Karaka
par John Henry Clarke — Dictionnaire de matière médicale pratique
Corynocarpus lævigatus. Arbre kopi (Nouvelle-Zélande). O. N. Myrsinacées (Allen le range parmi les Anacardiacées). Teinture ou trituration des graines fraîches.
Clinique
Paralysie
Caractéristiques
G. Bennett a rapporté quelques symptômes observés dans le cas d'un chef maori empoisonné par les graines de Karaka, qui contiennent une substance farineuse insipide et sont consommées en temps de disette. Mais les graines crues sont toxiques et produisent des douleurs crampiformes, du vertige et une paralysie partielle. Pour éviter cela, on les soumet à la vapeur pendant vingt-quatre heures, puis on les enterre dans le sol ou on les laisse tremper dans l'eau pendant quelques jours (Treas. of Bot.). C. F. Fischer (H. W., xxviii. 515) a expérimenté Karaka et l'a utilisé en clinique dans des cas de convulsions. Il cite, d'après les Proceedings of the New Zealand Institute, le récit suivant de son action : « Spasmes violents et convulsions du corps tout entier, bras et jambes violemment tendus et raidis en extension ; grandes bouffées de chaleur ; protrusion des yeux et de la langue ; grincement des mâchoires. » Le poison devient promptement fatal si le malade n'est pas soigné aussitôt ; et les membres restent déformés de façon permanente et rigide s'ils ne sont pas maintenus dans une position convenable jusqu'à ce que la crise soit passée. Le traitement général consiste à ligoter le malade (généralement un enfant), les membres dans la bonne position, à creuser une fosse et à l'y placer debout, enterré jusqu'au menton, avec un bâillon dans la bouche. L'auteur décrit un garçon, æt. 12, qui s'était rétabli après avoir été empoisonné, mais dont les membres n'avaient pas été convenablement immobilisés et restèrent dès lors absolument inutiles. Une jambe était recourbée derrière les reins, l'autre repliée avec le pied tourné en dehors ; un bras rejeté derrière l'épaule, l'autre un peu fléchi et étendu en avant, les muscles de tous ces membres étant d'une rigidité inflexible. Il ne pouvait ni se mouvoir lui-même ni même chasser les mouches.
2. Tête
Vertige.
3. Yeux
Protrusion des yeux.
4. Oreilles
Surdité (peu après).
6. Visage
Grincement des mâchoires.
8. Bouche
Protrusion de la langue.
24. Généralités
Spasme avec douleurs. Douleur violente durant une semaine (peu après). Paralysie partielle. Anesthésie thermique ; quand on lui appliquait de l'eau chaude, il n'en ressentait aucune chaleur. Spasmes violents et convulsions du corps tout entier, bras et jambes violemment tendus et raidis en extension. Déformation rigide permanente.