenir debout ou marcher. Raideur et blocage de la cheville d. en descendant les escaliers. Tendon d'Achille d. douloureux en montant les escaliers. Douleur vive dans le gros orteil g. (également les deux), < mouvement, > mouvement continu. Engourdissement des deux gros orteils. Douleurs dans et autour du gros orteil d. Douleur sourde du gros orteil g., après avoir dansé. Douleur brûlante du gros orteil g., comme par acide. Picotements d'aiguille dans les deux orteils médians (d.) avec un peu de brûlure. Douleur lancinante vive dans la voûte plantaire d. Cors des pieds excessivement sensibles. Une callosité ou un cor au bord interne du pied d., présent depuis vingt ans, disparut complètement (C). Un cor se détacha du pied d. (C). Une plaque irritable apparut sur le pied d. chez un malade prenant 30 quatorze jours après la dose (C). Sueur fétide des pieds soulagée (C).
24. Généralités
Avait mauvaise mine pendant toute la pathogénésie, perdit 3 livres et demie (environ 1,6 kg) de poids (C). Se sentait comme s'il allait tomber malade, pouvait à peine se traîner (C). Douleurs sourdes dans tout le corps ; très agité, devait continuer à se déplacer. À peine capable de se déplacer ; incapable de travailler correctement. Fatigue ; faiblesse ; lassitude ; exténué, veut ôter ses vêtements et se reposer. Douleurs partout, > en plein air et en bougeant. Tout le corps paraît en feu ; avec les plus vives piqûres d'aiguille ou secousses électriques dans tout le corps ; aussi démangeaisons généralisées. Douleurs soudaines, fulgurantes, en « décharge » (C). Secousse électrique traversant le corps pendant le sommeil.
25. Peau
Psoriasis (du pénis) (C). ° Eczéma serpigineux (C). Éruption prurigineuse du visage, suintante, < par le rasage, durant des semaines, finalement guérie par Rhus (C). Petits nævi guéris (C). Peau du visage sèche (C). Érythème en plaques sur le front (C). Boutons. Papules. Démangeaisons partout la nuit. Éruption rouge prurigineuse entre les scapulas. Dermatite eczémateuse des mains causée par le Radium et les brûlures de rayons X, disparue pendant la pathogénésie. Papules rouges sur le côté de la bouche ; la poitrine ; le dos ; le cou. L'éruption de la poitrine disparaît. ° Acné. Sensation brûlante et démangeaisons partout. L'exposition aux rayons provoque une dermatite évoluant vers l'ulcération, la nécrose et l'épithélioma. Cors.
26. Sommeil
Assoupissement irrésistible et léthargie. Fatigué et somnolent toute la journée. Dort bien, se réveille fatigué, avec envie de s'étirer. Agité par les rêves, se réveille effrayé. Agité toute la nuit, ne cessait de bouger dans le lit. Rêves : d'uriner ; d'incendies ; de suicide ; alarmants ; occupés ; actifs ; avec palpitations. ° Dort régulièrement sans opiacé (dans un cas de cancer) (C).
27. Fièvre
Frissonnement avec sensation bilieuse (C). Sensation de froid toute la journée ; frilosité avec claquement des dents jusqu'à midi ; > l'après-midi (pendant les règles). Frilosité interne, suivie de chaleur sans sueur, bien qu'elle transpire habituellement. Frilosité interne avec nombreuses selles. Se sentait chaude partout, devait ôter les couvertures du lit. Tout le corps paraît en feu, avec vives piqûres d'aiguille et secousses électriques. Sueur fétide des pieds soulagée (C).