Gallicum Acidum
par John Henry Clarke — Dictionnaire de matière médicale pratique
Acide gallique. C 7 H 6 O 5. Trituration.
Clinique
Asthme / Constipation / Débilité / Délire / Hémorragies / Phtisie / Urticaire
Caractéristiques
L'acide gallique est l’astringent bien connu, dérivé de l’acide tannique, obtenu à partir des galles ou noix de galle du chêne. Il est employé dans la pratique de l’ancienne école comme application locale pour arrêter les hémorragies. On rapporte un cas (H. W., xxviii. 502) dans lequel l’application d’une pommade renfermant de l’acide gallique, ou l’introduction d’un suppositoire de tannin pour des hémorroïdes, provoqua une attaque ressemblant à l’asthme des foins, avec une éruption d’urticaire. L’expérience se répéta plusieurs fois avant qu’on n’en découvre la cause. Cela suffit à montrer que Gall. ac. est véritablement homœopathique aux affections pulmonaires, dans lesquelles il a été largement employé par l’ancienne école aussi bien que par la nouvelle. Dans l’hémorragie pulmonaire, ainsi que dans l’expectoration excessive et les sueurs nocturnes de la phtisie, on l’a trouvé d’un service particulier. Marcy, de New York, a rapporté le cas d’une jeune femme qui présentait une cavité dans le poumon gauche, avec expectoration purulente copieuse, sueurs nocturnes, fièvre du soir, pouls à 130. Sous l’usage prolongé de Gall. ac. 1x, elle recouvra son état de santé ordinaire, sauf que le poumon gauche demeura mat et qu’elle avait un grand essoufflement au moindre effort. Son embonpoint, ses forces et son aspect général étaient comme lorsqu’elle jouissait d’une parfaite santé. Bayles dit qu’il tarit promptement les sécrétions, redonne un tonus général à l’estomac, accroît l’appétit et fait disparaître la constipation. Cette dernière action doit être un effet homœopathique. Gall. ac. est employé dans la pratique populaire pour enrayer des règles excessives. Les symptômes marquants de la pathogénésie sont : asthénie avec irritabilité. Sécheresse excessive de la bouche et de la gorge. Sensation de constriction de l’anus. Secousses brusques des membres. Démangeaisons de la peau.
Relations
Comparer : Quercus, Tannin., Bacil., Ars. iod., Phos., &c. Phos. calma la douleur dans le poumon droit.
1. Esprit
Délire violent la nuit ; très agité ; saute hors du lit ; transpire abondamment ; a peur d’être seul ; insiste pour être surveillé continuellement ; est extrêmement grossier et injurie tout le monde, même ses meilleurs amis ; jaloux de sa garde-malade et maudit tous ceux qui lui parlent (malade prenant des doses massives pour un anévrisme).
3. Yeux
Photophobie et démangeaison brûlante des paupières.
5. Nez
Écoulement épais et filant. Saignement de nez.
8, 9. Bouche et gorge. . Gencives douloureuses du côté g. autour d’une dent cariée. Sécheresse de la bouche, de l’isthme du gosier et de la gorge ; avec mauvais goût pendant le sommeil profond et les rêves nocturnes. Âpreté accrue et sécrétion accrue de glaires dans la gorge.
11, 12. Estomac et abdomen. . Appétit diminué ; avec goût astringent dans la bouche à midi. Légères nausées. Selle plus tardive qu’à l’ordinaire, laissant dans les intestins une sensation de cuisson, de douleur, de défaillance, de malaise, de faim et de rongement, s’étendant à l’estomac, avec nausées durant la plus grande partie de l’après-midi. Sensation de rongement, de défaillance et de malaise dans les intestins, s’étendant vers le haut jusqu’à l’estomac, avec dans les mêmes parties une sensation astringente.
13. Selles et anus
Sensation de constriction de l’anus, exigeant un effort plus grand pour l’expulsion à la selle, qui finit par venir en masse comme si elle s’y était accumulée. Selle retardée. Cuisson, surtout dans le rectum.
14. Organes de l'appareil urinaire
Urines augmentées. Un peu de sédiment rouge. (Asthme des foins.)
17, 18. Organes de la respiration et poitrine. . Douleur dans le poumon d., diminuée en étant couché à 9 h du soir, moins sévère le matin ; < par la toux, le bâillement et l’inspiration profonde. (Cavité à l’apex g. ; expectoration purulente.). Quelques douleurs sourdes dans la partie moyenne et supérieure des poumons, davantage à g., s’étendant aux muscles de la nuque et de l’épaule d., puis le long de la partie supérieure de la colonne vertébrale, < en bougeant et en tournant la tête, le matin.
21. Membres
Secousses brusques des membres.
25. Peau
Démangeaisons en diverses parties. Urticaire.